Déclaration de la délégation de l’Azerbaïdjan auprès de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe VIDEO
Bakou, 24 janvier, AZERTAC
La délégation de l'Azerbaïdjan auprès de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a fait une déclaration le 24 janvier.
L’AZERTAC présente la déclaration :
« La République d'Azerbaïdjan est une nation fière, indépendante, souveraine, démocratique et multiculturelle. La démocratie est notre choix conscient et nous avons réalisé d'énormes progrès dans le respect des droits de l'homme et de l'État de droit en Azerbaïdjan depuis l'obtention de notre indépendance en 1991.
L'objectif principal de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) est de fournir une plateforme de dialogue entre parlementaires de différents pays, basée sur le respect mutuel et l'égalité des droits.
Lorsque l'Azerbaïdjan a adhéré au Conseil de l'Europe en 2001, c'était avec l'espoir et l'attente sincères que cette organisation conçue pour défendre les droits de l'homme aiderait l'Azerbaïdjan à restaurer les droits de centaines de milliers d'Azerbaïdjanais violés en conséquence de l'agression militaire et l'occupation par l’Arménie d'une partie des territoires internationalement reconnus et, par conséquent, la justice serait rendue pour parvenir à une paix durable dans la région.
Pendant 19 ans, de 2001 à 2020, l’APCE n’a pas réussi à tenir l’Arménie, l’État agresseur, pour responsable de ses actions contraires aux valeurs et principes fondamentaux du Conseil de l’Europe. Cela concerne en particulier le mépris flagrant des droits humains des réfugiés et des personnes déplacées de l’Azerbaïdjan soumis au nettoyage ethnique.
Après la victoire historique de l'Azerbaïdjan sur l'agression, l'occupation et le séparatisme violent, et la restauration de son intégrité territoriale et de sa souveraineté, nous sommes confrontés à une campagne de diffamation pour dénigrer l'Azerbaïdjan et jeter une ombre sur sa réussite à rétablir la justice refusée depuis si longtemps. Pendant près de 20 ans, alors que la délégation azerbaïdjanaise soulevait les graves conséquences de l'occupation arménienne, on nous a dit que l'APCE n'était pas le format approprié pour discuter des questions liées au conflit. Mais aujourd’hui, la même APCE et les mêmes députés disent tout le contraire et ne manquent aucune occasion d’attaquer l’Azerbaïdjan. L’interprétation sélective du droit international et le traitement différent des questions relatives à l’intégrité territoriale et à la souveraineté des États démontrent la nature hypocrite des auteurs de cette proposition honteuse.
Malheureusement, l’APCE est utilisée comme plateforme pour cibler certains États membres. Les principes fondamentaux de l’APCE sont exploités par certains groupes partiaux pour promouvoir leurs intérêts. La corruption politique, la discrimination, la haine ethnique et religieuse, les doubles standards, l'arrogance et le chauvinisme sont devenus des pratiques dominantes au sein de l'APCE.
Nous considérons l’initiative visant à contester les pouvoirs de la délégation de l’Azerbaïdjan auprès de l’APCE comme faisant partie de cette campagne vicieuse. Nous la considérons comme une tentative délibérée et inacceptable d'interférer indûment avec le processus électoral en cours en Azerbaïdjan et comme un exemple frappant d'actions insidieuses visant à saper le fonctionnement des institutions démocratiques dans notre pays. Le refus proposé de ratifier les pouvoirs de notre délégation portera un coup sérieux à la crédibilité et à l'impartialité du Conseil de l'Europe dans son ensemble, et la responsabilité de ses conséquences graves et irréversibles incombera entièrement à ses initiateurs.
Personne au monde, y compris ceux qui sont assis dans cette salle, ne peut parler avec l'Azerbaïdjan le langage de la menace et du chantage. Jamais auparavant dans l’histoire de l’APCE, cette organisation ne s’est comportée de manière aussi honteuse.
Face à l'atmosphère insupportable actuelle de racisme, d'azerbaïdjanophobie et d'islamophobie au sein de l'APCE, la délégation de l'Azerbaïdjan décide de mettre fin à son engagement et à sa présence à l'APCE jusqu'à nouvel ordre. »
Après avoir fait la déclaration, la délégation a quitté les lieux.