Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de l’eau
Bakou, 22 mars, AZERTAC
La Journée mondiale de l'eau, célébrée le 22 mars, est l’occasion de parler de la crise mondiale de l'eau et de son rôle croissant dans la mobilité climatique. Les chocs climatiques sont de plus en plus à l'origine des déplacements de populations, avec l'eau au cœur du problème – à travers les sécheresses, les inondations et l'eau non potable causée par la salinité, la pollution et la perturbation des services, selon l’OIM.
Cette année, le thème choisi est « Eau et genre : l’eau, source d’égalité », soulignant l’importance d’une gouvernance inclusive de l'eau où les femmes ont une place centrale et sont actrices de l'égalité et de la stabilité à long terme.
Pour les communautés déplacées et les migrants, l'eau et l'abri sont des fondements indissociables de la protection, de la dignité et du relèvement. Lorsque l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène font défaut, les abris surpeuplés et les environnements d'installation peuvent rapidement devenir dangereux, augmentant les risques sanitaires et les risques de protection – en particulier pour les femmes et les filles. Un relèvement durable dépend du rétablissement à la fois des systèmes d'eau essentiels et d'un abri sûr et adéquat, afin que les communautés puissent se reconstruire dans la stabilité et la dignité.
En tant que co-lead du Cluster mondial de coordination des abris, des terrains et des sites, l'OIM contribue à définir l'orientation des interventions en matière d'abri et de coordination des sites aux côtés de ses partenaires, en apportant une capacité opérationnelle, une expertise technique et une forte orientation protection à des actions intégrées et adaptées au genre en matière d'abri et d'EHA. En reliant les services, les normes et la coordination sur le terrain, l'OIM soutient l'amélioration des conditions de vie et veille à ce que le leadership des femmes et leurs besoins en matière de protection soient au cœur du relèvement et du renforcement de la résilience.
L'OIM appelle à un renforcement des financements, des partenariats et des politiques inclusives qui placent l'eau au cœur de la protection, de l'action climatique et du développement durable.
Les ressources en eau de l’Azerbaïdjan ne représentent que 15 % des ressources hydriques de la région
Les ressources en eau de l’Azerbaïdjan sont limitées par rapport aux autres pays du Caucase du Sud et ne représentent que 15 % des ressources hydriques de l’ensemble de la région.
Les ressources en eau de surface du pays proviennent des rivières, des lacs, des barrages et des glaciers, les rivières constituant la principale source. Environ 67 à 70 % des ressources fluviales se forment sur les territoires des pays voisins, le reste provenant du réseau hydrographique national.
Le volume total des ressources naturelles en eau des rivières est estimé entre 28,5 et 30,5 km³, dont 19,0 à 20,5 km³ proviennent des cours d’eau transfrontaliers et 9,5 à 10,0 km³ correspondent aux apports internes.
Lors des années de sécheresse, les ressources en eau diminuent à 22,6–27,0 km³. Sur ce volume, 14,3 à 17,1 km³ concernent les cours d’eau transfrontaliers.
Les ressources en eau des fleuves Kur (Koura) et Araz (Araxe) ont diminué jusqu’à 20 % en raison de leur utilisation sur les territoires des pays voisins. Cette situation accentue le déficit hydrique dans le pays (environ 4 à 5 km³ par an) et complique la satisfaction des besoins en eau en Azerbaïdjan.
Sous l’effet du changement climatique, les ressources en eau ont diminué au cours des dernières décennies et, selon les modèles climatiques internationaux, cette tendance devrait se poursuivre.
Parallèlement, la croissance démographique, le développement de divers secteurs économiques et l’extension des surfaces agricoles irriguées entraînent une augmentation constante de la demande en eau.