Ebola : un premier cas importé confirmé au Kenya
Bakou, 7 octobre, AZERTAC
Le Kenya a renforcé ses mesures de surveillance après la confirmation d’un premier cas de maladie à virus Ebola sur son territoire. Le patient, un ressortissant kényan vivant en République démocratique du Congo (RDC), était tombé malade dans l’est du pays avant de transiter par l’Ouganda et d’arriver à Nairobi le 3 octobre. Il a été rapidement isolé, mais est décédé dans la nuit du 5 octobre. Il a été inhumé le lendemain selon les protocoles prévus pour les victimes d’Ebola, selon l’ONU info.
Les autorités kényanes, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont identifié 28 contacts et recherchent également 23 passagers ainsi que quatre membres d’équipage du vol emprunté par le malade. Le suivi des personnes exposées, le dépistage aux principaux points d’entrée et la surveillance épidémiologique ont été renforcés.
Le Kenya est désormais le quatrième pays à avoir confirmé un cas d’Ebola lié au virus Bundibugyo, après la RDC, l’Ouganda et la France. Depuis mai, le pays avait intensifié sa préparation : plus de 652 000 voyageurs ont été dépistés, 267 échantillons suspects analysés et environ 5 000 professionnels de santé formés. L’OMS indique toutefois qu’aucune restriction aux voyages ou au commerce avec la RDC, l’Ouganda ou le Kenya n’est actuellement recommandée.
En RDC, où l’épidémie reste active notamment en Ituri et au Nord-Kivu, les conséquences humaines demeurent lourdes. Au 3 octobre, 8 544 cas confirmés avaient été recensés, dont 4 114 décès. Selon l’UNICEF, plus de 1 900 enfants ont perdu un ou leurs deux parents, ou ont été séparés de leurs proches depuis le début de l’épidémie.
Les enfants figurent parmi les populations les plus vulnérables. Au moins 2 076 enfants ont été testés positifs à Ebola et 1 162 en sont morts au 29 septembre, selon les données disponibles du ministère congolais de la Santé analysées par l’UNICEF. L’agence souligne également les risques accrus auxquels sont exposés les enfants sans tuteur, notamment en matière d’infection, d’exploitation et de violence.
Pour leur apporter une protection, l’UNICEF soutient notamment 12 crèches installées à proximité des centres de traitement d’Ebola en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Ces structures accueillent les enfants dont les parents ou tuteurs sont malades ou en cours de traitement, tout en facilitant leur surveillance médicale et leur prise en charge.
L’UNICEF estime à 150,8 millions de dollars les besoins financiers pour poursuivre ses opérations, dont 113,4 millions consacrés à la réponse en RDC. À ce jour, 40,1 millions de dollars ont été mobilisés.