Les présidents Ilham Aliyev et Chavkat Mirzioïev font des déclarations à la presse MIS A JOUR 3 VIDEO
Bakou, 2 juillet, AZERTAC
Les présidents de la République d’Azerbaïdjan et de la République d’Ouzbékistan, MM. Ilham Aliyev et Chavkat Mlirzioïev, ont fait des déclarations à la presse mercredi 2 juillet.
Le président azerbaïdjanais a pris la parole en premier.
Déclaration du président Ilham Aliyev
– Cher Chavkat Miromonovitch, mon cher frère, chers invités, chers amis,
Aujourd’hui, c’est un jour important dans l’histoire des relations entre l’Ouzbékistan et l’Azerbaïdjan. La visite d’État du président ouzbek se déroule, comme il se doit, dans une atmosphère de fraternité et de compréhension mutuelle.
Aujourd’hui, dans le cadre de notre rencontre bilatérale et lors de la réunion du Conseil interétatique, nous avons abordé un large éventail de questions liées à notre coopération bilatérale et avons une fois de plus confirmé le caractère stratégique et allié de nos relations. L’année dernière à Tachkent, nous avons signé le Traité sur les relations d’alliance, qui constitue le document le plus élevé et le plus significatif dans les relations entre deux pays.
Nous sommes officiellement alliés depuis environ un an et nous l’avons démontré à travers une coopération active sur la scène internationale, un soutien mutuel, ainsi que par des projets et des plans concrets que nous mettons en œuvre dans de nombreux domaines.
Aujourd’hui, en ouvrant notre réunion, j’ai tout d’abord adressé, en mon nom personnel et au nom de l’ensemble du peuple azerbaïdjanais, mes félicitations à Chavkat Miromonovitch pour la qualification de l’équipe d’Ouzbékistan de football pour la Coupe du monde, une réussite historique. J’ai souligné que cet exploit n’était pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans la continuité des glorieuses victoires sportives que les athlètes ouzbeks remportent sur la scène internationale, notamment lors des Jeux olympiques d’été. Et bien sûr, cela résulte de la politique avisée menée par la direction et le président ouzbek en matière d’éducation de la jeunesse et de développement national.
Nous suivons avec un grand intérêt et une réelle joie le développement rapide de l’Ouzbékistan, ainsi que la mise en œuvre de réformes d’envergure dans tous les domaines. Nous nous réjouissons de voir la réputation de l’Ouzbékistan croître d’année en année sur la scène internationale, son potentiel économique se renforcer, et de nombreux enjeux de la vie sociale trouver des solutions. Tout cela est le fruit d’une politique réfléchie conduite par le président et la direction d’Ouzbékistan. Tous ces résultats se traduisent par des programmes concrets. En tant qu’amis et frères, nous en sommes sincèrement ravis.
Aujourd’hui, des rapports ont été présentés par différents ministres sur divers domaines de notre coopération. Une fois encore, nous avons confirmé notre intention d’augmenter de manière significative à la fois le volume des échanges commerciaux et celui des investissements mutuels. Le Fonds d’investissement conjoint, créé il y a quelque temps, est déjà alimenté par des projets. Il a été rapporté aujourd’hui que plus de 10 projets sont déjà à la phase de prise de décision d’investissement. Mais bien entendu, nous considérons cela uniquement comme un point de départ, car le capital autorisé de ce fonds s’élève à 500 millions de dollars. Nos projets dépassent largement ce montant, et je suis convaincu que la mise en œuvre conjointe de projets dans les domaines de l’énergie, de l’hôtellerie, de la construction, de l’agriculture et bien d’autres secteurs — des projets ayant déjà des perspectives concrètes, approuvés et assortis de contrats signés — entraînera sans aucun doute une augmentation significative des investissements mutuels. Cela reflète nos intentions communes. Cela correspond à l’esprit et à la nature des relations fraternelles entre nos deux pays. L’Ouzbékistan et l’Azerbaïdjan, en plus d’investir activement dans le développement de leurs économies respectives, commencent également à investir dans des pays amis. Pour nous, les investissements en Ouzbékistan constituent une priorité. Premièrement, parce qu’il s’agit d’un pays ami et frère. Deuxièmement, parce que, grâce aux réformes réfléchies menées par le président ouzbek, un climat d’investissement très favorable a été instauré dans le pays — un fait reconnu non seulement par nous, mais aussi par les principales institutions financières internationales et de nombreux pays. Ce n’est pas un hasard si l’Ouzbékistan est aujourd’hui considéré comme un pays très attractif pour les investissements.
Nous avons également examiné en détail le secteur des transports et de la logistique, en tenant compte des opportunités actuelles ainsi que des projets futurs, lesquels permettront de créer une infrastructure de transport plus étendue et diversifiée dans la région d’Asie centrale, avec un accès via la mer Caspienne vers l’Azerbaïdjan, puis en direction de l’Ouest. Nous sommes convenus non seulement de poursuivre la coordination de nos projets au format bilatéral afin que nos infrastructures soient prêtes à accueillir de gros volumes de fret, mais aussi de mener un dialogue régulier et des travaux de coordination des politiques de transport au format multilatéral avec nos pays voisins. En effet, le projet du Couloir médian comporte plusieurs branches qui sont soit en phase opérationnelle, soit en cours de développement ou de construction. Et bien entendu, l’infrastructure de transport azerbaïdjanaise, qui recevra au final les cargaisons issues de toutes les routes diversifiées du Couloir médian en Asie centrale, doit être préparée — je parle ici de l’infrastructure de transport de l’Azerbaïdjan — à recevoir un volume de fret sensiblement plus important.
Nous exprimons notre reconnaissance à nos amis ouzbeks pour leur assistance consultative et pour leurs investissements dans des projets liés à l’agriculture, en particulier dans les domaines de la culture du coton et de la sériciculture. L’expérience des entreprises ouzbèkes dans ce domaine est très précieuse pour nous.
Nous avons également discuté en détail de projets à grande échelle concernant le développement d’exploitations agricoles, y compris d’entreprises de transformation de produits agricoles, tant en Azerbaïdjan qu’en Ouzbékistan.
Nous sommes particulièrement reconnaissants pour l’aide apportée à la reconstruction du Karabagh. L’Ouzbékistan a été le premier pays, et le président Mirzioïev le premier dirigeant au monde, à avoir fourni immédiatement, de sa propre initiative, une aide à la restauration de la région du Karabagh. Le premier objet d’infrastructure sociale et éducative est cette école, construite par l’Ouzbékistan et inaugurée par Chavkat Miromonovitch et moi-même. Elle porte le nom du grand fils du peuple ouzbek, Mirzo Ulugbek, et aujourd’hui, des enfants retournés sur la terre de leurs ancêtres y étudient.
Le deuxième projet important sur les territoires libérés de l’occupation arménienne est une usine de confection textile située dans la ville de Khankendi. Là encore, grâce aux investissements et aux technologies de nos frères ouzbeks, une entreprise y a été créée. Plus de 200 personnes y travaillent actuellement, et ce nombre sera multiplié dans les années à venir. Il s’agit donc d’un soutien à l’infrastructure sociale, à la création de production industrielle, ainsi qu’à la garantie de l’emploi. Nous en sommes profondément reconnaissants et l’apprécions énormément.
Aujourd’hui, après l’événement de ce jour, notre travail se poursuivra. Nous inaugurerons ensemble le nouveau bâtiment de l’ambassade d’Ouzbékistan en Azerbaïdjan. Et une fois de plus, je tiens à exprimer ma reconnaissance à Chavkat Miromonovitch pour avoir pris la décision de faire construire ce bâtiment. L’histoire de ce lieu est déjà assez ancienne.
Le président Chavkat Mirzioïev : 2001
Le président Ilham Aliyev : Ce terrain avait été attribué du temps de Heydar Aliyev, au centre de la ville, dans la zone où se trouvent les ambassades des grandes puissances. Pourtant, pendant près de deux décennies — un peu moins en réalité — il est resté inutilisé. Pour être franc, nombreux étaient ceux qui convoitaient cet emplacement. On m’a souvent dit : « Voyez, l’Ouzbékistan ne construit pas son ambassade, et l’endroit est excellent, voici un projet. » Je répondais : « Retirez tous ces projets, ce terrain a été accordé par mon père à un pays frère. Lorsqu’une décision sera prise, j’en suis certain, le bâtiment sera érigé. » Dès que Chavkat Miromonovitch en a été informé et que notre coopération a pris un nouveau tournant, il a pris la décision, et aujourd’hui, un superbe édifice a vu le jour. Mais il ne s’agira pas seulement d’une parcelle ouzbèke à Bakou : aujourd’hui sera également posé la première pierre du parc « Ouzbékistan », dans l’un des quartiers centraux et les plus prometteurs de la capitale, au sein du projet moderne « Ville blanche ». En plein cœur de ce projet, un parc « Ouzbékistan » d’une superficie de près de 5 hectares sera aménagé. La présentation de ce projet a eu lieu lors de ma visite d’État de l’an dernier. Depuis, les travaux de coordination, d’attribution foncière et d’aménagement des infrastructures ont été menés à bien, et le site a été débarrassé de ses anciennes constructions. Je suis convaincu qu’un magnifique espace représentant l’Ouzbékistan verra le jour en un peu de temps au cœur de Bakou. Il deviendra un lieu apprécié tant par nos concitoyens que par les touristes étrangers. Le seul « inconvénient » — si l’on peut dire — serait qu’un touriste étranger, après avoir vu ce parc à Bakou, décide de ne plus se rendre en Ouzbékistan, ayant déjà vu l’essentiel sur place. Mais c’est une plaisanterie, bien sûr. Ce projet témoigne une fois de plus de la relation fraternelle qui nous unit. Je suis convaincu que d’autres initiatives du même type verront le jour, notamment dans le domaine des infrastructures touristiques en Ouzbékistan. Nous avons encore beaucoup de travail aujourd’hui, et nous tiendrons nos opinions publiques respectives informées.
Après notre première rencontre avec Chavkat Miromonovitch, nous avons chargé les membres de nos gouvernements de remplir leurs fonctions avec sérieux, en sachant que nous allions suivre et contrôler régulièrement leur travail — ce que nous faisons effectivement. Les visites sont régulières, nous nous rencontrons aussi fréquemment dans le cadre d’organisations internationales, de sommets et d’autres conférences, et nous nous entretenons souvent par téléphone. Ainsi, chacun sait que toutes les instructions doivent être scrupuleusement mises en œuvre.
Je tiens à renouveler mes remerciements à mon cher frère pour son accueil chaleureux envers notre pays et pour cette visite. Demain, nous serons ensemble au Karabagh. Ce ne sera pas la première visite de Chavkat Miromonovitch dans cette région, et nous continuerons à travailler ensemble, à entretenir notre amitié en tant qu'amis et frères. Encore une fois, cher Chavkat Miromonovitch, soyez le bienvenu.
X X X
Ensuite, le président ouzbek Chavkat Mirzioïev a pris la parole devant la presse.
Déclaration du président Chavkat Mirzioïev
– Cher Ilham Heydarovitch, je tiens une fois encore à exprimer ma sincère gratitude pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité qui nous ont été réservés, car dès les premières minutes, nous, moi-même et les membres de la délégation, avons ressenti cette chaleur. Nous sommes venus rendre visite à nos frères, et toute l’atmosphère d’aujourd’hui nous fait sentir comme chez nous. Le pays se développe, je constate d’immenses changements. En tant que frères, amis proches et peuples très proches, nous, en Ouzbékistan, nous nous réjouissons sincèrement des succès de l’Azerbaïdjan.
L’économie croît, les investissements augmentent, et tout cela est le fruit du travail minutieux et quotidien du président azerbaïdjanais, mon cher ami et frère Ilham Heydarovitch. Nous étudions, analysons et adoptons beaucoup ce qui a été accompli ici en Azerbaïdjan. À la suite de la visite historique d’Ilham Heydarovitch l’an dernier, nous avons signé le Traité sur les relations d’alliance. Vous savez, c’est la plus grande réussite dans le domaine de la diplomatie et de la politique. Tout ce que nous convenons ensemble, nous le mettons en œuvre.
La visite d’aujourd’hui revêt également un caractère historique. Nous inaugurons l’ambassade. Cela en dit beaucoup. Il s’agit d’un projet totalement différent. Je l’ai évoqué à plusieurs reprises, car il devait répondre aux standards de l’Azerbaïdjan. J’espère que nous inaugurerons l’ambassade aujourd’hui et qu’Ilham Heydarovitch en fera l’évaluation. Les bâtisseurs ont fait preuve d’un grand dévouement, car nous voyons à quel point Bakou et toutes les autres villes sont construites avec soin. Il a été fait mention du Karabagh. Lorsque nous avons commencé à construire l’école à Fuzouli, il fallait être à la hauteur des autres projets azerbaïdjanais. Nous voulions en faire un lieu magnifique pour les enfants. Je pense que nous y sommes parvenus, car lors de l’inauguration, j’ai vu dans les yeux des enfants leur joie. Et c’est là notre plus grande réussite commune.
Nous avons abordé tous les sujets au cours de nos entretiens — les questions internationales, régionales, bilatérales et sensibles — car, dans le monde turbulent d’aujourd’hui, nous devons nous consulter et échanger nos points de vue. Je suis heureux de dire que nous partageons des vues similaires sur des questions majeures. Nous défendrons ces positions dans toutes les plateformes nécessaires, car aujourd’hui, il faut s’unir pour résoudre les défis auxquels les peuples d’Azerbaïdjan et d’Ouzbékistan sont confrontés.
Nous avons discuté en détail de chaque domaine, y compris l’énergie, les transports, l’industrie minière. Nous avons également parlé d’échanges culturels et éducatifs. Vous savez, je suis très satisfait. J’ai également dit à Ilham Heydarovitch que, lors de nos conversations téléphoniques et de nos rencontres en marge des plateformes internationales, quel que soit le contexte, nous parlons toujours des tâches bilatérales.
Aujourd’hui, je tiens à dire avec satisfaction que nous obtenons des résultats concrets. Tous nos accords sont mis en œuvre. Nous nous sommes fixé un objectif ambitieux. Notre portefeuille est déjà bien fourni. Notre fonds est opérationnel et de nombreux projets sont en voie de réalisation. Il y a des résultats tangibles. Nous avons ainsi réglé toutes ces questions.
Je souhaite dire aux journalistes présents que nous avons un programme très ambitieux pour l’avenir. Je suis une fois encore reconnaissant à Ilham Heydarovitch pour son soutien à nos entrepreneurs présents en Azerbaïdjan. Tous nos projets conjoints dans ce pays bénéficient de son appui. Vous savez, il y a un véritable soutien mutuel entre nos deux pays. Aujourd’hui, je suis heureux d’annoncer qu’un concours de « Bakhshi » a eu lieu à Khiva le mois dernier, et qu’un ensemble d’Azerbaïdjan a remporté le Grand Prix. Cela montre également que nous avançons ensemble.
Je remercie chaleureusement Ilham Heydarovitch pour son attention portée à notre équipe de football. Ce n’est pas un hasard, car Ilham Heydarovitch et moi parlons beaucoup de sport, et je tiens à féliciter une fois encore l’équipe d’Azerbaïdjan de mini-football, devenue championne du monde. Je la félicite. Nous nous réjouissons des succès du football azerbaïdjanais, et nous avons décidé ensemble de nous adresser à la FIFA pour que l’Azerbaïdjan et l’Ouzbékistan puissent coorganiser la Coupe du monde dans cette discipline. Je pense que ce sera une réussite commune pour notre jeunesse.
Je tiens une fois encore à dire que je suis très satisfait de nos négociations, de nos accomplissements, et de nos solutions prometteuses sur toutes les questions liées à notre travail commun.
Je suis à nouveau reconnaissant à mon cher frère Ilham Heydarovitch pour notre coopération fructueuse, amicale et mutuellement bénéfique. Ilham Heydarovitch nous traite avec une considération particulière. Nous lui en sommes profondément reconnaissants. L’Ouzbékistan et son président vous témoignent la même attention. C’est pourquoi nous avons de bons résultats, et je suis certain que de belles perspectives s’ouvrent à nous pour l’avenir.
Merci beaucoup.