Le tribunal examine des documents liés à de nombreux crimes commis contre les Azerbaïdjanais entre 1988 et 1990 VIDEO
Bakou, 15 septembre, AZERTAC
Le procès des citoyens de la République d'Arménie, à savoir Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, Davit Ichkhanian, David Babayan, Levon Mnatsakanian et d'autres, accusés de crimes contre la paix et l'humanité, de crimes de guerre, y compris la préparation et la réalisation d'une guerre d'agression, de génocide, de violations des lois et coutumes de la guerre, ainsi que d'actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de prise et de maintien du pouvoir par la force, et de nombreux autres crimes, s’est poursuivi le 15 septembre.
Lors de l’audience tenue au Tribunal militaire de Bakou dans le Complexe judiciaire de Bakou, présidée par le juge Zeynal Aghaïev et composée de Djamal Ramazanov et Anar Rzaïev (juge suppléante Gunel Samadova), des interprètes et des avocats de la défense ont été mis à la disposition des accusés.
Les personnes accusées et leurs avocats, une partie des victimes, leurs héritiers et représentants légaux, ainsi que des procureurs ont pris part à l’audience.
Tout d'abord, le juge Z. Aghaïev a informé l'accusé Gourgen Stepanian qu'il avait été désigné un nouvel avocat, et lui a demandé s'il avait une objection. Gourgen Stepanian a déclaré qu'il n'avait aucune objection à son nouvel avocat.
Le procès s'est poursuivi avec l'examen des documents. Il a été précisé que les documents seraient étudiés épisode par épisode.
L'un des documents présentés concernait les émeutes de masse de 1988-1991 dans le bourg de Kerkidjahan de la ville de Khankendi, ainsi que les témoignages de suspects et de témoins sur la destruction des maisons des habitants d’origine azerbaïdjanaise du village.
Selon un document lu, Georgi Isakovitch Sarkissian, interrogé en tant que suspect, a déclaré dans son témoignage que du 18 au 20 septembre 1988, les Arméniens avaient détruit et incendié les maisons des Azerbaïdjanais, et que ces derniers avaient été expulsés de la ville de Khankendi.
Selon le document, G. Sarkissian a affirmé que son groupe avait compris Arkas, Chahin, Razmik, les frères Balayan, le chauffeur Edik, les frères Vanik et Vatchik, Gricha et Maxime.
Toujours selon ce document, le témoin Chahverdi Safarov a déclaré dans son témoignage que des attaques contre les maisons des Azerbaïdjanais du bourg de Kerkidjahan avaient eu lieu depuis 1988, et qu'un Arménien qu'il avait connu sous le nom de Jora avait organisé ces attaques.
Selon le document lu, le témoin Alexandre Khatchatourian a déclaré dans son témoignage que, depuis février 1988, Araksi, Gourgen Kaprelian, Ratcha Beglarian et d'autres avaient commencé à créer une hostilité entre les Arméniens et les Azerbaïdjanais. Araksi a prononcé un discours dans le bourg de Kerkidjahan, appelant à l'expulsion des Azerbaïdjanais du Karabagh. Depuis février 1988, des hommes armés dirigés par Jora Sarkissian ont organisé l'expulsion des Azerbaïdjanais du Karabagh et, vêtus d'uniformes militaires, ils ont préparé, avec les personnes qui les accompagnaient, des actions contre les Azerbaïdjanais.
Selon un document, la victime Abouzarov Evez a déclaré dans son témoignage que Tapdig Rzaïev avait été tué par des Arméniens avec une arme à feu en août 1990. Le 3 juin 1991, les Arméniens ont de nouveau attaqué le village de Kerkidjahan. Ramiz Salahov, Chukur Rahimov, Atdikhan Sahilov, Osman Safarov et d'autres personnes dont il a oublié les noms ont été la cible de tirs arméniens. Au cours de ces incidents, certains habitants ont été blessés et Aghali Safarov a été tué. Le 25 septembre 1991, le village de Kerkidjahan a subi une nouvelle attaque. Aslan Husseynov a reçu une balle dans la jambe. Le 30 septembre, les Arméniens ont ouvert le feu avec des fusils automatiques, tuant Telman Hassanov, un habitant de Kerkidjahan, devant sa maison. Ils ont également blessé l'enseignante Benövché Abouzerova, ainsi qu’Afgan Tarverdiyev, Saleh Soltanov, Nureddin Salahov et d'autres. Il a personnellement vu Gadir Balassanian blesser Cheker Salahova. Le 28 décembre, les Arméniens ont attaqué Kerkidjahan de toutes parts. Le 13 janvier 1992, Ilham Aliyev a été tué par balle par les Arméniens.
Dans le cadre de l'affaire pénale concernant le meurtre de Mammadov Arif, le témoin Rustemov Mushfig a déclaré dans son témoignage que le 16 mai 1991, des agents du Département de police de la région de Khodjavend avaient mené des opérations pour arrêter des personnes soupçonnées d'avoir fabriqué des armes à feu et d'avoir attaqué des villages azerbaïdjanais. Un suspect, Borik Suleymanian, a été arrêté. Au moment de son arrestation, 150 à 200 Arméniens ont tenté d'empêcher son transport. Alors qu'ils l'emmenaient au poste de police, le véhicule dans lequel ils se trouvaient a été la cible de tirs en direction de la ferme d'élevage du village de Tchartaz. En conséquence, son collègue Arif Mammadov a été blessé par balle et est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital central de la région de Fuzouli.
Un autre document concernait la mort de Gouliyev Sevdayar, habitant du village de Tchoullou de la région de Djabraïl, qui a été tué par balle par des Arméniens dans une forêt du village de Dolanlar du district Hadrout.
Des documents sur la disparition de Hachimova Chövket et de Safaraliyev Djavanchir ont également été lus lors de l’audience.
Dans son témoignage, Zakir Ibrahimov, interrogé en tant que témoin, a déclaré que le 10 novembre 1989, sa sœur, Chövket Hachimova, s'était déplacée de la ville de Khodjaly vers la région d’Aghdam en bus. Ce jour-là, voulant rentrer chez elle, elle a manqué le bus et a demandé au chauffeur d'une voiture « Moskvitch » de couleur bleue, qu'elle ne connaissait pas, de la conduire jusqu'au bus. Des agents de milice nommés Maxime et Minossian Ararat, qui se trouvaient au bord de la route dans la région d'Askéran, ont forcé la « Moskvitch » à s'arrêter et ont emmené sa sœur Chövket ainsi que le chauffeur — un vétéran de guerre ayant subi une blessure à une jambe et dont il a appris plus tard le nom, Djavanchir — au poste de milice d'Askéran. Depuis, on n'a plus entendu parler d'eux. Il a également appris par la suite que la Moskvitch bleue avait été incendiée sur le territoire d'Askéran.
Le tribunal a également lu des documents concernant la découverte de lance-roquettes de type « Alazan-2M » dans une zone forestière de la région d’Askéran, l'expulsion des Azerbaïdjanais de la ville de Khankendi par des actions de propagande et d'agitation en janvier-février 1988, les tirs sur un sovkhoze dans le village de Youkhari Yaïdji du district de Chérour, le 13 juin 1991, l'attaque armée contre le village d'Imaret-Garvand de la région d'Aghdéré, le 17 juillet 1991, les tirs sur une ferme dans le village de Garadaghly de la région de Khodjavend, les 27-28 juin 1991, et d'autres faits.
Des documents et des témoignages ont également été lus concernant les meurtres de : Maarif Garibov, par des Arméniens armés à Sariqaya, sur la route Kelbedjer-Merdjimek ; Yagoub Cherifov, berger de la ferme d’élevage de moutons du kolkhoze M.F. Akhoundov dans le village de Gozlou de la région d'Aghdéré ; Gara Gassimov, habitant du village d'Oumoudlou de la région d'Aghdéré.
Des épisodes concernant les meurtres de Mahal Imanov, Vaguif Hassanov, Novrouz Imanov et Qezenfer Hassanov par des tirs d'armes à feu ont également été lus au cours de l’audience.
Le procès se poursuivra le 18 septembre.
Il convient de noter que 15 personnes d'origine arménienne sont accusées dans le cadre d'une affaire pénale portant sur de nombreux crimes commis au cours de la guerre d'agression menée par l'État arménien et de l’organisation criminelle susmentionnée. Cette guerre a été menée sous la direction et avec la participation directe des organismes étatiques arméniens, de leurs responsables, de leurs forces militaires et d’unités armées illégales. Elle s'est déroulée sous la gestion centralisée et le contrôle strict de l'Arménie, avec des ordres, directives et instructions donnés à la fois verbalement et par écrit, ainsi qu'un soutien matériel, technique et en personnel fourni par l'État arménien. L'affaire concerne également la création d’entités illégales sur le territoire de l'Azerbaïdjan dans le but d'agresser militairement le pays, en violation des normes du droit interne et international. Parmi les figures impliquées directement ou indirectement dans ces actes figurent Robert Kotcharian, Serge Sarkissian, Vazgen Manoukian, Vazgen Sarkissian, Samvel Babayan, Vitali Balassanian, Zori Balayan, Seyran Ohanyan, Archavir Karamian, Monte Melkonian et d'autres encore.
Il est à noter que 15 personnes, dont Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, Davit Ichkhanian, David Manoukian, David Babayan, Levon Mnatsakanian, Vassili Beglaryan, Erik Ghazaryan, Davit Allahverdian, Gourgen Stepanian, Levon Balayan, Madat Babayan, Garik Martirossian et Melikset Pachayan, sont inculpées en vertu des articles 100 (planification, préparation, déclenchement et conduite d'une guerre d'agression), 102 (attaque contre des personnes ou des organisations bénéficiant d'une protection internationale), 103 (génocide), 105 (extermination de la population), 106 (réduction en esclavage), 107 (déportation ou déplacement forcé de la population), 109 (persécution), 110 (disparition forcée de personnes), 112 (privation de liberté contraire au droit international), 113 (torture), 114 (mercenariat), 115 (violation des lois et coutumes de la guerre), 116 (violation du droit international humanitaire en temps de conflit armé), 118 (pillage militaire), 120 (meurtre intentionnel), 192 (entrepreneuriat illégal), 214 (terrorisme), 214-1 (financement du terrorisme), 218 (création d'une association (organisation) criminelle), 228 (acquisition, transfert, vente, stockage, transport et possession illégaux d'armes, de leurs composants, de munitions, d'explosifs et de dispositifs), 270-1 (actes menaçant la sécurité de l'aviation), 277 (assassinat d'un fonctionnaire d'État ou d'une personnalité publique), 278 (prise et maintien du pouvoir par la force, changement forcé de la structure constitutionnelle de l'État), 279 (création d’unités et groupes armés non prévus par la loi) ainsi que d'autres articles du Code pénal de la République d'Azerbaïdjan.