l’Agence de Presse Nationale d’Azerbaïdjan

L’Académie nationale des sciences d’Azerbaïdjan se réunit à l’occasion de ses 80 ans
Le président Ilham Aliyev prononce une allocution lors de la réunion MIS A JOUR VIDEO

Bakou, 3 novembre, AZERTAC

Une réunion dédiée au 80ᵉ anniversaire de l’Académie nationale des sciences d’Azerbaïdjan (ANSA) s’est tenue lundi 3 novembre.

La réunion a été marquée par la présence du président de la République, Ilham Aliyev.

Tout d’abord, le président de la République a rencontré les membres du Présidium de l’Académie nationale des sciences d’Azerbaïdjan ainsi que les invités étrangers présents à la réunion consacrée au 80ᵉ anniversaire de l’ANSA.

Ensuite, le président Ilham Aliyev y a prononcé une allocution.

Allocution du président Ilham Aliyev

- Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Honorables savants,

Je vous félicite chaleureusement à l’occasion du 80ᵉ anniversaire de l’Académie nationale des sciences et souhaite plein succès à ses futures activités. Je suis convaincu que l’Académie nationale des sciences d’Azerbaïdjan et les scientifiques azerbaïdjanais continueront à contribuer au développement réussi de notre pays.

Au cours de ces 80 ans, l’Académie a parcouru un long chemin et a joué un rôle majeur dans le développement de la science en Azerbaïdjan. Au fil de ces années, même si nous avons vécu sous différents régimes socio-politiques, l’Azerbaïdjan a toujours accordé une grande attention au progrès scientifique. Ce n’est pas un secret que le Leader national Heydar Aliyev n’a jamais épargné ses efforts pour soutenir les scientifiques azerbaïdjanais. Déjà dans les années 1970, sous sa direction, les activités de l’Académie ont été renforcées, plusieurs nouveaux instituts de recherche scientifique ont été créés et des financements importants ont été alloués au développement de la science. En fait, cette politique a été poursuivie pendant les années d’indépendance. Grâce à l’initiative du Leader national, dès les années 1970, des centaines de milliers de jeunes Azerbaïdjanais ont été envoyés dans les principales universités de l’Union soviétique, renforçant ainsi le potentiel intellectuel du pays. Nous poursuivons la même politique dans les années de l’indépendance. Aujourd’hui encore, des dizaines de milliers de jeunes Azerbaïdjanais sont envoyés dans les principales universités du monde. La plupart d’entre eux reviennent au pays après leurs études et apportent ainsi une contribution précieuse au développement de notre pays.

Les premières années de l’indépendance ont été très difficiles, presque tragiques. C’est précisément grâce à la détermination, à la volonté d’Heydar Aliyev et à son attachement au peuple que nous avons pu être épargnés de grandes catastrophes. Il est également très révélateur que, lors de son retour au pouvoir, sa première rencontre avec les intellectuels et la société azerbaïdjanaise ait eu lieu en 1993 à l’Académie nationale des sciences. Ainsi, il a une fois de plus déclaré ouvertement les priorités de l’Azerbaïdjan indépendant, c’est-à-dire d’un Azerbaïdjan en renouveau. Certes, à cette époque, nos ressources financières étaient très limitées, quasiment inexistantes, le trésor était vide. L’Azerbaïdjan faisait face à une grande catastrophe humanitaire : plus d’un million de réfugiés et de déplacés internes, l’occupation de nos terres, ainsi que d’énormes difficultés économiques et financières. Malgré cela, des fonds étaient néanmoins alloués au fonctionnement de l’Académie, à sa protection et aux activités des scientifiques.

Naturellement, avec le développement de l’Azerbaïdjan, ces fonds ont été alloués en quantités plus importantes au fil des années. Au cours des dix dernières années, les financements destinés à la science azerbaïdjanaise ont plus que doublé. Durant ma présidence aussi, l’attention portée au développement de la science en Azerbaïdjan a été poursuivie conformément à la politique du Leader national. De nombreuses mesures ont été prises. La base matérielle et technique de l’Académie a été renforcée, et les bâtiments situés dans le campus de l’Académie ont été rénovés. Les institutions qui avaient occupé certains bâtiments sans lien avec la science ont été évacuées. Une nouvelle grande bibliothèque scientifique a été construite, ainsi qu’un bâtiment pour l’Encyclopédie nationale. La rénovation des instituts de recherche scientifique et leur équipement en matériel ont été assurés. Le Fonds pour la science a été créé en 2009. L’objectif principal de sa création était de fournir un soutien financier aux scientifiques azerbaïdjanais et de stimuler le développement scientifique à travers des subventions. Une Stratégie nationale pour le développement de la science a été adoptée, la loi « Sur la science » a été promulguée, et un programme d’État a été mis en place. Il faudrait beaucoup de temps pour énumérer toutes les mesures prises. Je tiens simplement à souligner que la politique d’Heydar Aliyev se poursuit dans ce domaine, vit et s’enrichit de nouvelles formes, comme dans tous les autres.

Il y a dix ans, à l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’Académie, j’avais prononcé un discours devant les scientifiques dans cette même salle, et j’avais alors veillé, parallèlement aux autres priorités nationales, à apporter mon soutien au développement de la science. Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous certaines réflexions, car ces dix dernières années ont été marquées par des changements profonds, tant dans le monde qu’en Azerbaïdjan. L’économie mondiale a complètement changé, les processus politiques mondiaux, les guerres, les affrontements militaires, les violations du droit international et la disparition des règles existantes sont désormais évidents. Quant à l’Azerbaïdjan, ces dix dernières années ont été pour nous des années de développement et de victoires. L’objectif principal — la libération de nos terres, la restauration de notre intégrité territoriale et de notre souveraineté — a été pleinement atteint. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan exerce sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Il n’y a plus de forces d’occupation sur nos terres. Aucune unité militaire étrangère n’existe sur notre territoire. Aujourd’hui, nous bâtissons et nous créons sur ces terres. Dans quelques jours, nous célébrerons le cinquième anniversaire de notre glorieuse Victoire. Durant ces cinq années, plusieurs guerres, affrontements et conflits ont éclaté dans les différentes régions du monde, et tout se mesure par la comparaison — les scientifiques le savent bien. Je peux affirmer qu’il n’existe aucun autre pays ayant remporté une victoire aussi éclatante, totale et absolue que la nôtre.

L’Azerbaïdjan vit aujourd’hui dans une situation tout à fait nouvelle et, bien entendu, nous devons à la fois adapter nos démarches aux évolutions du monde et prendre de nombreuses initiatives. Donc, avec le temps, les tâches qui se présentent à nous changent également. Ainsi, les priorités relatives au développement actuel et à ses orientations futures diffèrent de celles des périodes précédentes. Il n’est plus un secret qu’aujourd’hui, le développement et la sécurité de chaque pays dépendent de ses capacités technologiques. Nous le voyons dans la croissance économique, dans l’application des nouvelles technologies et même dans les guerres contemporaines. C’est pourquoi le développement technologique doit constituer notre priorité absolue, et, là, une grande responsabilité incombe aux scientifiques azerbaïdjanais. Il appartient également à l’État azerbaïdjanais d’assurer la mise en œuvre de ce progrès technologique dans tous les domaines, afin de garantir un développement durable de notre pays.

Aujourd’hui, chacun peut voir et comprendre que le développement d’un pays ne dépend plus de ses ressources naturelles, mais bien de son potentiel intellectuel, de son progrès technologique et de l’avancement de la science. Les ressources naturelles ne sont pour nous qu’un outil, une opportunité nous permettant d’orienter les revenus issus de leur exportation vers le capital humain et vers le développement technologique, afin d’assurer un développement durable à l’avenir. Tout le monde sait que les richesses naturelles sont épuisables et qu’elles finiront tôt ou tard par disparaître. La seule richesse inépuisable, c’est le potentiel intellectuel — à condition qu’on y investisse. Cet investissement doit être réalisé par l’État, tandis que la communauté scientifique du pays et les chercheurs doivent, eux aussi, déployer leurs efforts dans cette direction. C’est pourquoi, aujourd’hui, l’une des principales priorités constitue le développement technologique.

L’intelligence artificielle. Il y a dix ans, personne n’en parlait. Aujourd’hui, elle constitue déjà une partie intégrante du développement futur des pays. Nous ne devons pas rester en arrière dans ce domaine. C’est pourquoi l’État prend les mesures nécessaires. Nous suivons toujours la ligne directrice principale — le « mainstream », si l’on peut dire ainsi — et nous ne devons pas nous laisser distancer. Ainsi, le développement de l’intelligence artificielle en Azerbaïdjan, ainsi que son application dans la vie quotidienne, dans l’économie et le progrès technologique, sont aujourd’hui une réalité. Et, bien entendu, nous comptons sur la participation active des scientifiques azerbaïdjanais dans ce domaine.

Les succès obtenus à la suite des autres réformes menées dans cette direction sont étroitement liés à la numérisation. Nous mettons en œuvre à grande échelle la numérisation dans notre pays et nous en voyons déjà les bénéfices. Peut-être que le grand public ne suit pas ce processus de près, mais nous constatons que, dans les domaines où la numérisation a été introduite, la qualité du travail s’améliore, l’efficacité augmente et de meilleurs résultats sont obtenus. Ce n’est donc pas un hasard si, il y a quelque temps, le ministère concerné a été renommé « Ministère du Numérique et des Transports ». Des mesures supplémentaires sont en cours dans cette direction, et j’invite également les scientifiques azerbaïdjanais à y participer activement.

Un autre domaine important est la cybersécurité. Les cyberattaques se sont largement répandues dans le monde. Cette année encore, l’Azerbaïdjan en a été la cible, et la création du Centre de cybersécurité a constitué une initiative particulièrement opportune. Nous collaborons avec des partenaires internationaux et des entreprises disposant d’une grande expérience dans ce domaine sur des programmes d’envergure, afin d’assurer au maximum notre protection et notre défense. En effet, la cybersécurité n’est pas une sécurité virtuelle : elle représente la sécurité physique de chaque pays. Aujourd’hui, les règles de la guerre changent, les sources de menace évoluent et le monde lui-même se transforme. Par conséquent, si l’attention nécessaire n’est pas accordée à ce domaine, aucune autre forme de défense ne pourra nous prémunir contre de graves dangers. C’est pourquoi l’État et la communauté scientifique d’Azerbaïdjan doivent œuvrer ensemble dans le domaine de la cybersécurité. Bien entendu, les pays, les entités ou les organisations à l’origine des cyberattaques dirigées contre nous ne doivent pas rester impunis. Nous devons non seulement nous défendre, mais aussi apporter une réponse ferme à ceux qui cherchent à nous nuire.

Comme vous le savez, l’industrie de la défense en Azerbaïdjan connaît un développement rapide. Depuis de nombreuses années, des fonds importants sont alloués à ce secteur, et l’activité des entreprises qui y opèrent s’améliore constamment. De plus, nous avons récemment ouvert ce domaine au secteur privé. En effet, dans les pays les plus performants, les produits militaires sont de plus en plus fabriqués par des entreprises privées. C’est pourquoi nous avons impliqué le secteur privé en délivrant des licences. J’ai moi-même lancé un appel en ce sens, et aujourd’hui, des entreprises privées ont déjà commencé à produire des équipements militaires. Je peux dire que ce processus en est encore à ses débuts, mais de nombreuses entreprises azerbaïdjanaises produiront prochainement des équipements militaires de niveau mondial. Le gouvernement œuvre lui aussi dans cette direction. Nous renforçons déjà de manière significative nos capacités militaires grâce à la production locale, et nous exportons désormais des produits militaires vers plusieurs pays. L’objectif fixé est de créer un vaste cluster industriel dans ce secteur afin de répondre à la fois à la demande intérieure et aux besoins d’exportation. C’est un domaine très prometteur, et compte tenu du fait que les conflits armés se multiplient dans le monde et ne s’arrêtent pas, la demande en produits militaires restera forte à l’avenir. C’est pourquoi nous travaillons très activement dans cette direction. Je le répète, nous invitons nos entreprises publiques et privées, ainsi que les scientifiques azerbaïdjanais, à s’impliquer dans ce domaine.

Notre glorieuse Guerre patriotique — comme vous le savez — est étudiée, a été étudiée et continue d’être analysée à chaque étape et à chaque jour par de nombreuses écoles militaires internationales, notamment pour ce qui concerne l’utilisation des véhicules aériens sans pilote. Nous avons été parmi les premiers à les utiliser au combat. Aujourd’hui, il est impossible d’imaginer une guerre moderne sans drones. Autrement dit, nous en avons jeté les bases, et de nombreux travaux sont menés en Azerbaïdjan dans ce domaine. Nous achetons ces équipements sur les marchés étrangers et, parallèlement, nous avons commencé à produire nous-mêmes plusieurs types de véhicules aériens sans pilote. Nous le poursuivrons. Bien entendu, cela ouvre un vaste champ d’activité à la communauté scientifique de l’Azerbaïdjan.

Je voudrais, de manière générale, souligner que la science doit être étroitement liée à l’économie et à l’industrie. Depuis cette tribune, je tiens également à charger les institutions publiques de collaborer plus étroitement avec les scientifiques azerbaïdjanais.

En effet, la science doit aujourd’hui produire des résultats concrets : non seulement sur le plan de la recherche, mais aussi dans la vie réelle. Compte tenu du développement rapide de notre économie, il doit naturellement y avoir un haut niveau de coordination et d’harmonisation. Je suis certain qu’à la suite de ces paroles, nos organismes publics renforceront leur coopération avec les scientifiques azerbaïdjanais.

Nos indicateurs économiques sont très favorables. Certes, le produit intérieur brut n’augmente pas énormément — la principale raison en est la baisse de la production pétrolière pour des raisons objectives. Toutefois, aujourd’hui, la principale force motrice de notre économie est le secteur non pétrolier, il représente la majeure partie de notre économie globale. Les principales agences de notation internationales — deux agences de premier plan — ont relevé notre note de crédit, la portant à un niveau correspondant à une notation d’investissement. C’est, bien sûr, le reflet des réformes économiques menées dans notre pays. Aujourd’hui, notre économie est saine. Nous ne dépendons de personne. L’indépendance économique renforce naturellement l’indépendance politique. Notre dette extérieure est à un niveau très bas. Il n’est pas secret que, dans de nombreux pays développés, la dette extérieure représente 100 % du PIB, voire davantage, chez nous, elle est légèrement supérieure à 6 %. Nos réserves de change augmentent d’année en année et ont connu cette année encore une hausse significative, dépassant les 80 milliards de dollars. Nos réserves de change sont 16 fois supérieures à notre dette extérieure. Si nous le souhaitions, nous pourrions annuler notre dette extérieure en quelques mois. Au vu de ces indicateurs, l’Azerbaïdjan occupe aujourd’hui une place de premier plan à l’échelle mondiale. Cette stabilité économique et financière nous permet de réaliser de grands projets d’investissement. De fait, les principaux projets d’investissement actuels ciblent le Karabagh et le Zenguézour oriental. Dans ces territoires libérés, des travaux sans précédent sont en cours dans le monde entier. La société azerbaïdjanaise est régulièrement informée de ces réalisations et de nombreux concitoyens se rendent déjà sur les terres libérées, ils y ont été à plusieurs reprises et voient de leurs propres yeux les progrès accomplis. Notre économie solide nous confère à la fois assurance et la capacité de restaurer rapidement les territoires libérés, ainsi que de créer un potentiel militaire solide. Car, encore une fois, je le répète, aujourd’hui les règles du monde ont profondément changé. De nombreuses organisations internationales sont, pour ainsi dire, paralysées, leurs décisions ne sont pas appliquées — comme en témoignent quatre résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU restées lettre morte pendant 30 ans. Si nous n’avions pas libéré nos terres par des moyens militaires, ces résolutions n’auraient sans doute pas été exécutées durant encore cent ans. L’autorité des organisations internationales a fortement diminué. Aujourd’hui, le facteur de la force est déterminant dans le monde. Telle est la réalité actuelle, et donc, la sécurité, le potentiel de défense et la puissance militaire constituent l’enjeu principal. Évidemment, sans une économie forte et des ressources financières, il est impossible d’y parvenir.

Aujourd’hui, les énergies renouvelables constituent un domaine clé et émergent. Dans ce secteur aussi, l’Azerbaïdjan figure parmi les pays pionniers. Les projets d’énergies renouvelables mis en œuvre actuellement dans notre pays sont de très grande envergure. Rien que dans le Karabagh et le Zenguézour oriental, plus de 30 centrales hydroélectriques ont été construites au cours des cinq dernières années, avec une capacité de production totale dépassant 300 mégawatts. La construction de centrales solaires et éoliennes est en cours. Récemment, les premières pierres de deux centrales de 100 mégawatts ont été posées dans la région de Djabraïl. Une troisième centrale solaire, d’une capacité de 240 mégawatts, est en cours de construction à proximité de ces installations. Au total, d’ici 2030, la capacité combinée de production des centrales solaires, éoliennes et hydroélectriques devrait atteindre 6 000 mégawatts. Il s’agit d’un secteur industriel majeur — une nouvelle étape dans le développement de notre industrie. J’exhorte également les scientifiques azerbaïdjanais à être actifs dans ce domaine.

L’exploration géologique revêt une importance considérable, notamment dans le Karabagh et le Zenguézour oriental. Ces espace n’a pas été correctement étudié à l’époque soviétique, et même s’il l’avait été, il était impossible de le faire pleinement avec les technologies de l’époque. Aujourd’hui, les recherches satellitaires et les sondages sont réalisés à l’aide de technologies modernes. Dans de nombreux cas, la découverte non conventionnelle de ressources naturelles, y compris de gisements pétroliers, est possible sans accès physique direct à la zone. Sur mes instructions, des travaux géologiques majeurs sont en cours depuis plusieurs mois dans le Karabagh et le Zenguézour oriental. J’exhorte les scientifiques azerbaïdjanais à y contribuer et je charge également les organes publics de le faire. Je suis convaincu que de très bonnes nouvelles émergeront dans les prochains mois. Nous disposons de ressources naturelles très riches — or, argent, cuivre et polymétaux. Leur découverte, leur exploration et leur exploitation apporteront de grands bénéfices et permettront la création d’un grand nombre d’emplois dans les régions du Karabagh et du Zenguézour oriental.

Bien entendu, lorsque nous parlons du Karabagh et du Zenguézour oriental, nous devons également aborder l’histoire de l’Azerbaïdjan. Malheureusement, notre riche histoire a longtemps été falsifiée par l’Arménie et la diaspora arménienne. La campagne de propagande contre nous ne cesse pas même aujourd’hui. C’est pourquoi nous devons y répondre par notre propre vérité. J’avais abordé ce sujet il y a dix ans, lors du 70ᵉ anniversaire de l’Académie, et je souhaite en parler à nouveau aujourd’hui. Nous devons étudier et promouvoir notre histoire. Les citoyens azerbaïdjanais, en particulier les jeunes, doivent connaître notre riche passé, savoir que l’histoire du peuple azerbaïdjanais, celle de notre État et la capacité de notre peuple à construire et créer, s’étendent sur plusieurs siècles. Le peuple azerbaïdjanais a vécu et continue de vivre sur une vaste géographie. Il suffit de constater que les Azerbaïdjanais vivent encore partout au-delà de nos frontières. Ils ont également vécu en Arménie, mais en ont été expulsés. Je suis toutefois convaincu qu’ils y retourneront. Car, en observant tous nos voisins, nous constatons que les Azerbaïdjanais vivent dans leurs terres historiques et sont des citoyens exemplaires de leurs pays. Les Azerbaïdjanais n’ont jamais été atteints de la maladie de séparatisme. Notre peuple a contribué à l’édification des États dans lesquels il réside et, aujourd’hui, il ne crée et ne créera jamais de problèmes pour aucun État ni pour ses populations. Le retour des Azerbaïdjanais dans l’Arménie actuelle ne doit donc pas effrayer le peuple ou l’État arméniens. Je l’ai déjà affirmé par le passé : nous devons retourner sur nos terres historiques — non pas avec des chars, mais en voitures. Pour cela, bien entendu, la responsabilité principale incombe à l’État. Je sais que des organisations publiques et des scientifiques azerbaïdjanais ont publié plusieurs travaux de recherche en ce sens. Leur nombre doit être augmenté — publications de recherches, expositions, présentations et cartes historiques. Il suffit de consulter les cartes du début du XXᵉ siècle publiées par la Russie tsariste pour constater que l’immense majorité des toponymes de ce qui est aujourd’hui l’Arménie sont d’origine azerbaïdjanaise. Ces cartes ne mentionnent pas le lac Sevan, elles indiquent le lac Göytcha ainsi que tous les autres toponymes historiques azerbaïdjanais que nous utilisons encore. Nous n’avons pas compilé ces cartes pour que quelqu’un prétende que nous falsifions l’histoire. Elles ont été établies par la Russie tsariste, cette même Russie qui avait fait venir des Arméniens d’Iran et de l’Anatolie orientale pour les installer dans les terres du Karabagh afin de modifier la composition ethnique et religieuse de la région. Autrement dit, ces cartes reposent sur la vérité historique. Nous devons donc les étudier et les promouvoir. De nombreux travaux de recherche, même sous forme de petits fascicules, doivent être publiés pour que les jeunes Azerbaïdjanais et la communauté internationale connaissent bien leur histoire et, en même temps, que notre retour dans l’Arménie actuelle paraisse totalement logique et légitime. Des mesures supplémentaires doivent donc être prises concernant l’histoire de l’Azerbaïdjan. Il existe un besoin majeur de travaux de recherche crédibles sur l’histoire de l’État azerbaïdjanais indépendant. Nous vivons en tant qu’État indépendant depuis plus de trente ans, et l’Azerbaïdjan n’a jamais été aussi fort dans l’histoire pluriséculaire de sa souveraineté qu’aujourd’hui. Il y a donc besoin de nombreux travaux étudiant et promouvant l’histoire de l’Azerbaïdjan indépendant.

Il y a dix ans, depuis cette tribune, j’ai également parlé de la langue azerbaïdjanaise, exprimé mes préoccupations. Je peux dire que les mesures nécessaires ont été prises dans ce domaine au cours des dix dernières années. Cependant, je ne serais pas entièrement sincère si je prétendais être totalement satisfait de la situation. La langue azerbaïdjanaise est très riche. Aujourd’hui, elle est la langue maternelle de plus de 50 millions de personnes. Toutefois, nous, en tant qu’État azerbaïdjanais indépendant, sommes les gardiens de la langue azerbaïdjanaise pure et littéraire. J’examine régulièrement la situation dans les différentes régions où vivent des Azerbaïdjanais, je la veille et je prends les mesures nécessaires. Je constate que, dans certains endroits, notre langue littéraire se perd parmi les Azerbaïdjanais vivant à l’étranger. Elle est davantage utilisée comme langue domestique et est pleine de mots étrangers. Mais si nous ne protégeons pas notre langue, si nous ne la maintenons pas pure et intacte, nous risquons de la perdre progressivement. Pour chaque nation, la langue maternelle constitue le cœur de l’identité nationale, et toutes les figures publiques, ainsi que la société dans son ensemble, doivent agir de concert pour la protéger. Notre langue est ancienne et riche — la langue maternelle de plus de 50 millions de personnes — et n’a pas besoin d’emprunts étrangers. Certes, il existe un lexique international que nous utilisons tous. Mais si un mot existe depuis toujours dans la langue azerbaïdjanaise, pourquoi le remplacer par un mot emprunté à une autre langue ? Cela constitue soit une erreur, soit une provocation, ce qui est inacceptable dans les deux cas.

La préservation de la pureté de la langue azerbaïdjanaise doit être le devoir de chaque citoyen azerbaïdjanais. Autrement dit, le gouvernement, les scientifiques, les linguistes, les écrivains, les poètes, les journalistes et les acteurs politiques doivent accorder une attention particulière à cette question. Je le répète : j’ai soulevé ce sujet il y a dix ans par souci de vigilance. Au cours de la dernière décennie, des mesures nécessaires ont été prises pour protéger notre langue des emprunts. Cependant, j’entends encore, ici ou là — à la télévision, dans la presse écrite ou dans certains discours — des usages inutiles de termes étrangers. Ce n’est pas nécessaire. Autrement dit, si nous, en tant que peuple et nation, ne protégeons pas notre langue, notre identité nationale pourrait être affaiblie peu à peu. Je suis certain que mes paroles seront entendues par chacun. Je continuerai personnellement à suivre cette question, à la contrôler et à prendre les mesures nécessaires. J’appelle également les scientifiques azerbaïdjanais à partager leurs points de vue et à apporter leur soutien pour cette cause.

Comme je l’ai mentionné, dans quelques jours, nous célébrerons le cinquième anniversaire de notre Victoire historique. Un défilé militaire aura lieu. Un défilé de la Victoire avait également été organisé il y a cinq ans, en décembre 2020. En 2023, un défilé militaire s’est tenu à Khankendi, après que la souveraineté de l’Azerbaïdjan ait été pleinement rétablie. Le prochain défilé militaire sur la place Azadlyg constitue un événement important et source de fierté pour nous tous. Le peuple azerbaïdjanais continuera d’être éternellement fier de cette glorieuse Victoire.

Je vous félicite ainsi que l’ensemble du peuple azerbaïdjanais pour le 80ᵉ anniversaire de l’Académie nationale des sciences, ainsi que pour le prochain Jour de la Victoire et la Journée du Drapeau national. Je vous souhaite santé et succès continus. Merci.

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Les questions relatives à la coopération bilatérale et multilatérale entre l'Azerbaïdjan et l'Irak discutées

Djeyhoun Baïramov : Le TRIPP permettra de diversifier la connectivité énergétique régionale

Le prix du pétrole azerbaïdjanais enregistre une forte augmentation

L'Azerbaïdjan et les Bahamas signent un mémorandum sur les consultations politiques

Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères s’entretient avec son homologue chypriote

Djeyhoun Baïramov rencontre le membre du Congrès américain Joe Wilson

Rubio affirme que la Russie et l’Ukraine manifestent leur intérêt pour un cessez-le-feu limité concernant l’énergie

La présidente du Milli Medjlis reçoit l’ambassadeur du Royaume-Uni en Azerbaïdjan

L’ambassadeur d’Allemagne en Azerbaïdjan reçu au Milli Medjlis

L'Azerbaïdjan et le Bélarus signent un mémorandum sur la coopération consulaire