Une réunion consacrée aux questions agricoles se tient sous la présidence du président de la République MIS A JOUR VIDEO
Bakou, 25 mai, AZERTAC
Une réunion consacrée aux questions agricoles s’est tenue, lundi 25 mai, sous la présidence du président de la République Ilham Aliyev.
Le chef de l’Etat a pris la parole lors de la réunion.
Discours du président Ilham Aliyev
- Lors de la réunion d’aujourd’hui, nous discuterons du développement de l’agriculture. Comme vous le savez, une grande attention est constamment accordée à ce domaine. Dès mon élection pour la première fois au poste de président, l’une de mes premières initiatives en 2004 a été le programme de développement régional, dont le développement de l’agriculture constituait une composante.
Le premier programme quinquennal adopté au début de 2004 a contribué à résoudre de nombreuses questions, et nous avons constaté que ce programme devait être poursuivi. Par la suite, plusieurs programmes quinquennaux de développement régional ont été adoptés. Grâce à cela, toutes les régions ont pris un nouvel essor, l’emploi y a augmenté et de grands projets d’infrastructure ont été réalisés. Aujourd’hui, il est impossible d’imaginer le développement global de l’Azerbaïdjan sans ces projets. Dans ce cadre, les projets d’infrastructure prévus par ce programme ont joué un rôle décisif pour le développement de l’agriculture. À l’époque, en effet, l’approvisionnement en gaz faisait presque défaut dans les régions. L’approvisionnement en électricité posait de graves problèmes non seulement dans les régions, mais aussi à Bakou, où de longues coupures survenaient même. Les routes étaient en mauvais état. L’approvisionnement en eau était presque totalement épuisé. Autrement dit, ce programme a joué un rôle décisif dans la revitalisation des villages et dans l’amélioration du niveau de vie des populations qui y vivent. Depuis cette année-là, de vastes projets d’infrastructure ont été réalisés dans les régions.
Si nous excluons les terres libérées, le niveau d’approvisionnement en gaz dans le pays est aujourd’hui de 96 %. En matière d’approvisionnement en électricité, il n’existe aucun problème nulle part. Non seulement nous assurons nos propres besoins, mais nous avons également créé un important potentiel d’exportation. De nombreuses routes principales, interurbaines et rurales ont été construites. De grands barrages d’eau ont été construits, en premier lieu Takhtakörpu, Chemkirtchaï, Göytépé et d’autres. Les canaux ont été rénovés et ce processus se poursuit. En bref, le développement des régions et de l’agriculture s’est déroulé à un rythme très rapide. En conséquence, on a enregistré une forte augmentation de la production de produits agricoles dans de nombreuses directions. Je dois également préciser que plusieurs programmes d’État ont été adoptés au cours de ces années, notamment dans les domaines de la viticulture, de la culture du coton, de la nuciculture, des agrumes et d’autres secteurs, ce qui a donné une forte impulsion à ces domaines.
Les subventions revêtent une grande importance pour le développement de l’agriculture. Je dois également préciser que l’Azerbaïdjan compte parmi les rares pays qui appliquent des mécanismes de subvention à grande échelle et très diversifiés. Certes, des possibilités d’amélioration existent également à cet égard, et cela doit être fait. Il en sera également question. Diverses exonérations sont accordées, notamment sur les engrais et le carburant. Je peux dire que cela aussi n’est appliqué que dans un nombre très limité de pays dans le monde. Des recommandations méthodologiques sont données aux agriculteurs et toutes sortes de soutien leur sont apportées, y compris l’octroi de crédits à taux préférentiels. Aujourd’hui encore, de nombreux projets mis en œuvre par l’État ont, bien entendu, donné une forte impulsion au développement de l’agriculture. Par exemple, si l’on prend la culture du coton, à l’époque, dans les années 70 et 80, la production cotonnière en Azerbaïdjan augmentait d’année en année, mais ensuite, pour certaines raisons, ce secteur se dégradait en fait. De plus, la productivité était très faible, d’environ une tonne par hectare au maximum, comme on disait autrefois, 10 quintaux. La production de coton en Azerbaïdjan était tombée à 20 000 tonnes. À la suite des mesures prises et des réformes menées année après année, tant la productivité que la production ont augmenté aujourd’hui. Selon les derniers résultats, plus de 360 000 tonnes de coton avaient été produites, ce qui a constitué un très grand bénéfice pour les populations vivant dans les villages des régions spécialisées dans la culture du coton.
La sériciculture avait en fait disparu. À la suite des mesures prises et du soutien de l’État, nous avons également rétabli la sériciculture. La filière séricicole qui y est liée avait elle aussi commencé à se développer. De tels exemples sont nombreux, je ne veux donc pas perdre beaucoup de temps. Je dois simplement préciser que les tâches que nous nous étions fixées dans un grand nombre de domaines ont été accomplies.
Cependant, malgré cela, la dynamique récente de la production agricole ne me satisfait pas. Il y a quelque temps, des instructions ont été données à l’Administration présidentielle et au Gouvernement afin qu’un nouveau Programme d’État sur le développement de l’agriculture soit élaboré, adopté et qu’il soit complet et global. Il doit englober à la fois les investissements publics et les investissements qui seront attirés par le secteur privé. Le programme doit être très concret et de courte durée. Les questions que nous examinerons aujourd’hui concerneront l’adoption et la mise en œuvre de ce programme. Je suis convaincu qu’une fois ce programme mis en œuvre, nos principaux objectifs seront pleinement atteints.
Les tendances actuelles dans le monde ont également un impact négatif sur la production agricole. Les guerres, les conflits, la rupture des chaînes de transport, la crise dans le secteur de l’énergie et certaines difficultés liées au carburant ont mis de nombreux producteurs traditionnels dans une situation difficile. Compte tenu de cela, chaque pays doit naturellement réfléchir à sa sécurité alimentaire et prendre des mesures concrètes.
Le deuxième facteur important, comme cela a également été reflété dans les discussions récemment tenues à Bakou dans le cadre du Forum urbain mondial, est l’urbanisation à grande échelle, c’est-à-dire l’exode des campagnes vers les villes. Il s’agit d’une tendance négative caractéristique non seulement de notre pays, mais de tous les pays. Toutefois, certains pays ne parviennent tout simplement pas à trouver une solution à ce problème, ou ne sont pas en mesure d’élaborer une stratégie adéquate. Nous devons, quant à nous, faire en sorte que ce ne soit pas l’exode des campagnes vers les villes, mais un processus de retour des villes vers les villages qui s’amorce. À cette fin, bien entendu, les différences entre la campagne et la ville, dans tous les domaines, doivent être réduites. L’objectif du Programme de développement régional que j’ai mentionné, et des programmes — comme je l’ai dit, plusieurs programmes ont été adoptés — était précisément de créer dans les régions des conditions telles que les gens y vivent, y restent, travaillent sur la terre de leurs ancêtres, se consacrent aux activités traditionnelles, à la culture, aux récoltes, aux possibilités touristiques. Autrement dit, le secteur des services doit également y être à un niveau élevé. Je dois également préciser que, au fur et à mesure que nous avons mis en œuvre les programmes de développement régional, nous avons également mené avec succès des projets d’infrastructure sociale. Dans tous nos centres régionaux et nos villes, il existe des hôpitaux modernes, et la construction d’écoles a pris une large ampleur. Certes, il existe encore des écoles en mauvais état, mais leur nombre diminue d’année en année. Nous avons plus de 4 000 écoles, peut-être un peu moins, peut-être un peu plus. Je peux dire qu’environ 80 à 85 %, peut-être même 90 % d’entre elles ont été rénovées, et de nombreuses écoles ont été construites. C’est pourquoi, afin d’accroître l’emploi dans les régions et de rattacher davantage les gens à la terre, nous devons donner une nouvelle impulsion au développement de l’agriculture.
Je le répète encore une fois, les programmes et décisions adoptés ont entraîné un tournant majeur. Toutefois, la stagnation observée au cours des dernières années dans le développement de l’agriculture nous préoccupe naturellement, et, à cette fin, un Programme d’État a été élaboré et sera adopté. À cet égard, je souhaiterais donner quelques chiffres. Ce sera en particulier un signal et un message adressés au secteur privé. Car les institutions publiques connaissent ces chiffres. Les représentants du secteur privé doivent également jouer un rôle particulier dans la mise en œuvre du Programme d’État. Ici, la responsabilité des représentants du monde des affaires doit, bien entendu, occuper une place prioritaire. Il doit exister des conditions plus favorables à leur attachement à leur pays et à leurs investissements. Bien entendu, nous utiliserons également divers mécanismes. Nous devons recourir tant aux crédits préférentiels qu’à d’autres instruments afin d’atteindre, dans une plus grande mesure, l’objectif de voir les entrepreneurs azerbaïdjanais investir dans le développement de l’agriculture. Parallèlement, nous devons aussi informer les investisseurs étrangers et les encourager. Car aujourd’hui, nos relations internationales sont très larges. Le nombre de pays souhaitant coopérer avec l’Azerbaïdjan augmente d’année en année. Nous jouissons d’une très haute réputation à l’échelle mondiale, d’une image très positive. L’Azerbaïdjan est désormais reconnu dans le monde comme un État de puissance intermédiaire, et les entreprises de nombreux pays souhaitent coopérer avec nous dans divers domaines. Nous créons, bien entendu, les conditions nécessaires pour toutes les entreprises, y compris pour les investisseurs étrangers, dans le cadre de la loi. Cependant, en même temps, nous devons attirer les entreprises étrangères dans les domaines dont nous avons besoin. C’est pourquoi les chiffres que je vais évoquer ici constituent un message à la fois pour les investisseurs nationaux et pour les investisseurs étrangers.
Ainsi, des chiffres seront donnés concernant notre production et notre taux d’autosuffisance. La production de blé. Nous ne couvrons notre consommation en blé qu’à hauteur de 55 %, et, malheureusement, ce taux n’augmente pas. Nous stagnons tout simplement. Depuis plusieurs années, notre production de blé reste à ce niveau, alors qu’une très forte impulsion a été donnée et que de nombreux parcs agricoles ont été créés. Je dois également préciser que la création des parcs agricoles a joué un rôle très important dans le développement de l’agriculture. Malgré cela, la production de blé et son taux d’autosuffisance n’augmentent pas chez nous. La production intérieure s’élève à 1 million 573 mille tonnes, les importations à 1 million 267 mille tonnes. Voilà les importations que nous devons réduire. Naturellement, compte tenu de notre géographie, des terres cultivables et de la nécessité de cultiver d’autres produits agricoles, nous ne devons pas nous fixer pour objectif de nous approvisionner à 100 % en blé panifiable. Toutefois, en tout état de cause, 55 % est un chiffre inacceptable, et il doit absolument augmenter.
La situation est, en principe, positive pour les autres céréales : nous nous approvisionnons à 95 % et les importations sont très modestes. Les légumineuses. La production intérieure est de 23 mille tonnes et les importations constituent 15 mille tonnes. Autrement dit, notre indice d’autosuffisance est de 63 %. Pommes de terre. Nous nous approvisionnons à 91 %, et nous en importons 160 mille tonnes. Toutefois, je dois également préciser que nous en exportons 71 mille tonnes. Par conséquent, le déficit n’est pas si important ici. Il existe aussi des possibilités d’augmenter la production de pommes de terre, et nous devons éliminer complètement les importations, assurer notre autosuffisance et, en même temps, exporter dans des volumes plus importants.
Légumes, produits maraîchers, fruits, baies. Ici, la situation est positive. Nous nous approvisionnons en légumes à 107 % et nous en exportons 214 mille tonnes. La production intérieure constitue 1 million 770 mille tonnes. La production de produits maraîchers est de 460 mille tonnes, les importations sont presque inexistantes. Les exportations s’élèvent à 18 mille tonnes, soit 104 %. Fruits, baies. Taux d’approvisionnement de 140 %, production de 1 million 400 mille tonnes. Bien sûr, il existe aussi des importations. Il y a différents fruits qui sont importés, car ils ne sont pas cultivés chez nous. Mais les exportations sont également assez importantes, à hauteur d’environ 600 mille tonnes. J’ai indiqué que nous avions adopté un Programme d’État pour la culture de noisettes. Par la suite, les vergers de noisetiers se sont largement développés. Aujourd’hui, nous produisons 84 mille tonnes dans le secteur des noix et noisettes, et nous en exportons 30 mille tonnes. Autrement dit, dans ce domaine, nous nous classons au 3e ou 4e rang mondial. Production de raisin. Le coefficient d’autosuffisance est de 92 %, la production s’élève à 211 mille tonnes, les importations se chiffrent à 28 mille tonnes, et il y a également des exportations. Elles s’élèvent à 10 mille tonnes.
Viande bovine. Nous nous en approvisionnons à 84 %, 30 000 tonnes sont importées, et la production intérieure constitue 150 000 tonnes. Volaille. 82 %, 147 000 tonnes de production, 32 000 tonnes d’importations. La viande de mouton et de chèvre. 94 %, production de 88 000 tonnes, importations de 5 000 tonnes. Œufs. 2 milliards 340 millions d’œufs sont produits, il n’y a pas d’importations, il n’y en a pas besoin. Les exportations s’élèvent à 90 millions d’œufs. Poisson et produits de la pêche. Le taux d’approvisionnement est de 81 %, 23 000 tonnes sont importées, les exportations s’élèvent à 7 000 tonnes. Huiles végétales. Nous nous approvisionnons à 52 %, les importations sont de 62 000 tonnes, la production constitue 56 000 tonnes. Beurre. 62 %, la production constitue 26 000 tonnes, les importations sont de 20 000 tonnes, les exportations de 4 000 tonnes. Thé. 86 %, la production est de 11 000 tonnes, les importations sont estimées à 2 500 tonnes, les exportations constituent environ 1 000 tonnes. Sel. Nous sommes autosuffisants en sel, nous en exportons 20 000 tonnes, la production intérieure est de 80 000 tonnes. Farine. 95 %, la production intérieure est de 1 million 364 000 tonnes, les importations sont estimées à 95 000 tonnes, tandis que les exportations à 28 000 tonnes. Produits à base de pâtes. La production intérieure est de 34 000 tonnes, les importations constituent 18 000 tonnes, alors que les exportations sont de 14 000 tonnes, le taux d’approvisionnement général est de 89 %. Sucre. Nous nous approvisionnons à 102 % et nos exportations s’élèvent à 96 000 tonnes. Je cite ces chiffres, comme je l’ai indiqué, aux investisseurs, et je les invite à contribuer à la production des produits qui sont aujourd’hui importés chez nous.
Je peux dire ce qui suit concernant certaines missions : des informations ont déjà été données au sujet de la sécurité alimentaire. Ici, non seulement les guerres et les ruptures des chaînes de transport jouent un rôle, mais aussi le changement climatique. Nous observons également tous ces phénomènes. Je ne me souviens pas avoir vu de telles pluies à Bakou au mois de mai. Les personnes plus âgées que moi ne s’en souviennent probablement pas non plus. Malheureusement, cela provoque parfois des conséquences néfastes. Mais d’un autre côté, cela augmente considérablement nos ressources en eau et l’eau accumulée aujourd’hui dans les barrages nous permettra de ne pas avoir de problème d’approvisionnement en eau pour l’agriculture cette année.
La question de l’utilisation efficace des terres. L’objectif ici est de maximiser la productivité et de procéder à une analyse précise des terres, afin de déterminer sur quel territoire et sur quelle parcelle il serait plus approprié de cultiver tel ou tel produit. À cet égard, la question du zonage est bien entendu très importante. Mais je sais que, dans certains cas, au sein d’un même district, la qualité des terres peut également varier d’une parcelle à l’autre. C’est pourquoi il ne serait pas correct de dire que telle culture ne doit être cultivée que dans tel district et qu’aucune autre culture ne doit y être produite. Naturellement, pour chaque parcelle, une analyse précise, sa version électronique, diverses méthodes de précision et l’utilisation de nouvelles technologies doivent être appliquées, y compris l’intelligence artificielle, les possibilités offertes par les satellites et les recherches menées sur le terrain. Le territoire du pays n’est pas très vaste. Par conséquent, cela ne sera pas difficile à mettre en œuvre. Certains travaux ont déjà été réalisés. Toutefois, chaque parcelle de terre propice aux semis devrait, pour ainsi dire, avoir son propre passeport. Il faut déterminer quel produit permettra à l’agriculteur d’obtenir le plus grand profit, tel est le premier point. Le deuxième est que cela doit constituer la base de notre stratégie générale de développement et d’exportation agricoles. L’exportation dépend bien entendu des marchés. Il existe des marchés traditionnels et de nouveaux marchés. Par conséquent, jusqu’à quand nos produits seront-ils demandés sur les marchés traditionnels ? Cette analyse doit également être effectuée. En principe, les instructions pertinentes ont été données afin que ces questions soient également discutées avec les pays partenaires, car, par exemple, nous exportons en grandes quantités des fruits, des légumes et des produits maraîchers. Jusqu’à quand y aura-t-il de la demande pour cela sur les marchés que nous considérons comme traditionnels ? Car, aujourd’hui, de nombreux pays s’occupent de sécurité alimentaire. Certes, dans certains pays, le climat ne permet pas de cultiver divers fruits. Mais, quoi qu’il en soit, nos exportations doivent dépendre des marchés. C’est pourquoi, lors de l’octroi des subventions, ces facteurs doivent bien entendu être pris en compte : la couverture des besoins intérieurs et l’élargissement des possibilités d’exportation. Ainsi, les subventions doivent elles aussi être très souples. Peut-être même devraient-elles être réexaminées chaque année — à la fois du point de vue du district et du type de culture. Il ne saurait donc être question d’accorder une certaine subvention à telle culture, puis de maintenir ce dispositif pendant dix ans. Il s’agit d’un mécanisme qui doit être très flexible. Cela doit bien entendu être pris en considération par tous les organismes concernés.
L’approvisionnement en matériel agricole. Dans ce domaine aussi, de très grands travaux ont été réalisés. Au cours des 20 dernières années, nous avons pratiquement entièrement reconfiguré notre parc de machines. Les équipements anciens ont presque disparu, et l’État a également mis en place des conditions suffisamment acceptables pour les agriculteurs. Par ailleurs, nous produisons désormais nous-mêmes du matériel agricole et, à l’avenir, des mesures supplémentaires seront prises dans ce domaine.
L’augmentation de la production d’engrais. Grâce au fonctionnement de l’usine d’urée, nous ne nous contentons pas de couvrir nos propres besoins, mais nous fournissons également des engrais azotés à de nombreux pays. Toutefois, il ne s’agit que d’un seul type d’engrais. Nous avons besoin de plusieurs types d’engrais. C’est pourquoi des discussions sont actuellement en cours avec certaines entreprises étrangères afin de créer en Azerbaïdjan une production d’engrais composés et d’assurer un approvisionnement continu du pays en engrais. Car, dans ce domaine aussi, la situation mondiale est aujourd’hui incertaine. Certaines usines d’engrais ont été fermées, car lorsque le prix du gaz augmente fortement, la production d’engrais devient économiquement non rentable, ce qui entraîne certaines pénuries. C’est pourquoi, d’un point de vue pragmatique, nous devons comprendre que nous ne pourrons pas produire tous les types d’engrais, mais nous devons néanmoins élargir leur gamme.
Des recommandations méthodologiques, des formations pour les personnes travaillant dans l’agriculture, cela fait déjà de nombreuses années que cela se poursuit. Le processus de sensibilisation et les questions d’assurance également. Autrement dit, nous devons mettre en œuvre tout cela de manière encore plus perfectionnée.
Lorsque nous avons adopté le premier programme lié au développement de l’agriculture, la question de la création d’entrepôts frigorifiques s’était posée avec une grande urgence, car sans cela il est impossible de conserver les produits. Je peux dire que ces dernières années, en Azerbaïdjan, des entrepôts frigorifiques d’une capacité de 400 000 tonnes ont été créés. Imaginez ce qui se serait passé sans cela. Ici aussi, la grande majorité de ces infrastructures a été réalisée grâce à des crédits préférentiels à faible taux d’intérêt. Toutefois, la capacité des entrepôts frigorifiques chez nous devrait atteindre 500 000 tonnes. C’est pourquoi une infrastructure d’entrepôts frigorifiques d’une capacité supplémentaire de 100 000 tonnes doit être créée.
Approvisionnement en eau. Sans cela, le développement de l’agriculture est impossible. Ici aussi, comme je l’ai indiqué, de nombreux projets importants ont été mis en œuvre. Les barrages d’eau — ceux de Takhtakörpu et de Chemkirtchaï, qui sont les plus grands, celui de Göytépé, ainsi que d’autres. À présent, le projet de reconstruction de 10 barrages est en cours de réalisation. Après la libération du Garabagh et du Zenguezour oriental des occupants, nous avons immédiatement commencé à y restaurer les barrages d’eau, et le nombre de barrages de Köndelentchaï s’est déjà élevé à trois. Khatchyntchaï, puis Sougovouchan, Sarsang, Zaboukhtchaï ont été reconstruits. À présent, les travaux de construction des barrages d’eau de Berguchad et de Hekeri sont en cours. 25 % de nos ressources en eau se forment dans le Garabagh et le Zenguezour oriental. Leur utilisation efficace permettra d’alimenter en eau cette région ainsi que les autres régions. Car, à l’époque où les barrages de Sarsang et de Sougovouchan ont été créés à l’initiative du Leader national Heydar Aliyev, l’objectif était d’approvisionner en eau 7 à 8 districts situés hors du Garabagh. À l’époque, après l’occupation, les Arméniens avaient coupé notre eau. À présent, un canal est opérationnel. La construction de l’autre canal se poursuit et, de cette manière, 8 districts, soit environ 100 000 hectares de terres, seront alimentés en eau.
Le canal Chirvan. Nous avons commencé sa construction sous forme de canal en béton et, probablement, il sera mis en service l’année prochaine. Il permettra également d’approvisionner en eau de vastes superficies de terres. Un rapport sera présenté à ce sujet aujourd’hui.
Nous avons commencé la restauration et la reconstruction du canal Garabagh. Autrefois, ils étaient appelés canaux Haut-Chirvan et Haut- Garabagh. Mais comme il n’existait pas de canaux Bach Chirvan et Bach Garabagh, nous avons décidé de les nommer simplement canal Chirvan et canal Garabagh. Autrement dit, lorsque ces canaux seront mis en service, ils permettront d’irriguer probablement 200 000 à 300 000 hectares de terres. Toutefois, un réseau moderne doit être mis en place sur ces terres, ce qui est prévu dans le Programme d’État. Des systèmes d’irrigation modernes sont actuellement appliqués sur 130 000 hectares, grâce au soutien de l’État. L’objectif est de porter ce chiffre à 300 000 hectares. Si des systèmes d’irrigation modernes sont installés sur 300 000 hectares, on peut imaginer combien la productivité pourra augmenter.
En ce qui concerne la productivité, on observe une augmentation ces dernières années, ce que nous apprécions beaucoup. Par exemple, dans la culture des céréales, nous récoltons aujourd’hui 3,2 tonnes par hectare. Dans les années précédentes, ce chiffre était d’environ 2 tonnes, voire un peu plus. L’objectif est de l’augmenter à 5 tonnes.
La culture du coton. Comme je l’ai indiqué, chez nous, le rendement par hectare était seulement d’une tonne, mais grâce aux travaux réalisés, il s’est élevé à 3,6 tonnes. Il s’agit du résultat le plus élevé de toutes les périodes, l’époque soviétique y comprise. Toutefois, l’objectif est d’atteindre au moins 5 tonnes par hectare. Dans ce cas, sur les 100 000 hectares de coton cultivés chez nous, 500 000 tonnes de coton seront produites. Bien entendu, nous examinons également les questions liées à la transformation ultérieure de cette production : filage, puis produits finis. L’objectif doit être de ne pas exporter du coton brut, mais de produire et d’exporter des produits finis. Des travaux sont déjà en cours dans ce sens. De nouvelles usines doivent être construites et j’invite les investisseurs à y participer.
L’arboriculture intensive. Nous constatons à la fois ses résultats positifs, notamment dans les territoires libérés. Un verger a été créé à proximité du village d’Aghaly. Lors de ma récente visite à Zenguilan, j’ai été informé que des exportations étaient déjà réalisées à partir de là. Ainsi, l’arboriculture intensive, en particulier dans les régions de culture fruitière, doit constituer une priorité majeure. L’objectif est de créer des vergers intensifs sur 20 000 nouveaux hectares.
Les complexes de serres. Aujourd’hui, nous disposons de serres couvrant 1 500 hectares, et 500 hectares supplémentaires doivent être ajoutés. Bien entendu, nous comptons ici avant tout sur l’activité du secteur privé.
Nous devons atteindre un niveau d’autosuffisance de 100 % pour la viande, le lait et la volaille. Comme je l’ai indiqué, ce niveau se situe actuellement à environ 80–90 %. Je considère qu’il existe des possibilités pour atteindre 100 %, et ce programme, comme je l’ai mentionné, doit être à court terme et couvrir la période 2026–2030. Étant donné qu’environ la moitié de l’année 2026 est déjà écoulée, il ne reste que quatre ans et demi pour la mise en œuvre de ce programme. C’est pourquoi les fonds destinés au financement du programme doivent être alloués par le biais de l’État cette année.
Je charge le gouvernement de trouver les ressources nécessaires et, en coopération avec le secteur privé, les différentes institutions — bien entendu, le ministère de l’Agriculture, le Gouvernement, l’Administration présidentielle, le ministère de l’Économie et d’autres organismes — doivent travailler activement. Des estimations préliminaires ont été effectuées. Bien sûr, il est encore difficile de l’affirmer avec précision à ce stade. Toutefois, selon ces estimations, la mise en œuvre des mesures prévues par la voie de l’État nécessitera plus de 2 milliards de manats, tandis que la part du secteur privé dépassera environ 3 milliards de manats. Il s’agit d’un montant très important. En particulier, compte tenu du fait que nous devons le réaliser en seulement quatre ans et demi, nous devons commencer les travaux immédiatement après l’adoption du programme.
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Le ministre de l’Agriculture, Medjnoun Mammadov, et le président de l’Agence nationale des ressources en eau, Zaour Mikaïlov, ont également pris la parole lors de la réunion.
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La réunion s’est poursuivie par des discussions.