Bruxelles et Paris soutiennent le plan pour Dexia
Bakou, 10 octobre (AzerTac). La Belgique, la France et le Luxembourg ont convenu dimanche d'un nouveau plan de sauvetage de Dexia actuellement en cours d'examen par le conseil d'administration de la banque franco-belge, première victime de taille de la crise de la dette de la zone euro.
Réunis depuis 15 heures à Bruxelles, les administrateurs doivent entériner un plan censé aboutir à un démantèlement de l'ancien numéro un mondial du financement des collectivités locales, déjà sauvé de la faillite en 2008 grâce à un renflouement public de plus de six milliards d'euros.
En milieu de journée, à l'issue d'une réunion à laquelle participait également le ministre des Finances du Grand-duché Luc Frieden, les Premiers ministres belge Yves Leterme et français François Fillon ont assuré dans un communiqué commun que Bruxelles, Paris et Luxembourg apportaient tout leur soutien aux propositions du management du groupe bancaire.
"La solution proposée, qui est aussi le fruit de concertations intenses avec l'ensemble des partenaires concernés, sera présentée au Conseil d'administration de Dexia à qui il incombe d'approuver les propositions", ajoutent les deux Premiers ministres.
"Les trois gouvernements ont convenu de soumettre une proposition au conseil d'administration qui convient parfaitement aux objectifs du gouvernement belge, qui implique de prendre le contrôle de Dexia Banque Belgique, de la sécuriser et d'en faire une banque très sûre", a déclaré Yves Leterme à la télévision belge.
Dans le cadre du démantèlement de Dexia, les activités de la banque franco-belge pourraient être scindées et les actifs les plus risqués cantonnés dans une structure séparée.
Bruxelles et Paris doivent pour ce faire s'entendre sur les garanties qu'apporteront les deux pays à la structure de cantonnement devant accueillir le portefeuille obligataire de 95 milliards d'euros de Dexia, dans l'espoir de ne pas aggraver la situation de leurs finances publiques.
L'agence de notation Moody's a d'ailleurs accru la pression sur le camp belge vendredi soir : elle a placé la note souveraine Aa1 du royaume sous surveillance en expliquant entre autres vouloir évaluer les coûts et les passifs que l'Etat pourrait assumer en soutenant Dexia.