Le président Ilham Aliyev participe aux réunions ministérielles du Conseil consultatif du Corridor gazier méridional et du Conseil consultatif sur l’énergie verte MIS A JOUR 3 VIDEO
Bakou, 3 mars, AZERTAC
Ce mardi 3 mars 2026, Bakou a accueilli la 12ème réunion ministérielle du Conseil consultatif du Corridor gazier méridional et la 4ème réunion ministérielle du Conseil consultatif sur l’énergie verte.
Le président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a participé à l’événement.
Le ministre azerbaïdjanais de l’Énergie, Perviz Chahbazov, a dit :
- Votre Excellence, le Président de la République d’Azerbaïdjan, Monsieur Ilham Aliyev,
Distingué Commissaire européen à l’Énergie et au Logement, Monsieur Dan Jørgensen,
Chers ministres, Mesdames et Messieurs,
J’ai l’honneur de vous souhaiter la bienvenue à la 12ᵉ réunion ministérielle du Conseil consultatif du Corridor gazier méridional et à la 4ᵉ réunion ministérielle du Conseil consultatif sur l’énergie verte. Cette rencontre constitue une nouvelle étape importante dans nos efforts réussis visant à promouvoir le développement équilibré du gaz naturel et des énergies renouvelables, ainsi qu’à diversifier davantage la connectivité énergétique régionale.
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence, le Président de la République, M. Ilham Aliyev, pour son leadership constant et son soutien indéfectible qui ont permis de réaliser ce succès. J’ai maintenant l’honneur particulier d’inviter le Président Ilham Aliyev à prononcer le discours d’ouverture.
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Le président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a prononcé un discours lors de l’événement.
Discours du président Ilham Aliyev
- Mesdames et Messieurs, bonjour.
Tout d’abord, permettez-moi de souhaiter la bienvenue à tous nos invités. Un salut particulier à Monsieur le Commissaire - il vient d’arriver et aurait probablement besoin de repos, mais il est avec nous. Nous apprécions grandement sa participation à cet événement important, d’autant plus que nous savons qu’il avait des réunions très chargées à Bruxelles. Votre présence illustre une fois de plus le solide partenariat entre les institutions européennes et l’Azerbaïdjan dans le domaine de l’énergie, et au-delà.
Comme toujours, lors de la réunion annuelle du Conseil consultatif, nous passons en revue les travaux accomplis depuis la dernière réunion et planifions nos prochaines actions conjointes afin de renforcer la coopération et le partenariat dans le domaine de la sécurité énergétique et de l’approvisionnement énergétique durable.
Cela fait déjà plus d’une décennie que cette initiative fait preuve de sa durabilité, et nous comprenons aujourd’hui, peut-être mieux que lorsque nous l’avons lancée il y a 12 ans, combien il est essentiel de se réunir et d’aborder ensemble les questions importantes de sécurité énergétique.
En particulier, si l’on se penche sur ces douze dernières années, on constate une diversité de scénarios, de complications, de défis et de problèmes. Mais, malgré toutes ces difficultés et les périodes très difficiles que notre région a traversées, la sécurité énergétique assurée par l’Azerbaïdjan et ses partenaires pour plusieurs pays est devenue une réalité tangible, perceptible dans notre vie quotidienne. Si l’on examine ce qui a été accompli depuis notre dernière rencontre à Bakou l’an dernier, nous constatons une fois de plus des progrès. À chaque occasion, nous parlons précisément de progrès.
Lors de ma dernière intervention, j’avais indiqué que nous fournissions du gaz à 12 pays. Aujourd’hui, le nombre de pays où le gaz azerbaïdjanais a atteint ses consommateurs constitue 16. Selon cet indicateur, l’Azerbaïdjan occupe la première place mondiale en termes de nombre de pays approvisionnés par gazoduc.
Lors de cette même intervention, j’avais évoqué nos projets d’élargissement de la zone de fourniture de gaz. Comme vous pouvez le constater, ces plans ont été réalisés. Par ailleurs, un événement important a été l’extension de nos approvisionnements en gaz à des destinations situées au-delà de l’Europe. Pour la première fois, nous avons commencé à fournir du gaz à la Syrie afin de contribuer à réduire le déficit dramatique d’électricité que connaît le peuple syrien.
En fournissant 1,5 milliard de mètres cubes de gaz azerbaïdjanais à la Syrie, nous avons contribué à mieux protéger la population, à offrir davantage d’opportunités pour l’activité économique et à assurer le fonctionnement normal des entreprises, car il est bien connu que sans électricité, aucun développement n’est possible. Cette démarche revêt donc une importance majeure pour la Syrie, pour la région et pour l’Azerbaïdjan, car la diversification des approvisionnements en gaz est, pour nous comme pour tout pays, un enjeu crucial. Nous comprenons les défis auxquels sont confrontés les pays consommateurs dans le cadre de la diversification, mais il convient également de souligner que, pour les pays producteurs, la diversification constitue un facteur essentiel.
Nous constatons également une dynamique positive dans la coopération entre l’Azerbaïdjan, pays producteur, les pays de transit et les consommateurs. Cette unité, ces intérêts communs et ces bénéfices partagés constituent, selon moi, les principales raisons du succès de notre parcours qui dure depuis plus d’une décennie.
En ce qui concerne nos projets, oui, nous souhaitons renforcer notre présence sur le marché énergétique européen. Nous avons déjà commencé à fournir du gaz à deux nouveaux pays en Europe — l’Allemagne et l’Autriche. Ainsi, aujourd’hui, dix États membres de l’UE reçoivent du gaz depuis l’Azerbaïdjan. Dans les années à venir, avec la mise en production de nouveaux gisements gaziers en Azerbaïdjan, nous pourrons augmenter nos volumes de production. Mais pour cela, il est indispensable — comme nous l’avions déjà souligné précédemment — de réfléchir à l’extension des infrastructures de transport de gaz existantes, car le Corridor gazier méridional est aujourd’hui déjà pleinement saturé. Nous envisageons d’autres extensions et interconnexions afin de répondre à la demande actuelle et future du marché et, ainsi, d’exporter autant que possible, en tenant compte de la situation mondiale.
Cette année, nous prévoyons le démarrage de la production à partir des couches gazifères profondes du gisement Azeri-Tchirag-Gunechli. La mise en production était attendue l’an dernier, mais elle n’a pas eu lieu. Cette année, elle devrait toutefois démarrer. Dans deux à trois ans, nous prévoyons le lancement de la phase de développement à grande échelle du gisement d’Abcheron, ce qui permettra de tripler la production de gaz issue d’Abcheron. Nous attendons également le démarrage de la production de gaz dans le cadre de la deuxième phase du gisement d’Umid.
Concernant notre principale source de gaz naturel, Chahdeniz, nous prévoyons le démarrage de la production de sa nouvelle phase en 2028. L’ensemble de ces profils de production permettra, au niveau maximal d’exploitation, d’obtenir un volume supplémentaire de 10 à 15 milliards de mètres cubes de gaz. Comme je l’ai indiqué précédemment, cela nécessitera de nouveaux marchés, l’extension du réseau de pipelines existant et, bien sûr, la diversification de notre réseau de distribution de gaz.
Depuis plusieurs années, l’agenda vert fait également partie des discussions au Conseil consultatif. À ce titre, nous pouvons également présenter de bons résultats. En janvier dernier, nous avons inauguré la plus grande centrale éolienne de la région à ce jour — d’une capacité de 240 mégawatts — financée et construite par ACWA Power.
Il s’agit d’une source supplémentaire d’énergie verte par rapport à ce que nous possédions déjà. En 2023, Masdar a construit une centrale solaire d’une capacité de 230 mégawatts. Plusieurs projets sont déjà en phase de mise en œuvre, et nous prévoyons l’inauguration de nouvelles centrales d’énergie renouvelable dans les années à venir. Nous disposons ici d’une bonne combinaison d’investisseurs étrangers et d’entreprises locales. Parmi ces dernières, bien sûr, la SOCAR, mais pas seulement — des entreprises privées ont également commencé à investir dans les énergies renouvelables, car nous savons qu’il existe un fort potentiel et une demande importante sur le marché.
Il existe déjà des lignes de transmission, mais il y en aura encore davantage. Il nous faut travailler sur ce point. Nous devons collaborer conjointement sur les câbles énergétiques, y compris le câble reliant l’Azerbaïdjan à l’Europe à travers la mer Noire, ainsi que le câble reliant l’Asie centrale à l’Azerbaïdjan. Les deux accords ont été signés. L’étude de faisabilité est presque achevée pour un projet et le sera prochainement pour l’autre.
Si l’on se projette dans l’avenir, lorsque tous ces projets seront concrétisés, on constatera qu’ils seront très durables et, je dirais même, essentiels pour les corridors énergétiques de nombreux pays. Nos projets dans le domaine des énergies renouvelables reposent sur des contrats déjà signés.
Je tiens à souligner qu’il s’agit de contrats, et non de simples protocoles d’accord — ce sont donc des obligations contractuelles. D’ici 2032, nous prévoyons de produire 6 à 8 gigawatts d’électricité à partir de sources renouvelables. C’est, bien sûr, un atout considérable. Nous devons exporter cette énergie tout en l’utilisant pour la consommation domestique afin de remplacer le gaz naturel que nous utilisons actuellement pour produire de l’électricité, et ainsi créer les conditions pour une économie et une industrie en croissance, y compris dans des secteurs tels que les télécommunications, l’intelligence artificielle et les centres de données — des projets qui sont déjà en cours de réalisation, notamment après la signature, le mois dernier à Bakou, entre le Vice-Président des États-Unis et moi-même, de la Charte sur le Partenariat stratégique entre les États-Unis et l’Azerbaïdjan. Cette charte couvre de nombreux domaines, dont l’intelligence artificielle, l’énergie, la connectivité et bien d’autres encore.
Ainsi, la réalisation de nos plans, avec les États-Unis — la plus grande puissance — comme partenaire stratégique, semble tout à fait réaliste. Nous avons investi et continuons d’investir dans des centrales hydroélectriques. Ces projets sont mis en œuvre sur les territoires libérés de l’occupation arménienne. À ce jour, des centrales hydroélectriques d’une puissance de 307 mégawatts ont déjà été intégrées à notre système. Nos projets prévoient de presque doubler cette capacité dans deux à trois ans, ce qui nous offrira un potentiel supplémentaire ainsi qu’une énergie peu coûteuse.
Ainsi, hydroélectricité, solaire, éolien, et potentiellement thermique — nous étudions actuellement cette question — gaz et toutes les combinaisons possibles : c’est ainsi que cela doit fonctionner. Pour revenir à ce que nous avions évoqué lors de la COP29, lorsque nous avons accueilli cette conférence sur le climat, j’avais alors déclaré — bien que je me sois rendu compte que ce n’était pas la tendance à l’époque — que l’on ne peut pas ignorer les énergies fossiles. Les ignorer reviendrait à vivre dans ses rêves.
Nous souhaitons tous vivre sur une planète sûre et propre. Nous ne voulons tous pas subir les conséquences du changement climatique. D’ailleurs, on peut constater ici comment la mer Caspienne se réduit d’année en année. Mais, en même temps, il nous faut aborder cette question sous l’angle du pragmatisme et du réalisme, et non de l’idéologie. La combinaison des énergies fossiles et des énergies renouvelables, et surtout la reconnaissance des efforts de pays comme l’Azerbaïdjan — qui dispose de réserves fossiles suffisantes pour assurer l’approvisionnement du pays et de ses voisins pendant 100 ans, tout en investissant néanmoins des milliards dans les énergies renouvelables — voilà, selon moi, la voie à suivre. Je suis certain que toutes ces questions seront abordées lors de l’événement d’aujourd’hui, et que nous en tirerons de bonnes solutions.
Je tiens également à souligner que l’Azerbaïdjan joue un rôle important en tant que pays de transit fiable pour les ressources énergétiques. Nous assurons le transit essentiel du pétrole pour le Kazakhstan et le Turkménistan, et d’année en année, le volume de pétrole acheminé par notre système augmente. Nous disposons des capacités et de l’infrastructure nécessaires pour recevoir davantage de pétrole depuis les rives orientales de la mer Caspienne.
En ce qui concerne nos efforts sur le marché énergétique européen, je pense qu’il est important que l’auditoire sache que nous avons récemment acquis l’une des plus grandes centrales électriques de Türkiye, qui est d’une capacité de 870 mégawatts. Le mois dernier, un contrat a été signé avec la Serbie pour la construction d’une centrale de 500 mégawatts dans ce pays. Notre contribution à la sécurité énergétique ne se limite pas à nos frontières ni au Corridor gazier méridional.
Parmi nos réalisations importantes figure également l’acquisition de deux raffineries en Italie, d’une capacité totale de 10 millions de tonnes. Si l’on ajoute cela à ce que nous possédons déjà sur la côte égéenne de la Türkiye — une raffinerie de 12 millions de tonnes — nous disposerons au total d’une capacité de raffinage de 22 millions de tonnes dans les régions méditerranéennes et égéennes, ce qui contribuera assurément à garantir un approvisionnement durable en produits pétroliers. Des milliers de stations-service font également partie de cet accord.
Je ne souhaite pas prendre trop de votre temps. Je sais que vous serez très occupés, mais je tenais simplement à souligner les principales étapes qui permettent de comprendre nos plans, ce qui a été accompli et ce que nous prévoyons de réaliser. Je suis convaincu que, comme toujours, cette réunion sera productive, constructive et axée sur les résultats.
Merci.
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Perviz Chahbazov : Votre Excellence, Monsieur le Président, nous vous sommes extrêmement reconnaissants pour vos remarques précieuses. Le Conseil consultatif, créé grâce à une initiative visionnaire, s’est transformé en une plateforme essentielle, comme vous l’avez déjà souligné dans votre discours, et souligne l’importance de la diversification, des investissements prévisibles et du partenariat pour garantir la sécurité énergétique et la connectivité. Nous apprécions profondément votre soutien continu et vous adressons nos remerciements les plus sincères.
Avec votre permission, je cède maintenant la parole au Commissaire européen à l’Énergie et au Logement, M. Dan Jørgensen. Les principaux projets énergétiques de l’Azerbaïdjan sont orientés vers l’Europe et façonnent le partenariat énergétique stratégique en constante évolution entre l’Azerbaïdjan et l’UE.
Monsieur Jørgensen, la parole est à vous.
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Discours du commissaire Dan Jørgensen
- Merci, Monsieur le Ministre, Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs.
Je suis extrêmement heureux d’être ici aujourd’hui et je tiens à exprimer ma profonde gratitude pour l’accueil chaleureux réservé à mon égard à Bakou, ainsi que pour votre présence et votre participation à notre invitation. On dit souvent que « les bonnes choses viennent par trois ». Aujourd’hui étant le troisième jour du troisième mois, il me semble approprié de partager avec vous trois points clés pour notre discussion.
Tout d’abord, la sécurité énergétique. En 2020, le gaz a commencé à circuler de l’Azerbaïdjan vers l’Europe via le Corridor gazier méridional. En 2022, l’importance stratégique de ce corridor est devenue évidente. Lorsque la Russie a lancé sa guerre d’agression et utilisé l’énergie comme arme, l’Union européenne a pris la décision de diversifier ses approvisionnements énergétiques.
Pour remplacer l’énergie russe, nous nous sommes tournés vers nos partenaires les plus fiables, et l’Azerbaïdjan est devenu le principal d’entre eux. Depuis lors, nous avons considérablement augmenté les livraisons de gaz naturel via le Corridor gazier méridional. Et depuis fin 2020, le gazoduc transadriatique (TAP) a déjà acheminé plus de 50 milliards de mètres cubes de gaz caspien vers l’Europe.
Grâce au gaz caspien, la dépendance de l’UE au gaz russe est passée de 45 % des importations totales en 2022 à 12 % en 2025, et ces chiffres continueront de diminuer. En moins de deux ans, les 35 milliards de mètres cubes de gaz russe que nous importons encore chaque année disparaîtront de nos marchés. Les 10 milliards d’euros par an que l’UE dépense pour cette facture énergétique ne financeront plus la Russie ni son agression contre l’Ukraine.
Nous continuons de réduire notre dépendance au gaz russe, et l’importance de notre partenariat avec l’Azerbaïdjan va croître, apportant des bénéfices à la fois à la sécurité énergétique de l’Europe et à l’économie de l’Azerbaïdjan. Depuis le début des livraisons commerciales via le gazoduc transadriatique, l’Azerbaïdjan a obtenu environ 24 milliards d’euros de revenus d’exportation de gaz naturel provenant des acheteurs de l’UE jusqu’en 2024. Ma visite aujourd’hui est l’occasion de le souligner très clairement : les approvisionnements en gaz de l’Azerbaïdjan resteront un pilier important de la sécurité énergétique de l’UE.
L’UE restera un acheteur fiable du gaz azerbaïdjanais dans un avenir prévisible, soutenant ainsi la transformation structurelle de l’économie azerbaïdjanaise.
Permettez-moi de passer à mon deuxième point. L’avenir de la sécurité énergétique repose sur la transition propre et l’électrification. Dans l’UE, nous déployons des capacités d’énergie renouvelable à des niveaux records. En 2025, par exemple, les énergies renouvelables ont généré 45 % de notre électricité, tandis que les prix de l’électricité pour les consommateurs restent stables par rapport à l’année précédente. Je sais que l’Azerbaïdjan envisage également l’électrification comme un catalyseur pour réduire la consommation domestique de combustibles fossiles, ouvrant ainsi des opportunités supplémentaires de revenus liés à l’exportation de gaz.
De plus, je sais qu’il existe un potentiel énorme pour l’électrification dans toute la région, notamment pour le chauffage des habitations et des industries.
En vue de la COP31 en Türkiye, plaçons donc l’électrification en tête de l’agenda et identifions des domaines concrets pour une collaboration plus étroite. Permettez-moi de souligner ici le rôle de l’industrie européenne des technologies propres. L’UE offre un écosystème de technologies propres de classe mondiale, allant des technologies de réseau et de stockage aux énergies renouvelables et à l’hydrogène, en passant par les solutions numériques et de cybersécurité. Pour exploiter pleinement le potentiel de cette offre et mobiliser le capital privé à grande échelle, nous avons besoin de mécanismes d’approvisionnement transparents et compétitifs, d’une réglementation claire basée sur le marché et d’une prévisibilité à long terme. Avec ces conditions réunies, les entreprises européennes sont prêtes à s’engager et à investir, apportant leur capacité de financement, leur excellence technologique et des standards élevés en matière de cybersécurité et de fiabilité des systèmes.
Permettez-moi donc de passer à mon dernier point : la connectivité régionale. Dans le cadre de la Stratégie de la mer Noire, l’UE s’est engagée à un agenda de connectivité visant à améliorer les liaisons dans les domaines des transports, de l’énergie et du numérique avec la région de la mer Noire, la Türkiye, le Caucase du Sud et l’Asie centrale. Cet agenda de connectivité remplit trois objectifs. Premièrement, il fournit un cadre stratégique partagé. Deuxièmement, il établit les priorités en matière de réformes. Troisièmement, il relie les investissements aux politiques publiques. Il existe un intérêt mutuel à faire progresser cet agenda. La connectivité électrique régionale permet de réduire les coûts des systèmes énergétiques, de faciliter l’intégration des énergies renouvelables et d’autoriser des flux et des échanges d’électricité bidirectionnels. Cela renforcera le commerce régional de l’électricité et garantira une utilisation optimale des ressources renouvelables réparties dans la région.
La connectivité doit également être comprise de manière intégrée, englobant à la fois les infrastructures physiques et la connectivité « soft », incluant la convergence réglementaire, l’intégration des marchés et l’amélioration des cadres de gouvernance. L’UE est prête à explorer de nouvelles opportunités pour renforcer la connectivité énergétique et accompagner la transition énergétique dans la région, notamment par la mobilisation de garanties et d’instruments financiers mixtes.
La participation active du secteur privé sera essentielle, et les entreprises européennes apportent une valeur ajoutée significative en termes d’expertise, d’innovation et de standards. L’UE se tient également prête à soutenir les pays partenaires de la région pour renforcer davantage leurs réglementations énergétiques. La troisième phase récemment lancée du programme EU4Energy permettra de poursuivre ce travail et d’offrir un soutien technique concret tant au niveau bilatéral que régional.
Il est réjouissant de constater les projets d’interconnexions électriques transfrontalières annoncés ces dernières années. Compte tenu du nombre d’initiatives présentées, il est essentiel que ces projets soient mis en œuvre sur la base d’analyses économiques solides et d’une évaluation rigoureuse de leur intégration aux systèmes énergétiques. Je me réjouis de prendre connaissance des résultats des études de faisabilité actuellement en cours.
Chers amis, pour conclure, permettez-moi de vous remercier une fois encore, Votre Excellence, Monsieur le Président, de nous accueillir ici aujourd’hui et de nous offrir l’occasion d’approfondir nos échanges et de renforcer nos relations. En ces temps troublés, ces relations sont plus importantes que jamais. Monsieur le Président, l’an dernier, lorsque nous nous sommes rencontrés, nous avions effectivement déclaré : « Ce sont des temps complexes. » Aujourd’hui, malheureusement, ils le sont encore davantage. Animé par ces objectifs, je vous remercie pour votre attention et me réjouis de nos discussions. Merci.
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Perviz Chahbazov : Monsieur le Commissaire Jørgensen, je vous remercie pour votre discours riche d’enseignements. Sous votre coprésidence, nous sommes convaincus que le dialogue énergétique stratégique entre l’Azerbaïdjan et l’Union européenne continuera de se développer et de produire des résultats fructueux.
Ceci conclut notre séance d’ouverture.
Monsieur le Président, nous vous remercions vivement d’avoir été parmi nous aujourd’hui.
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La réunion a rassemblé des représentants de 27 pays, dont l’Azerbaïdjan et plusieurs États européens, ainsi que 11 institutions et organisations financières internationales et 49 entreprises énergétiques. Parmi les participants figurent des ministres, des vice-ministres et d’autres hauts responsables.
À l’issue de la séance d’ouverture, l’événement s’est poursuivi par une réunion ministérielle et des séances plénières intitulées sur les thèmes « Séance du Corridor gazier méridional : pérenniser les acquis et impulser la prochaine phase de développement du Corridor gazier méridional » et « Projets d’énergie verte ».
Une table ronde d’investissement Azerbaïdjan-Union européenne sur la connectivité verte aura lieu dans le cadre du Conseil consultatif.
Une conférence de presse sera organisée à l’issue de l’événement afin de présenter les résultats de la 12ème réunion ministérielle du Conseil consultatif du Corridor gazier méridional et de la 4ème réunion ministérielle du Conseil consultatif sur l’énergie verte.
La réunion ministérielle du Conseil consultatif du Corridor gazier méridional se tient depuis février 2015.