Des victimes des provocations commises par des groupes armés arméniens illégaux témoignent devant le tribunal VIDEO
Bakou, 18 juillet, AZERTAC
Le procès des citoyens de la République d'Arménie, à savoir Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, Davit Ichkhanian, David Babayan, Levon Mnatsakanian et d'autres, accusés de crimes contre la paix et l'humanité, de crimes de guerre, y compris la préparation et la réalisation d'une guerre d'agression, de génocide, de violations des lois et coutumes de la guerre, ainsi que d'actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de prise et de maintien du pouvoir par la force, et de nombreux autres crimes, s’est poursuivi vendredi 18 juillet.
Lors de l’audience tenue au Tribunal militaire de Bakou dans le Complexe judiciaire de Bakou, présidée par le juge Zeynal Aghaïev et composée de Djamal Ramazanov et Anar Rzaïev (juge suppléante Gunel Samadova), des interprètes et des avocats de la défense ont été mis à la disposition des accusés.
Les personnes accusées et leurs avocats, une partie des victimes, leurs héritiers et représentants légaux, ainsi que des procureurs ont pris part à l’audience.
Le juge Zeynal Aghaïev a présenté les juges, les procureurs, les traducteurs ainsi que les autres participants aux victimes présentes pour la première au procès, en leur expliquant leurs droits et obligations légaux.
La victime Orkhan Nedjefov a déclaré dans son témoignage qu’il avait été blessé par des tirs d’artillerie le 19 septembre 2023, lors des opérations antiterroristes, en faisant face à une vaste provocation menée dans la direction d’Aghdam par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux. En réponse aux questions de la procureure Terané Mammadova, il a précisé que ses compagnons d’armes Issa Issaïev, Ismaïl Khanaliyev, Mikaïl Hamidli et Sakit Aslanov avaient également été blessés lors de cet incident.
La victime Barzani Ataïev a indiqué qu’en tant qu’infirmier du poste médical de la région d’Aghdéré, il avait été blessé le 19 septembre 2023 par l’explosion d’un obus tiré par l’ennemi alors qu’il évacuait des blessés. Il a précisé : « Et pourtant, le véhicule portait le symbole du croissant rouge. »
Dans son témoignage, Raguif Aliyev a déclaré qu’il avait été blessé le 20 septembre, pendant les opérations antiterroristes, lorsque les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux avaient ciblé à l’aide d’un mortier le véhicule à proximité duquel il se trouvait. Il a ajouté que plusieurs personnes avaient été blessées et qu’une personne était tombée en martyr.
En réponse à la question de l’accusé David Manoukian, la victime a déclaré : « L’objectif de l’ennemi était d’exterminer les Azerbaïdjanais, je ne connais pas d’autres intentions. »
La victime Kerem Mammadov a témoigné qu’il avait été pris en otage en Arménie le 7 mars 1990. Il a indiqué qu’il s’était rendu en véhicule de marque « UAZ » dans la zone située entre la région de Zenguilan et celle de Gafan afin de réparer une ligne de communication. Il était accompagné de ses collègues Chakir Baghirov et d’un chauffeur du réseau de communication de la région de Zenguilan, Emin, ainsi que de l’assistant du commandant, nommé lui aussi Emin.
Alors qu’ils vérifiaient les lignes de câbles et entraient dans le centre de communication du district de Gafan, la victime Kerem Mammadov et les autres Azerbaïdjanais ont été roués de coups de poing et de pied par des Arméniens rassemblés dans la cour du centre, puis pris en otage. Par la suite, des agents du département de la police de Gafan, ainsi que des militaires arméniens arrivés sur les lieux, les ont emmenés au département. Là-bas, quatre Arméniens en civil leur ont infligé des tortures, les frappant à coups de poing et de pied et leur causant diverses blessures. À la suite de ces violences, les côtes du côté droit de Kerem Mammadov ont été fracturées, tout son corps a été couvert d’ecchymoses et il a subi un traumatisme crânio-cérébral. Chakir Baghirov a subi une hémorragie intracérébrale.
Des militaires soviétiques venus de la région de Zenguilan ont pris les otages des mains des Arméniens, les ont embarqués dans un véhicule blindé de transport de troupes (BTR) et les ont ramenés à Zenguilan, mettant ainsi fin à leur captivité. Le véhicule de marque UAZ appartenant aux victimes a été accaparé en Arménie par les personnes qui les avaient pris en otage.
En réponse à une question de Vussal Aliyev, assistant principal du Procureur général, Kerem Mammadov a indiqué qu’il avait été hospitalisé pendant deux mois à la suite des blessures subies en Arménie.
Dans son témoignage, Djeyhoun Aliyev a souligné qu’il avait été blessé en 2023 à la suite de l’explosion d’un obus de mortier tiré par l’ennemi dans la direction de Djanyataq, lors des opérations antiterroristes menées par l’armée azerbaïdjanaise.
En réponse à une question du procureur Fouad Moussaïev, il a déclaré qu’à ce moment-là, ils tentaient d’empêcher les provocations menées par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux. « Ils commettaient diverses provocations, tiraient sur nos postes et sur la population civile azerbaïdjanaise », a-t-il ajouté. La victime a également confirmé les déclarations faites lors de l’enquête préliminaire.
À ce moment, l'accusé Levon Mnatsakanian s’est enquis des déclarations faites par les victimes lors de l’enquête préliminaire. Le juge Zeynal Aghaïev a précisé que les témoignages des victimes recueillis au cours de l’enquête préliminaire figuraient également sur les tablettes mises à la disposition des accusés.
Emin Chahbazov a déclaré dans son témoignage que, le 19 septembre 2023, sur le territoire de la région d’Aghdéré, lui-même et le lieutenant-chef Echqin Babazadé avaient été blessés à la suite de l’impact d’un obus antichar lancé par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux, qui avait touché un BMP, véhicule blindé d’infanterie, à proximité. Il a également affirmé avoir été témoin de tirs visant des véhicules médicaux transportant des blessés azerbaïdjanais. Emin Chahbazov a ajouté qu’avant les opérations antiterroristes, les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux procédaient à des actions de réarmement et de regroupement.
En réponse aux questions du procureur Vussal Abdoullaïev, Emin Chahbazov a souligné que le regroupement des forces ennemies à ce moment-là était clairement visible à l’œil nu.
Hilal Hassanov, une autre victime, a déclaré qu’il avait été blessé par balle lors des opérations antiterroristes de 2023 dans la région d’Aghdéré, suite à des tirs ouverts par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux. En réponse à une question de Tougaï Rahimli, assistant du Procureur général pour les missions spéciales, il a indiqué que, lors de cette attaque, ses compagnons d’armes Ali Taghyev et Djavad Maharramov avaient été tués, tandis que d’autres soldats, Ulvi Karimov, Elsab Karimov et Nessimi Mahmoudov, avaient été blessés.
Sefiyar Mammadli, Chukur Zeynalov et Elvin Mammadov ont déclaré avoir été blessés lors des opérations antiterroristes dans la région d’Aghdéré, tandis qu’Aliqismet Nouriyev a dit qu’il avait blessé dans la direction de Khodjaly.
Répondant aux questions de Nessir Baïramov, chef de département au sein de la direction de défense de l’accusation publique du Parquet général, Ferid Zeynalov a indiqué que lors des opérations antiterroristes, un véhicule médical transportant des militaires blessés dans la région d’Aghdam avait été touché par une roquette. En conséquence, lui-même et le chef du poste médical de la brigade, Ferhad Taghyev, ont été blessés.
Revan Cherifzadé a déclaré avoir été blessé lors des opérations antiterroristes dans la nuit du 19 au 20 septembre à proximité du village de Veng.
Nessib Alekberov a déclaré que, le 13 septembre 2022, alors qu’il participait à la neutralisation d’une vaste provocation menée par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux dans la région de Dachkessen, des militaires dont il ne se souvient plus les noms avaient été tués suite à l’explosion d’un obus d’artillerie tiré par l’ennemi. Par ailleurs, lui-même ainsi que plusieurs autres militaires ont subi diverses blessures.
Imran Baïramov a dit avoir été blessé par l’explosion d’une grenade à main lancée par les forces arméniennes alors qu’il tentait de repousser une attaque dans la direction Kelbedjer-Aghdéré.
Famil Mammadov a déclaré que lui-même et un militaire azerbaïdjanais avaient été blessés par des tirs des éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et des groupes armés arméniens illégaux dans la direction du village de Veng, précisant qu’Ilham Chemsiyev avait été tué.
Les autres victimes blessées lors des opérations antiterroristes, Elchen Ibrahimli et Toural Mammadov, ont indiqué avoir été blessés en empêchant une provocation des mêmes forces dans la région d’Aghdam.
Les victimes ont également répondu aux questions des accusés, de leurs avocats et de leurs propres représentants.
Le procès se poursuivra le 21 juillet.
Il convient de noter que 15 personnes d'origine arménienne sont accusées dans le cadre d'une affaire pénale portant sur de nombreux crimes commis au cours de la guerre d'agression menée par l'État arménien et de l’organisation criminelle susmentionnée. Cette guerre a été menée sous la direction et avec la participation directe des organismes étatiques arméniens, de leurs responsables, de leurs forces militaires et d’unités armées illégales. Elle s'est déroulée sous la gestion centralisée et le contrôle strict de l'Arménie, avec des ordres, directives et instructions donnés à la fois verbalement et par écrit, ainsi qu'un soutien matériel, technique et en personnel fourni par l'État arménien. L'affaire concerne également la création d’entités illégales sur le territoire de l'Azerbaïdjan dans le but d'agresser militairement le pays, en violation des normes du droit interne et international. Parmi les figures impliquées directement ou indirectement dans ces actes figurent Robert Kotcharian, Serge Sarkissian, Vazgen Manoukian, Vazgen Sarkissian, Samvel Babayan, Vitali Balassanian, Zori Balayan, Seyran Ohanyan, Archavir Karamian, Monte Melkonian et d'autres encore.
Il est à noter que 15 personnes, dont Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, Davit Ichkhanian, David Manoukian, David Babayan, Levon Mnatsakanian, Vassili Beglaryan, Erik Ghazaryan, Davit Allahverdian, Gourgen Stepanian, Levon Balayan, Madat Babayan, Garik Martirossian et Melikset Pachayan, sont inculpées en vertu des articles 100 (planification, préparation, déclenchement et conduite d'une guerre d'agression), 102 (attaque contre des personnes ou des organisations bénéficiant d'une protection internationale), 103 (génocide), 105 (extermination de la population), 106 (réduction en esclavage), 107 (déportation ou déplacement forcé de la population), 109 (persécution), 110 (disparition forcée de personnes), 112 (privation de liberté contraire au droit international), 113 (torture), 114 (mercenariat), 115 (violation des lois et coutumes de la guerre), 116 (violation du droit international humanitaire en temps de conflit armé), 118 (pillage militaire), 120 (meurtre intentionnel), 192 (entrepreneuriat illégal), 214 (terrorisme), 214-1 (financement du terrorisme), 218 (création d'une association (organisation) criminelle), 228 (acquisition, transfert, vente, stockage, transport et possession illégaux d'armes, de leurs composants, de munitions, d'explosifs et de dispositifs), 270-1 (actes menaçant la sécurité de l'aviation), 277 (assassinat d'un fonctionnaire d'État ou d'une personnalité publique), 278 (prise et maintien du pouvoir par la force, changement forcé de la structure constitutionnelle de l'État), 279 (création d’unités et groupes armés non prévus par la loi) ainsi que d'autres articles du Code pénal de la République d'Azerbaïdjan.
Bakou, 18 juillet, AZERTAC
Le procès des citoyens de la République d'Arménie, à savoir Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, Davit Ichkhanian, David Babayan, Levon Mnatsakanian et d'autres, accusés de crimes contre la paix et l'humanité, de crimes de guerre, y compris la préparation et la réalisation d'une guerre d'agression, de génocide, de violations des lois et coutumes de la guerre, ainsi que d'actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de prise et de maintien du pouvoir par la force, et de nombreux autres crimes, s’est poursuivi vendredi 18 juillet.
Lors de l’audience tenue au Tribunal militaire de Bakou dans le Complexe judiciaire de Bakou, présidée par le juge Zeynal Aghaïev et composée de Djamal Ramazanov et Anar Rzaïev (juge suppléante Gunel Samadova), des interprètes et des avocats de la défense ont été mis à la disposition des accusés.
Les personnes accusées et leurs avocats, une partie des victimes, leurs héritiers et représentants légaux, ainsi que des procureurs ont pris part à l’audience.
Le juge Zeynal Aghaïev a présenté les juges, les procureurs, les traducteurs ainsi que les autres participants aux victimes présentes pour la première au procès, en leur expliquant leurs droits et obligations légaux.
La victime Orkhan Nedjefov a déclaré dans son témoignage qu’il avait été blessé par des tirs d’artillerie le 19 septembre 2023, lors des opérations antiterroristes, en faisant face à une vaste provocation menée dans la direction d’Aghdam par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux. En réponse aux questions de la procureure Terané Mammadova, il a précisé que ses compagnons d’armes Issa Issaïev, Ismaïl Khanaliyev, Mikaïl Hamidli et Sakit Aslanov avaient également été blessés lors de cet incident.
La victime Barzani Ataïev a indiqué qu’en tant qu’infirmier du poste médical de la région d’Aghdéré, il avait été blessé le 19 septembre 2023 par l’explosion d’un obus tiré par l’ennemi alors qu’il évacuait des blessés. Il a précisé : « Et pourtant, le véhicule portait le symbole du croissant rouge. »
Dans son témoignage, Raguif Aliyev a déclaré qu’il avait été blessé le 20 septembre, pendant les opérations antiterroristes, lorsque les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux avaient ciblé à l’aide d’un mortier le véhicule à proximité duquel il se trouvait. Il a ajouté que plusieurs personnes avaient été blessées et qu’une personne était tombée en martyr.
En réponse à la question de l’accusé David Manoukian, la victime a déclaré : « L’objectif de l’ennemi était d’exterminer les Azerbaïdjanais, je ne connais pas d’autres intentions. »
La victime Kerem Mammadov a témoigné qu’il avait été pris en otage en Arménie le 7 mars 1990. Il a indiqué qu’il s’était rendu en véhicule de marque « UAZ » dans la zone située entre la région de Zenguilan et celle de Gafan afin de réparer une ligne de communication. Il était accompagné de ses collègues Chakir Baghirov et d’un chauffeur du réseau de communication de la région de Zenguilan, Emin, ainsi que de l’assistant du commandant, nommé lui aussi Emin.
Alors qu’ils vérifiaient les lignes de câbles et entraient dans le centre de communication du district de Gafan, la victime Kerem Mammadov et les autres Azerbaïdjanais ont été roués de coups de poing et de pied par des Arméniens rassemblés dans la cour du centre, puis pris en otage. Par la suite, des agents du département de la police de Gafan, ainsi que des militaires arméniens arrivés sur les lieux, les ont emmenés au département. Là-bas, quatre Arméniens en civil leur ont infligé des tortures, les frappant à coups de poing et de pied et leur causant diverses blessures. À la suite de ces violences, les côtes du côté droit de Kerem Mammadov ont été fracturées, tout son corps a été couvert d’ecchymoses et il a subi un traumatisme crânio-cérébral. Chakir Baghirov a subi une hémorragie intracérébrale.
Des militaires soviétiques venus de la région de Zenguilan ont pris les otages des mains des Arméniens, les ont embarqués dans un véhicule blindé de transport de troupes (BTR) et les ont ramenés à Zenguilan, mettant ainsi fin à leur captivité. Le véhicule de marque UAZ appartenant aux victimes a été accaparé en Arménie par les personnes qui les avaient pris en otage.
En réponse à une question de Vussal Aliyev, assistant principal du Procureur général, Kerem Mammadov a indiqué qu’il avait été hospitalisé pendant deux mois à la suite des blessures subies en Arménie.
Dans son témoignage, Djeyhoun Aliyev a souligné qu’il avait été blessé en 2023 à la suite de l’explosion d’un obus de mortier tiré par l’ennemi dans la direction de Djanyataq, lors des opérations antiterroristes menées par l’armée azerbaïdjanaise.
En réponse à une question du procureur Fouad Moussaïev, il a déclaré qu’à ce moment-là, ils tentaient d’empêcher les provocations menées par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux. « Ils commettaient diverses provocations, tiraient sur nos postes et sur la population civile azerbaïdjanaise », a-t-il ajouté. La victime a également confirmé les déclarations faites lors de l’enquête préliminaire.
À ce moment, l'accusé Levon Mnatsakanian s’est enquis des déclarations faites par les victimes lors de l’enquête préliminaire. Le juge Zeynal Aghaïev a précisé que les témoignages des victimes recueillis au cours de l’enquête préliminaire figuraient également sur les tablettes mises à la disposition des accusés.
Emin Chahbazov a déclaré dans son témoignage que, le 19 septembre 2023, sur le territoire de la région d’Aghdéré, lui-même et le lieutenant-chef Echqin Babazadé avaient été blessés à la suite de l’impact d’un obus antichar lancé par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux, qui avait touché un BMP, véhicule blindé d’infanterie, à proximité. Il a également affirmé avoir été témoin de tirs visant des véhicules médicaux transportant des blessés azerbaïdjanais. Emin Chahbazov a ajouté qu’avant les opérations antiterroristes, les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux procédaient à des actions de réarmement et de regroupement.
En réponse aux questions du procureur Vussal Abdoullaïev, Emin Chahbazov a souligné que le regroupement des forces ennemies à ce moment-là était clairement visible à l’œil nu.
Hilal Hassanov, une autre victime, a déclaré qu’il avait été blessé par balle lors des opérations antiterroristes de 2023 dans la région d’Aghdéré, suite à des tirs ouverts par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux. En réponse à une question de Tougaï Rahimli, assistant du Procureur général pour les missions spéciales, il a indiqué que, lors de cette attaque, ses compagnons d’armes Ali Taghyev et Djavad Maharramov avaient été tués, tandis que d’autres soldats, Ulvi Karimov, Elsab Karimov et Nessimi Mahmoudov, avaient été blessés.
Sefiyar Mammadli, Chukur Zeynalov et Elvin Mammadov ont déclaré avoir été blessés lors des opérations antiterroristes dans la région d’Aghdéré, tandis qu’Aliqismet Nouriyev a dit qu’il avait blessé dans la direction de Khodjaly.
Répondant aux questions de Nessir Baïramov, chef de département au sein de la direction de défense de l’accusation publique du Parquet général, Ferid Zeynalov a indiqué que lors des opérations antiterroristes, un véhicule médical transportant des militaires blessés dans la région d’Aghdam avait été touché par une roquette. En conséquence, lui-même et le chef du poste médical de la brigade, Ferhad Taghyev, ont été blessés.
Revan Cherifzadé a déclaré avoir été blessé lors des opérations antiterroristes dans la nuit du 19 au 20 septembre à proximité du village de Veng.
Nessib Alekberov a déclaré que, le 13 septembre 2022, alors qu’il participait à la neutralisation d’une vaste provocation menée par les éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et les groupes armés arméniens illégaux dans la région de Dachkessen, des militaires dont il ne se souvient plus les noms avaient été tués suite à l’explosion d’un obus d’artillerie tiré par l’ennemi. Par ailleurs, lui-même ainsi que plusieurs autres militaires ont subi diverses blessures.
Imran Baïramov a dit avoir été blessé par l’explosion d’une grenade à main lancée par les forces arméniennes alors qu’il tentait de repousser une attaque dans la direction Kelbedjer-Aghdéré.
Famil Mammadov a déclaré que lui-même et un militaire azerbaïdjanais avaient été blessés par des tirs des éléments des forces armées arméniennes présents alors sur les territoires azerbaïdjanais et des groupes armés arméniens illégaux dans la direction du village de Veng, précisant qu’Ilham Chemsiyev avait été tué.
Les autres victimes blessées lors des opérations antiterroristes, Elchen Ibrahimli et Toural Mammadov, ont indiqué avoir été blessés en empêchant une provocation des mêmes forces dans la région d’Aghdam.
Les victimes ont également répondu aux questions des accusés, de leurs avocats et de leurs propres représentants.
Le procès se poursuivra le 21 juillet.
Il convient de noter que 15 personnes d'origine arménienne sont accusées dans le cadre d'une affaire pénale portant sur de nombreux crimes commis au cours de la guerre d'agression menée par l'État arménien et de l’organisation criminelle susmentionnée. Cette guerre a été menée sous la direction et avec la participation directe des organismes étatiques arméniens, de leurs responsables, de leurs forces militaires et d’unités armées illégales. Elle s'est déroulée sous la gestion centralisée et le contrôle strict de l'Arménie, avec des ordres, directives et instructions donnés à la fois verbalement et par écrit, ainsi qu'un soutien matériel, technique et en personnel fourni par l'État arménien. L'affaire concerne également la création d’entités illégales sur le territoire de l'Azerbaïdjan dans le but d'agresser militairement le pays, en violation des normes du droit interne et international. Parmi les figures impliquées directement ou indirectement dans ces actes figurent Robert Kotcharian, Serge Sarkissian, Vazgen Manoukian, Vazgen Sarkissian, Samvel Babayan, Vitali Balassanian, Zori Balayan, Seyran Ohanyan, Archavir Karamian, Monte Melkonian et d'autres encore.
Il est à noter que 15 personnes, dont Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, Davit Ichkhanian, David Manoukian, David Babayan, Levon Mnatsakanian, Vassili Beglaryan, Erik Ghazaryan, Davit Allahverdian, Gourgen Stepanian, Levon Balayan, Madat Babayan, Garik Martirossian et Melikset Pachayan, sont inculpées en vertu des articles 100 (planification, préparation, déclenchement et conduite d'une guerre d'agression), 102 (attaque contre des personnes ou des organisations bénéficiant d'une protection internationale), 103 (génocide), 105 (extermination de la population), 106 (réduction en esclavage), 107 (déportation ou déplacement forcé de la population), 109 (persécution), 110 (disparition forcée de personnes), 112 (privation de liberté contraire au droit international), 113 (torture), 114 (mercenariat), 115 (violation des lois et coutumes de la guerre), 116 (violation du droit international humanitaire en temps de conflit armé), 118 (pillage militaire), 120 (meurtre intentionnel), 192 (entrepreneuriat illégal), 214 (terrorisme), 214-1 (financement du terrorisme), 218 (création d'une association (organisation) criminelle), 228 (acquisition, transfert, vente, stockage, transport et possession illégaux d'armes, de leurs composants, de munitions, d'explosifs et de dispositifs), 270-1 (actes menaçant la sécurité de l'aviation), 277 (assassinat d'un fonctionnaire d'État ou d'une personnalité publique), 278 (prise et maintien du pouvoir par la force, changement forcé de la structure constitutionnelle de l'État), 279 (création d’unités et groupes armés non prévus par la loi) ainsi que d'autres articles du Code pénal de la République d'Azerbaïdjan.