CULTURE


La poterie au Karabagh, région azerbaïdjanaise occupée par l’Arménie

Bakou, 11 avril, AZERTAC

La poterie, l’une des productions artisanales anciennes au Karabagh, continue à conserver jusqu’à présent toute son importance. Selon les spécialistes, ce domaine de la production artisanale date du Néolithique. Dès le Moyen Age, la fabrication de poterie au Karabagh atteint son apogée et prend une grande ampleur dans toute la région.

Les fouilles archéologiques effectuées au Karabagh montrent que déjà aux IXe-XIII ͤ siècles, la poterie avait été bien développée en tant qu’une forme d’art. Si on compare avec d’autres époques, la poterie fabriquée à cette époque-là était d’une grande qualité et cela se montrait et dans la technique de fabrication et dans les motifs ornementaux riches. Le commencement du traitement des tuyaux en poterie pour les conduites d’eau et de la fabrication des carreaux et des briques décoratives date aussi de cette époque.

Les invasions mongoles ont eu un impact négatif sur le Karabagh et sur tout l’Azerbaïdjan, sur la poterie comme sur les autres domaines artistiques. Cependant, cette stagnation dans la production de céramiques domestiques a été remplacée par l'augmentation des céramiques de construction au cours des siècles suivants. Aux XVe-XVII ͤ siècles, cet accroissement dans les travaux de construction a abouti à la croissance de la production des carreaux et des briques décoratives utilisés dans les travaux d’ornement. Le mobilier archéologique retrouvé montre qu’au Moyen Age, la production de la poterie se divise en trois grands groupes au Karabagh : la production des poteries en terre cuite, en faïence et celle des matériaux de construction. Les poteries en terre cuite comprennent les pots, les chaudrons, la cruche, le verre, le pichet de lait etc.

Dans la production de ces vaisselles on utilisait les ornements de forme « points » et « lignes ». Au Moyen Age, les poteries en faïence étaient largement utilisées au Karabagh. Parmi ces vaisselles, on peut citer des verres, des vases, des pots, des lampes à huile, etc. Les potiers du Karabagh arrivaient à les parer à l’aide de l’émail reçu du cuivre, du cobalt et du manganèse. En général, au Karabagh, on cuisait les vaisselles en deux étapes : d’abord ils les cuisaient de manière ordinaire, puis, on les enduisait d’émail. Les vaisselles enduites d’émail se cuisaient à basse température pendant 2-3 heures, puis on les brûlait à haute température pendant un jour.

Au cours des XVIe-XVIIe siècles, l’utilisation de la céramique dans la construction s’est développée dans différentes villes de l'Azerbaïdjan, y compris au Karababh. Les matériaux émaillés et les mosaïques ont été largement utilisés dans la construction des palais, des caravansérails et des bains. A la différence des autres domaines artisanaux, il y a peu d’information sur la poterie du Karabagh du XVIII ͤ siècle. Ceci s’explique, d’une part, par le fait que les fouilles archéologiques du XVIII ͤ siècle au Karabagh n’étaient pas nombreuses, et, d'autre part, par le déclin profond de ce domaine. Le déclin économique général, qui a commencé à la fin du XVIIe siècle et a couvert la période du khanat du Karabagh, a eu un impact négatif sur la poterie. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, on peut parler de la céramique domestique comme le principal domaine de production de la poterie au Karabagh. Selon les sources écrites disponibles, il est possible de conclure que dans la période de khanats, les poteries les plus utilisées dans la vie quotidienne étaient des conteneurs d'eau et des cruches.

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