Le Parc national de Chirvan : une riche biodiversité et un écosystème unique
Salyan, 29 octobre, AZERTAC
Nous laissons derrière nous le tumulte de la ville et prenons la direction du sud. Notre destination du jour est le Parc national de Chirvan, véritable paradis naturel de l’Azerbaïdjan, réputé pour être le royaume des gazelles.
Nous quittons la route Alat–Astara, dans son tronçon traversant le district de Salyan, pour pénétrer dans le parc. Nous laissons notre véhicule personnel à l’entrée et montons à bord d’un véhicule spécialement aménagé pour le safari. C’est ainsi que commence notre fascinante exploration au cœur des paysages semi-désertiques.
Le temps est ensoleillé et la température plutôt élevée. Après avoir parcouru une certaine distance, nous rencontrons les « habitants » emblématiques du parc. Apparues tantôt isolément, tantôt en troupeaux, les gracieuses gazelles attirent immédiatement notre attention. Certaines s’immobilisent et observent les alentours avec curiosité, tandis que d’autres s’éloignent par bonds soudains et élégants. Le temps de quelques secondes, elles se laissent immortaliser par nos appareils photo, avant de s’élancer avec agilité vers les profondeurs de la steppe.
Inscrites à la Liste rouge, ces gazelles constituent le principal trésor du Parc national de Chirvan. Les observer dans leur habitat naturel est une expérience inoubliable pour tous ceux qui aiment la nature.
Il est à rappeler que le projet « La protection, la réintroduction des gazelles et la restauration de leurs aires de répartition historiques sur le territoire de la République d’Azerbaïdjan » a été lancé en 2010. Mis en œuvre par le ministère de l’Écologie et des Ressources naturelles, ce projet bénéficie du soutien de la Fondation Heydar Aliyev, de l’Association IDEA et de la représentation du WWF en Azerbaïdjan.
La faune du parc ne se limite pas aux gazelles. Le chat des marais, l’outarde canepetière et le flamant rose, espèces rares, font également partie intégrante de cette riche biodiversité.
Nous poursuivons ensuite notre parcours sur une passerelle surélevée. Le panorama qui s’offre à nous crée une tout autre atmosphère : le vaste lac ressemble à un refuge animé pour les oiseaux. Les uns se posent sur l’eau, tandis que d’autres prennent leur envol et glissent dans le ciel, les ailes déployées. Le plan d’eau est en perpétuel mouvement et chaque regard révèle un nouveau tableau vivant.
Le parc national de Chirvan est un véritable paradis pour les ornithologues et les amateurs d’observation des oiseaux. Plus de 230 espèces y ont été recensées à ce jour. Lors des migrations et de l’hivernage, les lacs et les zones côtières accueillent des canards, des oies, des foulques et des flamants roses.
Situé dans la plaine de Kur-Araz (Koura-Araxe), aux confins des districts de Garadagh, de Salyan et de Neftchala, le parc national s’étend sur plus de 54 000 hectares. Ses paysages semi-désertiques et ses steppes arides, ses lacs de plaine, ses zones humides et la côte sableuse de la mer Caspienne lui confèrent un caractère géographique unique. Parmi les reptiles qui peuplent le territoire figurent les tortues, les lézards et les serpents, tandis que les mammifères sont représentés notamment par les loups, les chacals, les renards et les sangliers. La flore, composée d’oléastres, de kalidiums de la Caspienne et de diverses espèces d’armoises, complète cet écosystème singulier.
La principale particularité du parc réside dans le croisement, en un même lieu, de plusieurs zones naturelles : d’un côté, les eaux bleues de la mer Caspienne ; de l’autre, d’immenses plaines, des lacs bordés de roseaux et une faune et une flore d’une grande richesse.
Un voyage dans le Parc national de Chirvan ne consiste pas seulement à découvrir de nouveaux horizons. C’est aussi l’occasion de mieux comprendre la fragilité des équilibres naturels et de prendre conscience de l’importance de sauvegarder les espèces rares.