Génocide arménien: le débat a commencé au Sénat
Bakou, 23 janvier (AZERTAC). Se référant à l’AFP, AZERTAC informe que les sénateurs ont entamé lundi peu après 15H00 l'examen de la proposition de loi sur la négation du génocide arménien, alors que plusieurs centaines de personnes étaient réunies à proximité du palais du Luxembourg à l'appel d'associations franco-arméniennes et franco-turques.
Le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, a pris la parole pour défendre le texte UMP devant un hémicycle désert, avec seulement une quarantaine de sénateurs présents, sur 348 sièges.
Les bancs du parti présidentiel étaient particulièrement vides. On pouvait y noter la présence notamment de l'ancien président du Sénat Gérard Larcher, président du groupe d'amitié France-Turquie opposé au texte, ainsi que du président de groupe, le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, et des anciens ministres Roger Karoutchi et Chantal Jouanno, tous trois favorables à la proposition de loi.
Dans les escaliers des tribunes bondées, des gendarmes, dont la présence est rarissime pour des débats, filtraient les entrées aux côtés des agents du Sénat.
Plus d'une trentaine de médias étrangers, dont de nombreux turcs, se sont en outre fait accréditer pour assister à ce débat.
Si le Sénat vote le texte conforme (sans modification) à celui de l'Assemblée, le texte sera définitivement adopté par le Parlement.
Le vote final ne devrait pas intervenir avant le début de soirée, les sénateurs opposés au texte devant défendre trois motions de procédure et quelques amendements pour faire entendre leur point de vue.