Sans les crimes commis Serge Sarkisyan ne pouvait pas être élu président
Bakou, 16 janvier (AZERTAC). John Prescott (Royaume-Uni, SOC) et Axel Fischer (Allemagne, PPE/DC), co-rapporteurs de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) pour le suivi de l'Arménie, sont arrivés le 16 janvier à Erevan. Le but est d’enquêter les crimes commis lors des manifestations massives après les élections présidentielles en Arménie au mois de février 2008. Les proches des victimes de ces troubles ont organisé une action devant le bureau de l’Union européenne en Arménie et ont revendiqué l’enquête de ces événements par les organisations internationales.
Selon les informations diffusées par les médias arméniens, le pouvoir ne veut pas la révélation de ces crimes, c’est pourquoi les investigations se poursuivent depuis trois ans, mais les coupables n’ont pas été encore punis. Anna Ovanesyan, mère d’un jeune tué par balle lors de ces troubles, a informé que le pouvoir n’est pas intéressé de révéler les crimes qu’il a commis lui-même. Car, si ces crimes n’étaient pas commis, aujourd’hui Serge Sarkisyan ne pourrait pas être président. La police et les militaires en tirant sur le peuple les ont échasses de la place et S. Sarkisyan s’est proclamé le président.
Sarqis Kolyan qui a perdu son fils lors de ces troubles a critiqué les activités des corapporteurs définis par le Conseil de l’Europe. Il a noté que les corapporteurs interrogent les gens simples participants à ces actions de masse, tandis qu’ils doivent interroger la police et les militaires pour savoir ce qui leur avait ordonné de tirer sur les manifestants.
Rappelons que protestant contre la fraude aux élections présidentielles en Arménie au mois d’avril 2008 le peuple avait organisé des actions de masse et avait demandé la démission de Serge Sarkisyan. Lors de ces actions un massacre a été commis par la police et les troupes spéciales. Jusqu’à présent ces crimes n’ont pas été révélés.