OMS : Le nombre de décès imputables à l’hépatite virale est en augmentation
Bakou, 6 août, AZERTAC
Le Rapport mondial 2024 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) montre que l’hépatite virale demeure un problème majeur de santé publique. Malgré les progrès réalisés dans la prévention, le diagnostic et le traitement, le nombre de décès continue d’augmenter. En 2022, environ 1,3 million de personnes sont décédées des suites de l’hépatite virale, ce qui en fait la deuxième cause de décès par maladie infectieuse après la tuberculose. La majorité des décès (83 %) est liée à l’hépatite B, tandis que 17 % sont dus à l’hépatite C.
Selon les estimations de l’OMS, 254 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique et 50 millions avec une hépatite C en 2022. Les adultes âgés de 30 à 54 ans sont les plus touchés et les hommes représentent 58 % des cas. Le nombre de nouvelles infections a légèrement diminué, passant de 2,5 millions en 2019 à 2,2 millions en 2022, grâce à la vaccination, à l’amélioration de la sécurité des injections et à l’élargissement des traitements contre l’hépatite C.
Malgré ces avancées, le dépistage et le traitement restent insuffisants. Seulement 13 % des personnes atteintes d’hépatite B ont été diagnostiquées et 3 % bénéficient d’un traitement. Pour l’hépatite C, 36 % des personnes infectées connaissent leur statut et 20 % reçoivent un traitement. Ces résultats restent très éloignés de l’objectif fixé par l’OMS, qui vise à traiter 80 % des personnes atteintes d’hépatite chronique d’ici 2030.
La charge de la maladie est particulièrement élevée dans la Région africaine, où la couverture vaccinale à la naissance reste faible, ainsi que dans la Région du Pacifique occidental, qui enregistre le plus grand nombre de décès liés à l’hépatite B. En outre, dix pays, dont la Chine, l’Inde, le Nigéria et le Pakistan, concentrent près des deux tiers de la charge mondiale des hépatites B et C.
Le rapport souligne également que, malgré l’existence de médicaments génériques peu coûteux, de nombreux pays continuent de payer des prix élevés et n’offrent pas un accès gratuit aux services de dépistage et de traitement. Seuls 60 % des pays disposent de services publics gratuits ou partiellement gratuits.
Pour atteindre l’objectif d’élimination de l’hépatite d’ici 2030, l’OMS recommande d’améliorer l’accès au dépistage, d’élargir la couverture des traitements, de renforcer la vaccination et les actions de prévention, de réduire le coût des médicaments, de mobiliser davantage de financements et d’impliquer les communautés dans la lutte contre cette maladie.