SOCIETE


L’UNEP : Les cinq facteurs principaux qui alimentent la crise de la nature

L’UNEP : Les cinq facteurs principaux qui alimentent la crise de la nature

Bakou, 9 décembre, AZERTAC

Cette semaine, les dirigeants du monde entier se réunissent à Montréal pour conclure un accord mondial visant à stopper et à inverser la perte de la nature, selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP).

La conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP15) intervient à un moment où la toile de la vie sur Terre s'effiloche. L'activité humaine entraîne un million d'espèces végétales et animales vers l'extinction, alors que plus de la moitié du PIB mondial dépend de la nature.

Le principal facteur de perte de biodiversité est la façon dont l'humanité utilise les sols et la mer. Cela inclut la conversion de couvertures terrestres telles que les forêts, les zones humides et d'autres habitats naturels à des fins agricoles et urbaines. Depuis 1990, environ 420 millions d'hectares de forêts ont été perdus en raison du changement d'utilisation des terres. L'expansion agricole reste le principal moteur de la déforestation, de la dégradation des forêts et de la perte de biodiversité forestière.

Les systèmes alimentaires mondiaux sont les principaux moteurs de la perte de biodiversité, l'agriculture étant à elle seule la menace identifiée pour plus de 85 % des 28 000 espèces menacées d'extinction. La récolte de matériaux tels que les minéraux du fond des océans et la construction de villes ont également des conséquences négatives sur l'environnement naturel et la biodiversité.

Les écosystèmes tels que les forêts, les tourbières et les zones humides représentent des réserves de carbone importantes au niveau mondial. Leur conservation, leur restauration et leur durabilité sont essentielles pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. En travaillant avec la nature, il est possible de réduire les émissions de 11,7 gigatonnes d'équivalent dioxyde de carbone par an d'ici à 2030, soit plus de 40 % de ce qui est nécessaire pour limiter le réchauffement de la planète.

La pollution, notamment celle provenant des produits chimiques et des déchets, est un facteur majeur de modification de la biodiversité et des écosystèmes, avec des effets directs particulièrement dévastateurs sur les habitats d'eau douce et marins. Les populations de plantes et d'insectes diminuent en raison de l'utilisation persistante d'insecticides hautement dangereux et non sélectifs.

La réduction de la pollution de l'air et de l'eau et la gestion sûre des produits chimiques et des déchets sont essentielles pour lutter contre la crise de la nature.

L'économie mondiale, avec l'augmentation du transport de marchandises et des déplacements, a facilité l'introduction d'espèces exotiques sur de longues distances et au-delà des frontières naturelles. Les effets négatifs de ces espèces sur la biodiversité peuvent être intensifiés par les changements climatiques, la destruction des habitats et la pollution.

© Pour l’utilisation il faut se référer avec les liens hypertextes
Si le texte contient des fautes, ayez la bonté d’en sélectionner pour nous envoyer en appuyant sur les touches ctrl + enter

COORDONNÉES DE L’AUTEUR

Remplissez les cases marquées d’un astérisque (*)

Veuillez saisir les lettres affichées sur l’image
Les lettres peuvent être écrites en majuscules ou minuscules