L’année la plus chaude
Bakou, 21 janvier (AzerTac). La température moyenne de la Terre en 2011 a été la neuvième plus élevée depuis que ces mesures ont commencé à être enregistrées en 1880, d'après la NASA qui a souligné que ce léger refroidissement ne signifiait en rien une fin de la tendance au réchauffement.
La température moyenne à la surface du globe a été de 14,38°C en 2011, soit 0,51 degré au-dessus de la température moyenne au milieu du XXe siècle. Neuf des dix années les plus chaudes dans les annales météorologiques se sont produites depuis 2000, la seule année du XXe siècle figurant dans cette liste étant 1998. Ainsi, 2011 entre directement à la place de 9e année la plus chaude, explique la NASA.
La comparaison avec les températures relevées dans le passé montre bien que la Terre continue à être plus chaude qu'il y a plusieurs décennies, selon l'agence américaine. "Nous savons que la planète absorbe plus d'énergie qu'elle n'en émet", souligne James Hansen, directeur de l'Institut Goddard de la NASA pour les études de l'espace (Giss), qui effectue régulièrement ces mesures de température autour du globe à l'aide de satellites. "De ce fait, nous continuons à observer la poursuite d'une tendance au réchauffement même avec les effets refroidissants du courant de La Niña dans le Pacifique et la faible activité solaire ces dernières années", ajoute-t-il.
En effet, la différence entre 2011 et l'année la plus chaude des annales (2010 à égalité avec 2005) est de seulement 0,12 degré. Etant donné l'importante variabilité naturelle du climat, les scientifiques ne s'attendent pas à une montée constante de la température, mais plutôt à la poursuite du réchauffement progressif au cours des prochaines décennies. Aujourd'hui, les températures sont maintenues à leur niveau élevé essentiellement à cause de l'accroissement des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, notamment le dioxyde de carbone (CO2), souligne la NASA.
Ces gaz absorbent les radiations infrarouges émises par la Terre et rejettent cette énergie dans l'atmosphère plutôt que de la laisser s'échapper dans l'espace. Alors que la concentration de ces substances dans l'atmosphère augmente, la quantité d'énergie qu'ils retiennent entraîne une montée des températures.