Législatives : 30.000 policiers et gendarmes mobilisés pour le second tour, annonce Darmanin
Paris, 4 juillet, AZERTAC,
Le ministre de l'Intérieur craint que l’«ultragauche» ou l’«ultradroite» créent le «désordre» ce dimanche.
Bien que le résultat du second tour des élections législatives soit encore inconnu, des inquiétudes vives se font déjà sentir à Beauvau. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a annoncé la mobilisation de 30.000 policiers et gendarmes, dont 5000 à Paris et en banlieue, pour prévenir tout trouble en marge de la soirée électorale dimanche. Ce «très gros dispositif» vise à empêcher que l’ultragauche ou l’ultradroite ne profitent des résultats pour semer le désordre.
Par ailleurs, sur France 2, le ministre a exprimé son émotion concernant l’agression de la porte-parole du gouvernement Prisca Thévenot mercredi soir à Meudon, alors qu’elle collait des affiches. «Il se passe quelque chose qui confine à la libération de la violence», a-t-il déploré.
Gérald Darmanin, lui-même candidat au second tour à Tourcoing, a réaffirmé qu’il ne voterait ni pour La France Insoumise (LFI), ni pour le Rassemblement National (RN). «Faire barrage au RN est une nécessité, mais pas au prix de voter pour un candidat de La France Insoumise», a-t-il déclaré. Il a critiqué LFI pour ne pas s’être positionnée dans l’arc républicain, pour n’avoir pas refusé l’antisémitisme, pour avoir accusé la police de tuer, et pour avoir participé aux attaques contre les gendarmes à Sainte-Soline. Il a également accusé le mouvement mélenchoniste de favoriser la montée du RN. «Nous devrons reconstruire, une fois que nous aurons fait barrage au RN, un projet pour que les gens votent pour quelque chose plutôt que contre», a-t-il ajouté.
Concernant une éventuelle «grande coalition allant d’une partie de la gauche jusqu’à une partie des Républicains», le ministre de l’Intérieur a rejeté cette hypothèse : «Moi, je ne souhaite pas participer à cela. Je suis un homme de droite qui soutient le président de la République avec loyauté depuis sept ans. Je pense qu’il faut reconstruire ».