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L’ONU a besoin de 51,5 milliards de dollars pour aider 230 millions de personnes en 2023

L’ONU a besoin de 51,5 milliards de dollars pour aider 230 millions de personnes en 2023

Bakou, 2 décembre, AZERTAC

Un montant record de 51,5 milliards de dollars est nécessaire pour aider 230 millions des personnes les plus vulnérables dans le monde dans près de 70 pays l'année prochaine, a annoncé jeudi l'Organisation des Nations Unies.

Les besoins sont « étonnamment élevés », a déclaré le plus haut responsable des secours d'urgence de l'ONU, Martin Griffiths, avertissant qu'il était très probable que les urgences de cette année se poursuivraient en 2023.

« Les besoins augmentent parce que nous avons été frappés par la guerre en Ukraine, par la COVID-19, par le climat », a-t-il déclaré. « Je crains que 2023 ne connaisse une accélération de toutes ces tendances, et c'est pourquoi nous espérons que 2023 sera une année de solidarité, tout comme 2022 a été une année de souffrance ».

S'exprimant à Genève lors de la présentation du rapport Global Humanitarian Overview 2023 (Aperçu humanitaire mondial 2023), M. Griffiths a décrit l'appel de fonds comme une « bouée de sauvetage » pour les personnes au bord du gouffre. Il a expliqué que de nombreux pays avaient été frappés par des sécheresses et des inondations meurtrières, du Pakistan à la Corne de l'Afrique. De plus, la guerre en Ukraine a « transformé une partie de l'Europe en champ de bataille ».

« Plus de 100 millions de personnes sont désormais déplacées dans le monde. Et tout cela en plus des ravages causés par la pandémie chez les plus pauvres dans le monde », a-t-il ajouté. Si les perspectives humanitaires pour 2023 sont si sombres, c'est en grande partie parce que les demandes de secours sont déjà si élevées. En 2023, 45 millions de personnes dans 37 pays risquent la famine, selon l’Aperçu humanitaire mondial.

Les communautés vulnérables sont également confrontées à des pressions dans plusieurs domaines, notamment la santé, alors que les prestataires de soins médicaux continuent de lutter pour se rétablir après la COVID-19, et tandis que le mpox (nouveau nom de la variole du singe) et d'autres maladies à transmission vectorielle se poursuivent, ainsi que des épidémies d'Ebola et de choléra.

« En 2023, je pense que la communauté humanitaire doit être beaucoup plus organisée et en effet plus explicite sur la manière d'être plus transparent sur les promesses dans le domaine du climat, d'être plus rapide dans la décision d’octroyer et d'obtenir l'argent promis aux personnes à qui il est destiné », a-t-il dit.

M. Griffiths a déclaré qu'il s'attendait à ce qu'il soit « très difficile » d'atteindre le montant total demandé aux donateurs nationaux et privés, dont la générosité n'a pas été en mesure de répondre aux demandes croissantes.

L'appel humanitaire mondial de cette année dirigé par l'ONU n'est financé qu'à 47% - une forte baisse par rapport aux années précédentes où les niveaux de financement atteignaient 60 à 65%, a-t-il expliqué.

 

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