La Chine et la Corée du Sud élargissent leur coopération
Bakou, 5 janvier, AZERTAC
Durant son sommet avec Xi Jinping à Pékin, le président Lee Jae Myung s'est engagé ce lundi à travailler avec la Chine pour trouver des mesures «viables» qui permettraient de favoriser la paix sur la péninsule coréenne.
Lee a souligné l'importance de cette coopération bilatérale lors de sa réunion avec son homologue chinois au palais de l'Assemblée du peuple à Pékin, alors que la Corée du Nord a provoqué un regain de tensions en lançant des missiles balistiques dimanche matin, quelques heures seulement avant le début de cette visite d'Etat.
«Nous devons travailler ensemble (avec la Chine) pour chercher des options viables pour obtenir la paix sur la péninsule coréenne, et devons faire en sorte que les deux pays puissent contribuer conjointement à la paix, ce fondement essentiel pour la prospérité et la croissance communes», a indiqué Lee au début de la rencontre.
Lee a d'entrée de jeu fixé ses attentes pour ce sommet, en disant qu'il s'agissait d'une occasion importante pour faire de 2026 la première année de la «pleine restauration» des relations entre Séoul et Pékin.
La visite de Lee a eu lieu alors que la Corée du Sud cherche à gérer de manière stable ses liens avec la Chine, une partenaire clé dans le commerce et le tourisme, ainsi que pour ses efforts visant à instaurer la paix sur la péninsule coréenne, tout en maintenant une alliance forte avec les Etats-Unis en vertu de l'approche diplomatique dite «pragmatique» du gouvernement Lee.
Les liens entre les deux pays se sont détériorés durant le mandat de l'ancien président Yoon Suk Yeol, en raison de la volonté de ce dernier de s'aligner plus étroitement avec les Etats-Unis, alors que les deux plus grandes économies mondiales se livrent à une rivalité croissante.
Lee a noté que les deux pays voisins ont maintenu des relations amicales pendant des milliers d'années et ont en commun une histoire marquée par la perte de la souveraineté et la lutte pour l'indépendance, en référence apparemment à l'expansion coloniale du Japon au début du XXe siècle.
Il a aussi dit que son administration continuerait d'élargir la coopération sur une «base d'égalité» dans les domaines qui affectent directement le quotidien des habitants des deux pays, et de renforcer la collaboration sur les questions relatives au bien-être de la population.
«Je ferai sans cesse des efforts pour faire de notre partenariat coopératif stratégique une tendance irréversible de notre époque», a-t-il déclaré, avant d'exprimer le souhait de pouvoir travailler avec Xi pour ouvrir une «nouvelle phase» dans le développement des relations bilatérales.
Lorsque Lee est arrivé au site du sommet, une salve de 21 coups de canon a été tirée sur la place Tian'anmen pour marquer sa visite, selon Cheong Wa Dae.
Lors d'un forum d'affaires Corée-Chine tenu plus tôt dans la journée, Lee a appelé à élargir la coopération bilatérale dans les domaines de l'intelligence artificielle (IA) et des produits cosmétiques et culturels pour stimuler davantage les échanges commerciaux.
La réunion intervient sur fond de liens tendus entre la Chine et le Japon sur Taïwan, tandis que Lee serait en train de prévoir un sommet avec la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, dans les semaines à venir.
Au vu de l'escalade des tensions après les exercices militaires de grande envergure menés la semaine dernière par la Chine près de Taïwan, il était attendu que Lee clarifie la position de Séoul sur cette question, que Pékin considère comme étant d'un intérêt national essentiel, mais le sujet n'a pas été évoqué.
Dans une interview accordée à la chaîne publique chinoise CCTV vendredi, Lee a réaffirmé que la Corée du Sud continuerait de respecter la «politique d'une seule Chine». (Agence Yonhap)