Une réunion consacrée au programme d'État pour l'amélioration des systèmes d'approvisionnement en eau, d'assainissement et de collecte des eaux pluviales dans la ville de Bakou et l’Abcheron MIS A JOUR VIDEO
Bakou, 12 janvier, AZERTAC
Lundi 12 janvier, une réunion consacrée au Programme d'État pour l'amélioration des systèmes d'approvisionnement en eau, d'assainissement et de collecte des eaux pluviales à Bakou et dans la péninsule d'Abcheron pour la période 2026-2035 s'est tenue sous la présidence du président de la République d'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev.
Le président de la République a prononcé un discours lors de la réunion.
Discours du président Ilham Aliyev
- Aujourd’hui, nous allons examiner les questions liées à la résolution des problèmes d’approvisionnement en eau de la ville de Bakou et de la péninsule d’Abcheron. Il s’agit d’un sujet qui occupe une place particulière parmi les projets d’infrastructure en cours. Comme vous le savez, notre pays a réalisé ces dernières années d’importants projets d’infrastructure, tant à Bakou que dans l’ensemble des régions. On peut dire que les principaux problèmes relatifs aux infrastructures ont été résolus. Au cours des vingt dernières années, plusieurs programmes de développement régional ont été adoptés. Chaque programme couvrait une période de cinq ans et a été mis en œuvre avec succès. Grâce à ces efforts, nous avons réglé les principales questions d’infrastructure. Tout d’abord, l’approvisionnement en électricité couvre désormais l’ensemble du pays. Nous sommes entrés dans une phase totalement nouvelle. Lors de l’inauguration récente d’une nouvelle centrale éolienne, j’ai brièvement abordé cette question : aujourd’hui, notre capacité de production d’énergie dépasse nos besoins. Nous exportons même de l’électricité. Il y avait un temps où cette question connaissait de graves problèmes et où la pénurie d’énergie était une réalité. Nous étions même contraints d’importer de l’électricité de l’étranger. Aujourd’hui, grâce aux mesures que nous avons mises en œuvre, de nouvelles capacités de production ont été établies — elles s’élèvent actuellement à 10 000 mégawatts. Parallèlement, les postes électriques, les lignes de transmission et le réseau de distribution — tous ces éléments — ont été intégrés en un système unique. La majorité des lacunes de ce secteur ont ainsi été comblées. Aujourd’hui, nous réfléchissons non seulement à nos besoins énergétiques internes — cette question étant désormais considérée comme résolue — mais aussi aux voies d’exportation. Et il ne s’agit pas seulement d’y penser : nous les mettons en place. Dans quelques années, l’Azerbaïdjan exportera de l’électricité vers les marchés mondiaux, au même titre qu’il exporte aujourd’hui du pétrole et du gaz, contribuant ainsi à la sécurité énergétique de plusieurs pays. Il convient de souligner que d’intenses négociations sont actuellement menées avec les États voisins, avec nos entreprises, ainsi qu’avec celles de ces pays, afin de concrétiser cet objectif.
Nous avons largement résolu les problèmes d’approvisionnement en gaz. Aujourd’hui, la couverture en gaz de notre pays atteint 96 %. Il s’agit ici de la population, et non des localités : 96 % des habitants bénéficient désormais d’un approvisionnement en gaz naturel. Cette question occupe une place particulière parmi les projets d’infrastructure que nous avons réalisés au cours des vingt dernières années. Par le passé, notre approvisionnement en gaz ne suffisait pas à répondre à la demande intérieure. Nous étions également contraints d’importer du gaz de l’étranger et étions confrontés à de grandes difficultés. Aujourd’hui, plus de dix pays du monde — et ce nombre augmente chaque année, de nouveaux pays devant s’ajouter à cette liste cette année — achètent du gaz naturel azerbaïdjanais, renforçant ainsi leur sécurité énergétique.
La construction des autoroutes a pris un nouvel élan. Autoroutes, routes rurales et routes interurbaines : ces projets se poursuivent activement. Actuellement, tous les projets d’infrastructure mentionnés sont également en cours dans les territoires libérés. Les capacités de production d’électricité, les lignes de transmission, les routes, les ponts, les tunnels, l’approvisionnement en eau et en gaz, en général, les territoires restés sous occupation pendant de nombreuses années renaissent aujourd’hui, reprennent vie et sont connectés à un réseau d’infrastructure unifié.
Les projets d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation ont également toujours été au centre d’attention. Le peuple azerbaïdjanais se souvient bien que cela constituait autrefois l’une des préoccupations majeures. Ces problèmes ont également été progressivement résolus. Aujourd’hui, des projets d’eau potable et d’assainissement ont été mis en œuvre dans la plupart de nos villes, et ce processus se poursuit activement.
Au cours des vingt dernières années, nous avons construit quatre grands barrages d’une capacité totale de plus de 500 millions de mètres cubes. Parmi eux, je tiens à mentionner plus particulièrement ceux de Takhtakörpu et de Chemkirtchaï. Sans ces infrastructures, l’approvisionnement en eau de Bakou et de l’ouest du pays pourrait aujourd’hui être confrontés à d’importantes difficultés. Le barrage de Takhtakörpu nous a permis de détourner les eaux du fleuve Samour vers le barrage de Djeyranbatan et d’y constituer une réserve stratégique. Le barrage de Djeyranbatan a également été reconstruit. Un complexe ultramoderne d’installations de traitement a été construit pour garantir la qualité de l’eau et répondre aux besoins de la population.
Aujourd’hui, nous mettons en œuvre des projets d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation dans les territoires libérés. Plusieurs projets importants ont été achevés au cours des cinq dernières années. Des barrages, autrefois détruits ou rendus inutilisables par l’Arménie, ont été entièrement rénovés. Parmi eux, je tiens à mentionner en premier lieu le barrage d’eau de Sarsang. Il s’agit de l’un des plus grands barrages non seulement des territoires libérés, mais aussi de l’ensemble de notre pays. Pendant l’occupation de nos terres, l’État arménien a exercé une véritable politique de « terrorisme hydrique » à notre encontre. Le blocage des eaux des barrages de Sarsang et de Sougovouchan, ainsi que l’utilisation de l’eau comme arme, a provoqué d’importants problèmes. L’eau était coupée durant des mois alors qu’elle était nécessaire, puis relâchée, provoquant de grandes inondations. En d’autres termes, l’État arménien pratiquait le terrorisme hydrique. Aujourd’hui, les barrages de Sougovouchan et de Sarsang ont été entièrement reconstruits. Dans d’autres territoires libérés, le barrage de « Köndelentchaï » ainsi que trois autres dans le district de Fuzouli ont été reconstruits, et celui de « Khatchyntchaï » dans le district d’Aghdam a également été réhabilité. Le barrage de Zaboukhtchaï, entièrement reconstruit dans le district de Lachin, est déjà en service. La construction de deux autres grands barrages dans les territoires libérés — ceux de Hekeritchaï et de Barguchadtchaï — figure également à l’agenda, et les préparatifs sont déjà en cours. Nous commencerons probablement les travaux concrets à partir de cette année.
Les ressources en eau revêtent une importance capitale pour chaque pays. Environ un quart de nos ressources en eau internes proviennent des territoires qui étaient autrefois sous occupation. L’avantage de ces ressources est que la majorité d’entre elles se trouvent sur le territoire azerbaïdjanais. En d’autres termes, la dépendance à l’égard d’autres pays a considérablement diminué grâce à la récupération de nos territoires. Parmi les autres sources d’eau importantes pour l’Azerbaïdjan figurent celles qui se forment à l’étranger — les fleuves Kur, Araz et Samour. En portant notre attention sur ce domaine, nous devons également prendre en compte cette question sensible.
Aujourd’hui, le changement climatique suscite de vives inquiétudes dans le monde entier. De nombreux pays subissent déjà des dommages considérables en conséquence. Toutes les questions liées à la sécurité de nos ressources en eau sont traitées de manière systématique. Comme je l’ai souligné, les projets que j’ai mentionnés au cours des vingt dernières années — et bien d’autres encore sont en cours — démontrent que, sans ces mesures prises en temps voulu, les problèmes liés à la sécurité de l’eau auraient pu engendrer aujourd’hui de très graves difficultés pour notre pays. Notre objectif est d’assurer un approvisionnement en eau durable pour la population, l’industrie et l’agriculture, de protéger les ressources en eau, d’augmenter la capacité des barrages, de mettre en place un comptage complet et de stocker l’eau pendant la saison afin qu’elle puisse être utilisée tout au long de l’année.
Malheureusement, les problèmes d’approvisionnement en eau potable à Bakou et dans la péninsule d’Abcheron se posent de manière sérieuse depuis de nombreuses années. Certains travaux ont été réalisés dans ce domaine. Cependant, je considère qu’il est temps d’adopter un programme d’État à grande échelle et global. Ce programme couvrira la ville de Bakou, ses banlieues, la ville de Soumgaït et le district d’Abcheron. Le processus d’élaboration a commencé il y a quelque temps sur mes instructions, et le programme est désormais presque prêt. Nous allons en discuter aujourd’hui, passer en revue les travaux déjà effectués et déterminer ce qu’il reste à réaliser.
Comme je l’ai indiqué, l’objectif principal de ce programme est d’assurer un approvisionnement durable en eau potable à Bakou et dans la péninsule d’Abcheron. Le programme doit être mis en œuvre d’ici 2035, ce qui montre l’ampleur de ce projet, le temps étant nécessaire pour le réaliser dans son intégralité. Les sources de financement pour sa mise en œuvre ont été identifiées. Il sera financé à partir de deux sources : le budget de l’État et des prêts étrangers. Les réformes menées dans ce secteur ces dernières années ont considérablement réduit notre dette extérieure. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan figure parmi les pays les plus performants au monde en termes de ratio dette extérieure / PIB, qui s’établit à un peu plus de 6 %. Cela nous permet de solliciter des prêts étrangers supplémentaires, d’autant plus que les principales institutions financières internationales viennent elles-mêmes vers nous.
Nous pourrions également mettre en œuvre ce programme en utilisant uniquement des fonds nationaux. Cependant, le pays fait face à de nombreux défis, notamment la restauration du Karabagh et du Zenguézour oriental, le renforcement de la capacité militaire ainsi que la mise en œuvre d’autres projets et initiatives sociales. C’est pourquoi nous utiliserons deux sources de financement. Grâce à la mise en œuvre de ce programme, près de 30 nouveaux barrages seront construits. Il s’agit de projets d’infrastructure majeurs et de grande envergure. L’installation de compteurs devrait atteindre 100 %. Actuellement, 70 % de la population bénéficie d’un approvisionnement en eau potable ininterrompu ; ce chiffre devrait passer à 95 %. L’approvisionnement en eau de Bakou, de Soumgaït, du district d’Abcheron et de 64 localités sera considérablement amélioré. Plus de 200 kilomètres de canaux principaux et une longueur équivalente de réseaux de distribution seront construits ou reconstruits.
L’un des principaux problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui est la perte d’eau. Si les pertes étaient faibles, les réserves disponibles pourraient déjà suffire. Toutefois, nous devons planifier et tenir compte de l’avenir. Après tout, la population augmente, notre industrie se développe et, bien sûr, la demande s’accroît également. Par conséquent, une réduction drastique des pertes constitue une priorité absolue. Aujourd’hui, ces pertes représentent environ 40 à 45 %. Comme mentionné, grâce à la mise en œuvre du programme, ce chiffre devrait être fortement réduit.
Actuellement, seulement 50 % de la population bénéficie d’un service d’assainissement. Grâce à la mise en œuvre dudit programme, ce chiffre devrait atteindre 95 %. Dès que de fortes pluies surviennent, le transport urbain se retrouve paralysé et des problèmes très sérieux surgissent. Cela ne concerne pas seulement Bakou ou l’Azerbaïdjan — nous le voyons à la télévision partout dans le monde. Les inondations sont désormais fréquentes même dans les villes des pays les plus développés. Aucune infrastructure urbaine ne peut gérer plusieurs jours de pluie intense et continue. Cependant, malgré cela, nous constatons encore de nombreuses faiblesses dans ce domaine. C’est pourquoi un nouveau réseau de collecteurs sera construit sur 30 rues de Bakou pour gérer les eaux pluviales, ce qui apportera un bénéfice considérable.
L’eau rejetée dans la mer doit être purifiée à 100 %. Il s’agit de l’un des facteurs clés contribuant à la pollution de la mer Caspienne. En conséquence, des mesures supplémentaires seront prises. La modernisation et l’extension de l’usine de traitement des eaux de Hövsan figurent également à l’agenda.
Un système de gestion numérique doit être appliqué au secteur de l’eau. J’ai déjà fourni des informations à ce sujet. Je tiens également à rappeler qu’une usine de dessalement sera construite pour la première fois en Azerbaïdjan afin d’améliorer l’approvisionnement en eau de la péninsule d’Abcheron. Ce processus est déjà lancé. Le projet sera entièrement réalisé grâce à des investissements étrangers. Il augmentera le volume d’eau fourni à Bakou et à la péninsule d’Abcheron. Les avancées technologiques rendent ce projet réalisable. Nous sommes totalement certains que le dessalement fournira de l’eau potable propre et de haute qualité, la salinité de la mer Caspienne n’étant pas élevée et, aussi, une importante ressource sera formée pour l’irrigation.
Le canal d’eau Samour-Abcheron, nous l’avons reconstruit. Il s’agit d’un canal entièrement en béton, et les pertes y sont relativement faibles. Cependant, des mesures sont toujours envisagées pour développer encore davantage l’infrastructure de ce canal afin de garantir un approvisionnement durable en eau du barrage de Djeyranbatan. Aujourd’hui, l’eau arrive à Bakou depuis cinq sources. La sixième sera une usine de dessalement, et bien entendu, ce débit devra être entièrement assuré.
Je tiens également à souligner que l’un des projets que nous avons réalisés au cours des vingt dernières années est la ligne d’eau Oghouz-Guébélé-Bakou, entièrement reconstruite. Sans cette ligne, Bakou ferait aujourd’hui face à de très graves pénuries d’eau.
Comme je l’ai mentionné, le programme est très vaste et assez spécifique. Toutes les tâches ont été définies, et le suivi sera assuré à la fois par le Gouvernement et par l’Administration présidentielle. Il doit, bien sûr, y avoir aussi un contrôle public. La mise en œuvre de ce programme doit faire l’objet d’une couverture médiatique étendue afin que le peuple azerbaïdjanais, en particulier ceux vivant à Bakou et dans la péninsule d’Abcheron, puisse voir et savoir à quel moment chaque question est résolue. Aucun retard ne doit être toléré, car, je le répète, le programme couvre la période allant jusqu’en 2035. Nous pensions qu’il pourrait être mis en œuvre plus rapidement, mais afin de ne pas précipiter les choses et d’organiser tous les travaux avec qualité, nous avons décidé qu’il s’agissait d’un programme d’environ dix ans. Cela laisse suffisamment de temps, mais il ne doit pas y avoir même un jour de retard.
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Le vice-Premier ministre Chahin Moustafaïev et le président de l'Agence nationale des ressources en eau, Zaour Mikaïlov, ont pris la parole lors de la réunion et ont fourni des ionformatinos sur les travaux effectué et à réaliser.
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La réunion s’est poursuivie avec des débâts.