Le sous-marin nucléaire russe en feu immergé, incendie maîtrisé
Bakou, 30 décembre (AZERTAC). L'incendie sur un sous-marin nucléaire en réparation sur un chantier naval de Mourmansk (nord) a été circonscrit.
L'incendie a été localisé neuf heures après le début de l'accident qui s'est produit jeudi à 12h20 GMT.
Un responsable a indiqué que les réacteurs nucléaires du sous-marin
avaient été coupés et qu'ils ne présentaient plus aucun danger.
Plus de 100 pompiers ont participé à la lutte contre l'incendie qui a blessé neuf personnes qui ont dû être hospitalisées.
Une équipe de pompiers est toujours sur place et continue de déverser de l'eau sur la coque ainsi que dans l'espace entre les coques interne et externe du sous-marin.
Les commentaires du ministre semblent indiquer que l'incendie continuait mais que la décision d'immerger une partie du sous-marin a été payante et a permis de circonscrire le feu.
Une chaîne locale a diffusé des images d'une immense colonne de fumée au-dessus de ce chantier de la région de Mourmansk, dans le nord du pays. Des hélicoptères s'efforçaient d'éteindre les flammes qui, d'après des témoins, s'élevaient jusqu'à 10 mètres au-dessus du bâtiment.
Les autorités russes ont dit que toutes les armes avaient été retirées du sous-marin Ekaterinbourg (167 mètres), qui avait lancé en juillet dernier un missile balistique de la mer de Barents, et que son réacteur nucléaire avait été mis à l'arrêt.
Le feu semble avoir pris dans un échafaudage de bois au chantier naval de Rosliakovo, à 1.500 km au nord de Moscou, pendant les réparations dont faisait l'objet le sous-marin de type K-84 qui, selon certaines agences russes, avait été placé en cale sèche.
Le Ekaterinbourg, bâtiment de 18.200 tonnes construit en 1984, peut transporter 16 missiles balistiques dotés de quatre ogives chacun.
Le plus grave accident survenu à un submersible russe de l'ère postsoviétique remonte à août 2000 : le sous-marin nucléaire Koursk avait coulé en mer de Barents et les 118 personnes à bord avaient péri.