POLITIQUE


Ali Hassanov : Le lancement d’une nouvelle campagne anti-azerbaïdjanaise au sein de l’APCE n'est pas surprenant et aléatoire

Bakou, 28 avril, AZERTAC

Les milieux agissant de façon cohérente et délibérée contre l'Azerbaïdjan en Occident, les organisations et les médias placés sous leur autorité, deviennent plus actifs à la veille des événements importants se déroulant dans notre pays, essayent de dénigrer à tout prix l’Azerbaïdjan et ces évènements.

C’est ce qu’a déclaré Ali Hassanov, assistant du président azerbaïdjanais pour les affaires publiques et politiques, en s’exprimant sur son compte au sujet du «rapport» de l’APCE sur l’Azerbaïdjan.

«Il est évident que depuis début 2018, l’Azerbaïdjan a hébergé de nombreux évènements internationaux, des changements significatifs ont eu lieu dans la vie du pays. Les élections présidentielles du 11 avril ont été qualifiées, par la grande majorité des experts, de référendum de confiance en Ilham Aliyev. Les mesures prises en matière de formation du nouveau gouvernement après la présidentielle ont été accueillies assez positivement par le public.

Nous célébrons le 100e anniversaire de l’établissement de la première démocratie musulmane, une campagne a été lancée sur des plateformes internationales pour l’évaluation juridique et politique du centenaire du génocide commis contre les Azerbaïdjanais. Les travaux sur certains composants du projet du Corridor gazier Sud mis en œuvre avec le leadership de l’Azerbaïdjan sont sur le point de s’achever et dans peu de temps, nous célébrerons l’inauguration de TANAP. D’importantes décisions ont été prises pour la réalisation des projets de transports d’une importance géostratégique et les travaux dans ce sens vont bon train. Et ces jours-ci, ceux qui suivent les courses de Formule 1 ne cachent pas leur surprise de la magnificence de Bakou moderne.

Voilà, ces évènements ont eu lieu au cours des quatre mois de 2018. Il y a encore des événements qui attireront l’attention de la communauté internationale par leur somptuosité.

Mais que se passe-t-il en Arménie ? La révolte du peuple après les élections présidentielles qui se sont déroulées dans ce pays simultanément avec l’Azerbaïdjan ne baisse toujours pas. Bien que le peuple arménien ait éliminé Serge Sarkissian, qui l’a exploité, isolé de la communauté internationale, de la vie politique et économique de la région, s’est approprié toutes ses ressources matérielles depuis de nombreuses années, il ne se calme pas. Nous comprenons la déception d’aujourd’hui de ceux qui avaient félicité hier Sarkissian pour son «élection» au poste de premier ministre et avaient souhaité de la prospérité à l’Arménie.

Évidemment, c'est juste cette situation, d’un côté la réalité de l’Azerbaïdjan puissant qui poursuit avec succès son développement et, de l’autre, l’Arménie qui est en pleine tourmente politique et n’a aucun espoir pour demain, dérangent sérieusement les milieux anti-azerbaïdjanais étrangers.

Le lancement d’une nouvelle campagne au sein de l’APCE sur la base des jugements subjectifs de certains ONG et médias occidentaux menant une activité anti-azerbaïdjanaise, prouvée à plusieurs reprises, à un tel moment n’est pas surprenant et aléatoire. Nous savons ce que veulent l’OCCRP – un consortium de journalistes d’investigation sur le crime organisé et la corruption en Europe de l’Est, et les forces qui le soutiennent, ayant acheté des pages dans certaines publications transnationales occidentales afin de publier ses «investigations».

Ils ne veulent pas reconnaître la politique indépendante d’un petit Etat qui a son mot à dire à l’échelle mondiale et qui est perceptible sur une carte politique à grande échelle. Le fait que l’Azerbaïdjan, ancienne étoile soviétique, est le propriétaire de ses richesses nationales, devient puissant et un acteur incontournable ne satisfait pas ces milieux. Il n’est pas déjà possible de créer, à l’aide de la cinquième colonne, des troubles, un désordre, de mettre l’Azerbaïdjan face à ses engagements, de le contraindre à faire un compromis.

L’Azerbaïdjan ne rejoint aucune campagne, ni sanction de l’Occident envers les pays voisins, ne permet non plus l’utilisation de son territoire comme une place d’armes contre tout autre pays. L’Azerbaïdjan n’avait même pas accepté les initiatives d’exportation de la «vague de la démocratie» des années 1990 vers le Sud et l'Asie centrale à travers lui, ne participe pas dans les projets comme le Grand Moyen-Orient, le nouveau croissant chiite, ni à aucun accord contre les peuples russe, turc et iranien. Cependant, il y a eu suffisamment de promotions, d'incitations et de pressions pour le faire et elles continuent.

L’Azerbaïdjan a déterminé et pratique indépendamment et conformément à ses intérêts sa politique étrangère, exprime la position de son peuple depuis les tribunes des organisations internationales. Bref, un pays qui compte actuellement moins de 10 millions d’habitants résiste devant les pressions des milieux puissants du monde, suit son chemin et s’est fait une grande réputation et a gagné le respect comme un partenaire fiable, un allié de confiance dans l’arène internationale.

L’utilisation du pouvoir de la diaspora et des groupes d'intérêt à l'étranger occupe une place importante dans la politique de tout pays. Le lobbying est une activité que la politique occidentale a fait reconnaître au monde. Cette activité est réglementée par la loi dans de nombreux pays occidentaux, y compris les Etats-Unis. Ces derniers dépensent chaque année plus de 200 milliards de dollars pour ces buts à l’étranger. L’Union européenne verse des centaines de millions d'euros pour les projets dans les domaines politique, éducatif, des ONG, y compris le Programme du Partenariat orientale.

L'Azerbaïdjan suit le même chemin, a recours à la puissance des entreprises et des institutions ayant des intérêts économiques dans notre pays, de celle des Etats qui se bénéficient de la politique des corridors d’énergie et de transport, cherche à travailler avec des différents politiciens, organisations médiatiques, ONG et fractions parlementaires. Le pays réalise, à l’intermédiaire de la Fondation Heydar Aliyev et AIDA, des projets importants, accueille des événements internationaux pour l'image du pays. L'Azerbaïdjan ne devrait-il pas travailler avec des organisations internationales ? Les visiteurs doivent-ils quitter le pays sans rien manger ? Quelle est la faute de présenter des souvenirs qui sont le symbole de notre pays ? Qu’y a-t-il de mauvais si on leur offre des symboles du pays en souvenir ?

La direction de Carnegie Corporation, qui joue un rôle particulier dans le financement des organisations telles que People in Need, ainsi que Freedom House, Amnesty International et Human Rights Watch, est composée de représentants de la diaspora arménienne. John Kerry, qui a fait de son bureau un siège pour les campagnes anti-azerbaïdjanaises alors qu’il était Secrétaire d’Etat, travaille actuellement comme expert chez Carnegie Corporation. Pourquoi est-ce que l’Ouest doit donner le feu vert à l’activité du lobby arménien, stimuler franchement ses actions anti-azerbaïdjanaises, mais ne doit pas reconnaître le droit de l'Etat azerbaïdjanais à se défendre ?

Les spectateurs actifs du scénario politique rappellent évidemment lorsque l'Azerbaïdjan a obtenu son indépendance, différents milieux affairistes, hommes d'affaires et politiciens essayaient de coopérer avec notre pays et présentaient leurs propositions pour le promouvoir sur la scène internationale. Dans la plupart des cas, les propositions étaient basée sur la tentative de s’approprier une part des richesses nationales de l'Azerbaïdjan. Avons-nous dû offrir les richesses nationales azerbaïdjanaises aux « bandits », qui se rendaient dans un pays post-soviétique nouvellement « conquis », et travailler pour eux ?

Qu’y a-t-il de mal en cela si l'Azerbaïdjan utilise des groupes politiques et économiques actifs et des personnes influentes de bon sens pour défendre ses intérêts sur la scène internationale ? Qu'est-ce que le lobby formé a fait pour l'Azerbaïdjan ? Seule l’énumération des documents adoptés jusqu’à présent par les différentes institutions de l'Europe concernant le conflit du Haut-Karabagh nous prendraient assez d’espace et de temps. La diplomatie azerbaïdjanaise et la diaspora ont déployé un énorme effort dans cette réussite. Comment est-ce que nous avons si vite oublié le traumatisme que la délégation arménienne à l'APCE et le ministère arménien des Affaires étrangères avaient vécu pendant longtemps suite à la première adoption de ce genre de documents ?

Ceux qui ont été choqués par le scandaleux « projet Strasser » en 2013 se préparent de nouveau, après le « rapport de corruption » à l'APCE, à la vengeance et à la revanche sur la question des « prisonniers politiques ». C'est un nouveau jeu rusé contre l'Azerbaïdjan, contre ses intérêts nationaux. A votre avis, un Etat ne doit-il pas défendre ses propres intérêts ?

Nous comprenons les objectifs des milieux étrangers anti-azerbaïdjanais, mais nous ne pouvons pas comprendre ceux qui viennent d'Azerbaïdjan et ceux qui soutiennent ces campagnes. Il est impossible d'expliquer logiquement la position opposée actuelle de ceux qui ont toujours accusé, en citant en exemple les activités du lobby arménien, l'Azerbaïdjan de former un lobby économique, un groupe de soutien politique.

Nous voulons entendre les opposants à l'intérieur du pays poser les questions telles que «Pourquoi est-ce que le lobby azerbaïdjanais moins nombreux dans les institutions européennes, les parlements des pays occidentaux, les organisations internationales ?», «Pourquoi une organisation, une ONG, un centre d’études ayant un impact sur l’opinion publique dans un pays occidental n'est-il pas devenu lobby azerbaïdjanais ? Il y a une réponse courte. Premièrement, la création d'un lobby nécessite beaucoup de temps et une activité intense. Il n’y a aucun doute que les récentes désignations de M. le Président accéléreront le travail. Deuxièmement, parfois, certaines personnes qui doivent soutenir la formation de diaspora et le lobbying choisissent simplement la trahison. Le diplomate qui avait un poste d'ambassadeur auprès du Conseil de l'Europe, parle aujourd’hui « avec fierté » de l'envoi de plaintes clandestin à l'APCE et à d'autres institutions européennes concernant les activités de lobbying de l'Azerbaïdjan. C'est une raison très importante - certains d’entre ceux qui devraient construire un lobby ont même pris en considération la trahison pour empêcher cette affaire ».

L’assistant du président azerbaïdjanais a déclaré que certains représentants de la diaspora qui doivent aider à former un lobby sont devenus une «opposition alimentaire» formée par l'Occident et se battent aux côtés du lobby arménien contre l'Etat d'Azerbaïdjan. Cette « opposition alimentaire » se réjouit des auditions de l'organisation pro-arménienne « People in Need » à l'APCE.

Mais aussi déplorable que cela puisse paraître, les opposants ne nous accusent pas de la faiblesse du lobby, mais plutôt de former le lobbying. Même accuser le gouvernement pour ce qui s'est passé dans un hôtel est un indicateur du populisme et de la primitivité de l’opposition radicale qui s’inspire des certains milieux. Tout d'abord, la déclaration bien connue de Pedro Agramunt était une réponse très cohérente à ces allégations. D'un autre côté, ceux qui disaient quelque temps avant «Pourquoi à l’hôtel, on demande l’acte de mariage aux couples» avancent aujourd’hui un avis tout à fait contradictoire, ce qui confirme qu'ils ne sont que des passionnés de manipulation.

Maintenant, je veux la réponse à une question simple : à quel point est-ce juste d’accuser le gouvernement si un incident désagréable s’est produit dans un hôtel, si quelqu'un a proposé quelque chose à un autre ?

Nous, à l'instar de certains pays, attendons de nos contradicteurs un bon sens et une position objective dans les questions nationales. Vous pouvez vous opposer au pouvoir, mais l'opposition à l'État et au peuple n'a jamais été respectée dans l'histoire d'aucune nation.

Apparemment, les milieux étrangers aspirent à former un mécontentement public au détriment de l’image de l'Etat azerbaïdjanais en profitant des services des opposants au pouvoir. Mais, nous pouvons dire avec confiance que comme dans le passé, cette tentative de créer un agiotage artificiel est voué à l’échec. L'Azerbaïdjan est un pays ouvert à la coopération et au partenariat, mais n'a jamais accepté et n’acceptera jamais la politique d'oppression, de chantage et de menaces. Donc, il n’y a aucun doute que la tentative de porter atteinte à la réputation internationale de l'Azerbaïdjan par ce genre de campagnes indignes échouera.

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