Le président azerbaïdjanais reçoit une délégation de la Chambre de commerce des Etats-Unis MIS A JOUR VIDEO
Bakou, 9 février, AZERTAC
Le président de la République Ilham Aliyev a reçu, lundi 9 février, une délégation dirigée par Khush Choksy, vice-président principal chargé des relations internationales et des affaires du Moyen-Orient, de la Türkiye et de l’Asie centrale à la Chambre de commerce des Etats-Unis.
La délégation comprend Jennifer Miel, vice-présidente de la Chambre pour le Moyen-Orient, l’Asie centrale et la Türkiye, ainsi que des hauts responsables des compagnies Apple, Ardea Energy Technologies Inc., Ericsson AB, ExxonMobil, Herbalife, Illumina, Meta, Visa, Wabtec, Baker Hughes, bp, Boeing Global, Honeywell, J.P. Morgan, Lummus Technology, Marriott, Mastercard, Shell International, Azerbaijan Coca-Cola Bottlers, ainsi que Motorola Solutions.
Ayant salué les invités, le président Ilham Aliyev a dit : « Bonjour, soyez les bienvenus. Je suis heureux que vous ayez accepté mon invitation et effectué cette visite avec une importante délégation. Je me souviens de notre rencontre il y a quelques mois et me félicite que votre délégation visite l’Azerbaïdjan à un moment clé, marqué par le développement actif des relations entre nos pays.
Comme vous le savez, nous entrons dans une nouvelle phase, très prometteuse et dynamique, de nos relations bilatérales. La visite de votre délégation, à la veille de la visite du vice-président des États-Unis, revêt à cet égard une importance particulière, d’autant que nos échanges portent notamment sur les affaires, l’investissement, le commerce et d’autres questions relevant de notre agenda stratégique.
Je sais que vous avez prévu de nombreuses rencontres avec des responsables gouvernementaux et je suis convaincu qu’ils répondront à toutes vos questions. Cette visite contribuera à intensifier nos contacts dans divers domaines. Je sais également que vous représentez différents segments de l’économie américaine, ce qui est particulièrement utile, car nos relations économiques n’ont pas encore atteint le niveau souhaité.
Je vous souhaite une nouvelle fois la bienvenue et un agréable séjour dans notre pays. Pour la grande majorité d’entre vous, il s’agit d’une première visite, qui constituera une bonne occasion de mieux connaître l’Azerbaïdjan. Bienvenue.
Kush Choksy a déclaré : Votre Excellence, c’est un grand plaisir d’être ici. Nous nous sommes rencontrés en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, au cours de laquelle vous nous avez invités à venir en Azerbaïdjan avec une importante délégation. Avec le soutien de votre ambassade à Washington, du ministère de l’Économie, d’AZPROMO et de l’ambassade des États-Unis ici, des représentants de 31 entreprises se sont rendus en Azerbaïdjan. Ce matin, certains d’entre eux sont présents, mais la délégation est en réalité plus large, réunissant 60 représentants de 31 entreprises. Nous sommes sincèrement ravis d’être ici. En général, les relations commerciales évoluent plus rapidement que les relations politiques. Toutefois, la particularité dans ce cas est que les relations politiques devancent les relations économiques. Malgré cela, les entreprises avancent rapidement et nous atteindrons prochainement le niveau souhaité. C’est le résultat de votre leadership et de l’action de votre gouvernement, comme en témoigne la diversité des secteurs représentés au sein de cette délégation.
Le président Ilham Aliyev a déclaré : Oui, je le constate.
Kush Choksy a ajouté : « La délégation représente non seulement le secteur de l’énergie, mais aussi ceux des technologies, des produits alimentaires et des transports. Je tiens à vous remercier, Votre Excellence, pour cette opportunité.
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Les membres de la délégation ont tout d’abord exprimé leur gratitude au chef de l’État pour l’accueil qui leur a été réservé. De nombreux représentants de grandes entreprises ont fait part de leur satisfaction d’être en Azerbaïdjan et ont déclaré leur intention d’élargir la coopération avec le pays. Ils ont également fourni des informations sur les activités de leurs entreprises ainsi que sur les projets de coopération menés avec l’Azerbaïdjan.
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Kush Choksy a dit : Votre Excellence, je vous remercie. Nous souhaiterions vous inviter à Washington afin de rencontrer une délégation encore plus large représentant la communauté des affaires. L’intérêt pour l’Azerbaïdjan est très important. Je pense que tout a commencé il y a deux ans avec la COP, qui a été un événement très réussi et au cours de laquelle, comme vous l’avez rappelé, l’importance du pétrole, des énergies traditionnelles et des nouvelles sources d’énergie nécessaires au monde a été soulignée. Aujourd’hui, des représentants d’entreprises issues de tous les secteurs, tant traditionnels qu’émergents, sont réunis ici. Depuis lors, nous constatons un intérêt croissant pour l’Azerbaïdjan. Vos ministres sont toujours les bienvenus. Plus les possibilités d’échanges seront nombreuses, mieux les entreprises américaines percevront les opportunités existantes en Azerbaïdjan. Lors de votre prochaine visite à New York – je sais que votre agenda est chargé, mais nous planifierons cela à l’avance – nous vous demanderons de nous aider à organiser une table ronde dans le cadre de votre déplacement. Il serait peut-être possible d’arriver à New York un jour plus tôt, même un dimanche. Nous souhaiterions recueillir votre vision et vos avis à l’intention des entreprises.
Le président Ilham Aliyev a déclaré : Je vous remercie pour cette invitation et pour votre présence parmi nous. En examinant la liste des entreprises qui nous rendent visite, je constate que beaucoup d’entre elles entretiennent avec nous une coopération efficace depuis de nombreuses années. Certaines sont nouvelles, ce qui est tout à fait naturel, car dès les premières années de son indépendance, l’Azerbaïdjan a été très ouvert à la coopération internationale et a établi de solides contacts avec de nombreuses entreprises, y compris américaines. Il est donc tout à fait naturel que les noms de ces entreprises me soient très familiers.
Par ailleurs, à la suite de ma rencontre avec le président Trump à Washington en août dernier, les relations entre l’Azerbaïdjan et les États-Unis connaissent une phase de développement active, ce qui rend naturel l’élargissement des domaines de coopération. Ce même mois, nous avons signé un document préparatoire à la Charte de partenariat stratégique entre nos deux pays, incluant des clauses spécifiques. Depuis, j’ai envoyé quatre délégations gouvernementales à Washington pour discuter du commerce, de l’économie, des investissements, de l’énergie, de l’intelligence artificielle, de la défense et d’autres secteurs. De nombreux contacts ont eu lieu entre responsables gouvernementaux, et ma dernière rencontre avec le président Trump à Davos le mois dernier a encore une fois démontré l’importance et la cordialité de nos relations pour notre pays et toute la région.
Ainsi, en plus des domaines traditionnels de coopération tels que l’énergie, le commerce et les investissements, nous travaillons désormais sur des secteurs essentiels liés à la transformation numérique et à l’intelligence artificielle, et nous espérons que les entreprises américaines deviendront nos partenaires principaux. Nous avons déjà établi de bons contacts — d’ailleurs, vous aviez souligné ce point lors de la visite d’une de nos délégations gouvernementales. Des rencontres approfondies ont eu lieu avec des entreprises actives dans les télécommunications, l’intelligence artificielle et la création de centres de données. Aujourd’hui, ces secteurs constituent une priorité pour nous, et je considère que nous disposons de nombreux atouts.
Premièrement, notre position géographique. Deuxièmement, notre infrastructure de communication existante — pipelines pétroliers et gaziers, chemins de fer, lignes électriques — construite dans des périodes difficiles. Un autre point crucial est que nous disposons d’une grande quantité d’électricité non consommée, non utilisée et encore non exportée, actuellement d’environ 2 gigawatts. Dans la région plus large où se situe l’Azerbaïdjan, nous sommes le seul pays indépendant de toute importation d’énergie. Nous nous fournissons nous-mêmes en pétrole, gaz, produits pétroliers, produits pétrochimiques et électricité, et nous exportons tout cela. Ainsi, en plus de l’augmentation de nos exportations, bénéfique pour de nombreux pays, notre objectif est de mobiliser ce potentiel énergétique pour attirer des partenaires dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la transformation numérique, notamment des entreprises des Etats-Unis et d’autres pays. Concernant les combustibles fossiles — qui ont été longtemps stigmatisés pour des raisons politiques — nous nous félicitons que la politique du président Trump repose sur un scénario réaliste, loin du populisme et fondé sur la réalité. Le monde ne peut se passer de combustibles fossiles, et les pays disposant de réserves ne doivent pas être blâmés pour cela. Comme vous l’avez mentionné à propos de la COP, en tant que pays hôte, j’ai souligné que nous ne devrions pas être critiqués pour nos ressources en pétrole et en gaz.
J’ai également dit que de nombreux pays organisaient des COP et produisaient dix fois plus de pétrole et de gaz que l’Azerbaïdjan, sans pour autant subir d’attaques médiatiques. Mon message était que les pays doivent être évalués en fonction de la manière dont ils utilisent les revenus issus de l’exportation d’hydrocarbures. Tout le monde peut constater que la répartition des richesses en Azerbaïdjan se fait de manière très équitable. Deuxièmement, quelle est leur contribution aux questions climatiques ? Pour notre part, nous disposons de réserves de gaz naturel suffisantes pour au moins 100 ans, à la fois pour la consommation interne et pour l’exportation, et le fait d’investir et d’attirer des investissements dans les énergies renouvelables démontre réellement notre sens des responsabilités.
Comme je l’ai mentionné, nous produisons déjà 2 gigawatts d’énergie, et selon des contrats signés — pas de simples mémorandums d’accord, mais des contrats fermes — nous disposerons de 7 à 8 gigawatts supplémentaires d’énergie solaire et éolienne d’ici 2032. Tout cela contribuera à une économie en croissance, à une industrie en développement, et, dans la perspective de devenir l’un des hubs mondiaux pour l’intelligence artificielle et les centres de données, sera disponible pour la consommation intérieure. De plus, cela aidera de nombreux pays confrontés à des insuffisances ou à un manque de sources fiables d’électricité et de gaz. Parmi les projets sur lesquels nous travaillons figure un câble sous-marin reliant l’Azerbaïdjan à l’Europe via la mer Noire, ainsi que le projet TRIPP — Route Trump pour la paix et la prospérité internationale — destiné à établir de nouvelles lignes de transmission supplémentaires après la réconciliation entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
La connectivité aussi, nous la considérons comme l’un des axes prioritaires de notre action. D’importants travaux ont déjà été réalisés afin de porter nos infrastructures de transport et de logistique au niveau requis. À l’heure actuelle, la capacité de manutention de notre port maritime s’élève à 15 millions de tonnes et son extension la portera à 25 millions de tonnes. Nos chemins de fer sont en cours de modernisation. Une nouvelle ligne ferroviaire, qui traversera le territoire arménien et deviendra un prolongement supplémentaire du Couloir médian, est en cours de construction. Neuf aéroports internationaux, ainsi que l’une des plus grandes compagnies de fret aérien de la région, voire la plus grande, constituent déjà un atout majeur.
Compte tenu notamment de l’intérêt croissant pour les connectivités entre l’Azerbaïdjan et l’Asie centrale, ainsi qu’entre l’Azerbaïdjan et l’Europe, et au regard de notre expérience dans la construction de pipelines, nous sommes sans doute l’un des rares pays — voire le seul — capables de relier des États entre eux. La construction de pipelines est complexe et coûteuse, et dans notre géographie, les faire passer à travers les montagnes puis, si nécessaire, sous la mer, représente un défi majeur. De surcroît, lorsqu’il s’agit d’un pipeline traversant plusieurs pays, long de 3 500 kilomètres, reliant la mer Caspienne à l’Italie, il est indispensable d’entretenir de bonnes relations avec tous les partenaires concernés. Dans cette vaste région, seule l’Azerbaïdjan dispose d’une telle expérience. Ce n’est pas un éloge, c’est une réalité.
Les projets reliant plusieurs pays requièrent diplomatie, compétences, expérience et résultats concrets. Dans notre cas, nous réunissons tous ces éléments. Je suis convaincu que les résultats de votre mission se concrétiseront prochainement par des projets pratiques. Les membres du gouvernement que vous rencontrerez vous fourniront des informations plus détaillées sur nos plans et sur les projets en cours. Je pense que ce type de missions devrait se tenir régulièrement. Je suis prêt à vous rencontrer de nouveau lors de votre prochaine visite aux États-Unis et je vous invite également à venir ici au moins une fois par an afin de faire le point et d’examiner les prochaines étapes de notre coopération.
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La vice-présidente directrice de bp chargée de la communication et des affaires extérieures pour l’Amérique, Mary Street, a souligné le partenariat fructueux de longue date entre bp et l’Azerbaïdjan. Elle a évoqué le climat d’investissement positif observé dans le pays et a mis l’accent sur l’importance de la formation des cadres locaux. « Il ne s’agit pas seulement d’un environnement d’investissement favorable, mais aussi de la main-d’œuvre. Je vous en remercie », a déclaré l’invitée, ajoutant que bp entendait poursuivre et renforcer son partenariat solide avec l’Azerbaïdjan.
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Le président Ilham Aliyev a, pour sa part, souligné la coopération entre l’Azerbaïdjan et bp en déclarant : Je vous remercie. Comme vous l’avez indiqué, nous accordons nous aussi une grande importance à ce partenariat qui dure depuis plus de 30 ans. Il a joué un rôle essentiel dans la transformation du pays. En effet, lorsque bp et l’Azerbaïdjan ont entamé leur coopération en 1994, l’Azerbaïdjan faisait face à de graves difficultés. À cette époque, un million de nos concitoyens avaient été déplacés et se retrouvaient sans abri à la suite du nettoyage ethnique causé par l’agression de l’Arménie. Le budget de l’État était nul. Nous subissions des coupures d’électricité, il y avait une pénurie d’énergie électrique, et même la production pétrolière diminuait rapidement, avec des perspectives de réussite très limitées. L’attraction d’investissements de compagnies pétrolières internationales, principalement bp et d’autres, était la seule voie pour notre survie et la construction de l’État. Ainsi, la confiance accordée par bp et d’autres entreprises a joué un rôle déterminant, et nous ne l’oublierons jamais. Depuis lors, en plus de 30 ans, il n’y a eu ni différend ni litige juridique. C’est donc un bon exemple de coopération entre un pays hôte et une grande compagnie énergétique.
Aujourd’hui, cette coopération s’oriente vers la transition vers les énergies renouvelables. À Djabraïl, ville restée sous occupation jusqu’en 2020, bp participe à la création d’une centrale solaire de 240 mégawatts. La décarbonation du plus grand terminal pétrolier et gazier de Sangatchal constitue également une contribution majeure de bp à l’agenda vert. De nombreux autres projets sont également prévus, qu’il s’agisse de projets existants ou nouveaux, y compris l’augmentation de la production de gaz. Nous espérons en voir les résultats cette année dans le cadre du projet en eaux profondes Azeri-Tchirag-Gunechli. La stabilisation de la production pétrolière revêt également une importance particulière pour nous. Nous avons établi de bonnes relations avec toutes les compagnies énergétiques avec lesquelles nous travaillons efficacement et continuons de travailler. Je pense que c’est précisément pour cette raison que, malgré la baisse de la production pétrolière due à des facteurs objectifs, l’intérêt pour investir en Azerbaïdjan demeure très élevé.
Je vois les représentants d’Exxon, une entreprise qui a également été l’une des premières à s’engager dans des projets d’investissement en Azerbaïdjan et qui travaille aujourd’hui sur un nouveau projet, que nous espérons porteur de bons résultats. Lors de ma visite à Washington en août dernier, un mémorandum d’entente a été signé concernant un projet très prometteur et très attractif. En cas de succès, nous espérons qu’il nous offrira des possibilités supplémentaires pour développer notre industrie pétrolière et, parallèlement, qu’il nous donnera une occasion supplémentaire d’investir, comme nous l’avons toujours fait, les revenus tirés des ventes de pétrole dans l’économie non pétrolière.
À ce propos, la diversification de l’économie fait partie des objectifs que nous nous sommes fixés. Nous constatons de bons résultats. Je viens de consulter les données de janvier, les statistiques de ce mois de janvier : notre industrie hors pétrole et gaz a enregistré une croissance de près de 8 %. Cela est dû à cette diversification. Ainsi, les contrats et la coopération dans le domaine des sources d’énergie traditionnelles nous donnent la possibilité d’accumuler des ressources financières et de les réinvestir.
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Cristina Doros, vice-présidente directrice et responsable du groupe pays CISSEE chez Visa, a souligné que l’entreprise entretient depuis 30 ans une coopération efficace avec les banques locales. Elle a indiqué que Visa met en œuvre en Azerbaïdjan des projets visant à développer un système de paiement avancé, sécurisé et inclusif. Mme Doros a également exprimé sa gratitude pour la coopération et le partenariat avec le gouvernement azerbaïdjanais en matière d’initiatives conformes aux priorités nationales définies par la stratégie « Azerbaïdjan 2030 ».
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Remerciant Visa pour la coopération et évoquant les perspectives des relations, le président Ilham Aliyev a déclaré : « J’ai reçu de nos organismes gouvernementaux des informations faisant état d’une coopération très fructueuse avec Visa, et nous en sommes très satisfaits. Bien entendu, vous travaillez ici avec différents partenaires : le ministère de l’Économie, la Banque centrale, le ministère du Numérique et des Transports, ainsi que de nombreux autres. Vous connaissez notre agenda, nos plans et ce qui est mis en œuvre ici. Sans aucun doute, nous travaillerons étroitement avec Visa dans les années à venir afin de poursuivre la modernisation et de rendre la vie quotidienne des citoyens beaucoup plus simple. Je vous remercie vivement.
A la fin de la rencontre, le président Ilham Aliyev a évoqué le climat d’investissement favorable créé en Azerbaïdjan et, abordant le rôle du pays dans la sécurité énergétique de l’Europe, a dit : « Une fois encore, je vous remercie d’être parmi nous. J’ai examiné la liste des entreprises présentes et j’y ai reconnu celles avec lesquelles, comme je l’ai indiqué, nous collaborons depuis de nombreuses années. Elles ont déjà exprimé leurs points de vue dans leurs interventions, notamment Apple, Baker Hughes, Boeing, bp, Coca-Cola, Ericsson, Exxon, J.P. Morgan, Honeywell, Marriott, MasterCard, Visa, ainsi que certains noms qui me sont nouveaux. Je pense donc qu’il s’agit d’une composition équilibrée, permettant de s’appuyer sur les partenariats et la coopération existants, et offrant également, pour ceux qui visitent notre pays pour la première fois, une sorte de référence pour faire des affaires en Azerbaïdjan. En général, le climat des affaires dans le pays est très positif. Nous avons attiré d’importants investissements. Si l’on considère la taille du pays et sa population, 350 milliards de dollars d’investissements au cours des deux dernières décennies représentent un volume considérable. Et comme nous le savons tous, les investissements constituent le principal moteur du développement de tout pays. Nous avons toujours été ouverts aux investissements étrangers, à travers notre législation, y compris les accords de partage de production signés il y a trente ans. Pas un seul mot n’y a été modifié.
Je sais que ce n’est pas le cas ailleurs dans le monde. Parfois, lors des négociations, certaines concessions sont accordées, puis l’on souhaite les reconsidérer. Cela ne s’est jamais produit ici, car nous étions pleinement convaincus qu’il fallait instaurer la confiance, en particulier dans un pays qui se trouvait dans une situation très difficile, comme je l’ai mentionné, au début des années 1990. La confiance se construit au fil des années, et une seule mauvaise décision peut la détruire. Nous avons donc eu la chance de ne pas commettre cette erreur. Au contraire, aujourd’hui, le nombre d’entreprises qui travaillent avec nous ne cesse d’augmenter. La géographie de nos relations internationales s’élargit également. Des documents de partenariat stratégique, des accords et des déclarations ont été signés avec de nombreux pays, dont certains n’entretiennent pas de bonnes relations entre eux. Mais j’ai toujours affirmé que l’Azerbaïdjan ne sera jamais une zone de confrontation, il sera une zone de coopération.
Il y aura suffisamment de place pour tous et, bien entendu, l’agenda de développement du pays démontre que nous sommes sur la bonne voie. Aujourd’hui, comme je l’ai indiqué, les relations avec les États-Unis entrent dans une nouvelle ère absolument exceptionnelle. Nous sommes très enthousiastes et souhaitons profiter pleinement de cette opportunité majeure pour établir des contacts directs entre les entreprises.
L’Azerbaïdjan joue un rôle important dans la sécurité énergétique de nombreux pays. Dix d’entre eux sont membres de l’Union européenne et onze, dans le même temps, sont membres de l’OTAN. Pour ces pays, l’Azerbaïdjan devient aujourd’hui un partenaire bien plus important que jamais. Nous respectons scrupuleusement tous nos engagements et ne mélangeons jamais les agendas politiques avec les activités économiques, ce qui nous a également permis d’élargir notre présence internationale sur le marché énergétique mondial. Les projets de connectivité, que nous avons déjà évoqués, offrent de grandes opportunités pour la région. En effet, malgré les 30 années d’agression et d’occupation arméniennes auxquelles nous avons été confrontés, c’est l’Azerbaïdjan qui a fait le premier pas vers la paix. Après la libération de nos territoires et le rétablissement complet de notre intégrité territoriale et de notre souveraineté, par la force et par des moyens politiques, nous avons proposé la paix à l’Arménie — et cette paix a été obtenue avec l’aide du président Trump le 8 août 2025.
Et maintenant, nous avons non seulement levé toutes les restrictions sur le transit des marchandises vers l’Arménie — car l’Arménie ne dispose pas de routes de transport et de communication fiables, le transit via l’Azerbaïdjan est donc très important pour elle — mais nous avons également commencé à lui fournir des produits pétroliers afin d’établir les premiers éléments de coopération.
En ce qui concerne notre situation économique, elle est stable. Nous avons une dette extérieure très faible, à hauteur de 6,1 % de notre PIB, ce qui est probablement l’un des taux les plus bas au monde. Nous accumulons également des ressources financières et les consolidons chaque année afin que l’économie reste stable. Les principales agences de notation, telles que S&P, ont relevé notre note de crédit au niveau « investment grade » et ont donné des perspectives positives, ce qui reflète également les réformes entreprises. Nous observons une dynamique positive au niveau démographique. Notre population augmente — peut-être pas aussi rapidement qu’il y a dix ans — mais nous constatons une tendance similaire dans d’autres pays de la région. Néanmoins, la situation démographique est favorable. Le taux de pauvreté est d’environ 5 %, ce que je considère également comme un bon résultat. Cela démontre que le développement économique et la protection sociale ont progressé de concert en Azerbaïdjan, et c’est la raison de la stabilité politique, de la prévisibilité, de la stabilité économique et des opportunités. Ainsi, aujourd’hui, notre objectif principal est d’avancer conformément aux tendances mondiales, en particulier dans la transformation numérique, l’intelligence artificielle et les centres de données.
Beaucoup a déjà été accompli. Peut-être que cela n’est pas encore visible et qu’il ne devrait pas l’être pour l’instant, mais beaucoup de travail préparatoire a été réalisé, et notre plus grande attente est de travailler avec les entreprises américaines, qui sont des leaders dans ce domaine, en tant que partenaires stratégiques. D’ailleurs, dans le document que nous avons signé avec le président Trump, ainsi que dans la Charte de partenariat stratégique que nous prévoyons de signer, il y a une disposition spéciale concernant l’intelligence artificielle et tout ce qui s’y rapporte. Bien sûr, nous pourrions longuement discuter de ce qui a été fait et de ce que nous prévoyons, mais je pense qu’il sera préférable que vous puissiez tout voir de vos propres yeux, surtout pour ceux qui nous rendent visite pour la première fois.
Bien sûr, il est important de rencontrer les représentants du gouvernement, de s’engager avec le secteur des affaires et de découvrir le pays. Un dernier mot sur le secteur de l’hôtellerie. Nous sommes très heureux que Marriott étende sa présence en Azerbaïdjan, non seulement dans la capitale mais aussi dans les régions. J’espère que votre activité dans les régions se développera. Nous avons également d’autres chaînes hôtelières venues des États-Unis et d’ailleurs, et il existe encore un potentiel important, car le nombre de visiteurs étrangers en Azerbaïdjan augmente chaque année. Il n’y a eu qu’une seule période – celle du COVID et post-COVID – où l’on a observé un déclin, mais maintenant la situation se rétablit. Le taux d’occupation des hôtels est également à un niveau approprié. Les grands événements internationaux, que l’Azerbaïdjan accueille régulièrement, attirent aussi des touristes supplémentaires. Ma recommandation serait donc de considérer les opportunités à Bakou et dans les régions. Vous avez mentionné la station de ski. De grands projets de développement sont prévus sur ce site. Aujourd’hui, elle est déjà assez vaste et très confortable pour le sport. D’ailleurs, nous y organiserons le premier événement international en mars prochain. Ainsi, le secteur de l’hôtellerie possède un grand potentiel en Azerbaïdjan. J’espère que de nombreuses autres branches et chaînes de l’industrie hôtelière américaine viendront en Azerbaïdjan et constateront que c’est un endroit favorable pour investir et faire des affaires.