Mbarka Bouaida: Guelmim vise à enrichir l'importance du festival du chameau dans le paysage culturel régional et international VIDEO
Guelmim, 26 juillet, Chouaib Brhadda, AZERTAC
La 12e édition de la Semaine du Chameau se poursuit à Guelmim, au sud du Maroc, sous le thème « Profondeur africaine et expressions culturelles partagées : Kanka comme modèle ». À cette occasion, le correspondant de l’agence AZERTAC au Maroc a rencontré la Présidente du conseil régional de Guelmim-Oued Noun Mbarka Bouaida et a réalisé l'interview suivante :
Quelle est l'importance culturelle et économique de la semaine du dromadaire pour la région de Guelmim ?
La semaine du dromadaire est très importante pour la région, pour plusieurs raisons.
D'abord, il s'agit de fêter la relation que nous avons directement dans la région de Guelmim-Oued Noun avec le dromadaire, la culture du dromadaire.
Bien sûr, c'est un moment culturel très important.
C'est très attendu aussi par la population, de par la dynamique culturelle, économique, sociale que cet événement crée, non seulement dans la province de Guilmim, mais au niveau de l'ensemble de la région.
Comment la région de Guelmim-Oued Noun est-elle liée à l'Afrique subsaharienne et au Sahel ?
suivi de très près, et nous en sommes fiers, l'évolution de ce festival, qui est plutôt une évolution positive, donc on est à la 12e édition, et qui a aussi, je pense, l'ambition d'aller encore plus loin, à la fois pour faire connaître la profondeur africaine, de la région puisque la région dispose d'abord d'atouts naturels mais aussi culturels, d'une histoire très très riche, d'un rôle aussi très important que la région a toujours joué dans les relations entre le Maroc et les pays de l'Afrique subsaharienne et les pays du Sahel.Les relations humaines, familiales même, qui dépassent les frontières.
Quel rôle joue le nouveau modèle de développement initié en 2016 dans le développement des provinces du Sud du Maroc ?
Je pense que pour nous aussi, c'est un moment de nous faire connaître, de faire connaître la région, de faire connaître aussi le développement que connaissent les provinces du Sud au Maroc, grâce au nouveau modèle de développement qu'a voulu Sa Majesté depuis en février 2016 et qui aujourd'hui envoie le résultat de cette vision royale.
Bien entendu, nous nous devons d'accompagner ce festival qui est le plus important de la région.
Nous aspirons à beaucoup plus d'ouverture sur le monde extérieur, aller chercher des points communs avec d'autres cultures.
Quelles sont les ambitions futures pour le festival du dromadaire lors de sa 12e édition ?
Tout à l'heure, j'ai parlé de l'Afrique subsaharienne et le Sahel parce qu'effectivement, c'est l'étendue naturelle et c'est le voisinage directe de notre région et puis c'est aussi toute l'histoire que nous avons aujourd'hui, mais aussi aller chercher des points communs avec d'autres cultures, le Moyen-Orient, les pays du Caucase et d'autres pays où on trouve à chaque fois des liens qui sont complètement oubliés, mais je pense que c'est aussi le moment, c'est l'occasion de les faire revivre et plus que ça de les fructifier.