Soudan : Plus de 300 enfants tués depuis le début de l’année
Bakou, 6 juillet, AZERTAC
C’est dans les États du Darfour et du Kordofan que l’on continue d’enregistrer le plus grand nombre de victimes parmi les enfants. La situation à Al Obeid et dans ses alentours, ainsi que plus largement dans tout le Kordofan du Nord, est particulièrement alarmante.
Depuis mai 2026, les frappes de drones et autres attaques auraient fait plus de 35 victimes parmi les enfants dans cet État, dont au moins 18 tués et plus de 17 blessés. Les enfants touchés étaient âgés de deux mois à 17 ans. Selon les informations disponibles, les attaques de drones seraient à l’origine de 60 % de ces victimes, ce qui met en évidence l’impact toujours plus important de cette méthode de guerre sur les enfants et les familles.
Les frappes répétées de drones et les bombardements ont également endommagé des infrastructures civiles, notamment des habitations, des écoles, des établissements de santé, des réseaux d’approvisionnement en eau et des marchés, perturbant ainsi les voies d’approvisionnement et mettant les services essentiels à rude épreuve. On estime à 500 000 le nombre de civils en danger à Al-Obeid et dans ses environs, ainsi que dans l’ensemble du Kordofan du Nord. Toute nouvelle détérioration de la situation pourrait exposer encore davantage d’enfants à la mort, aux blessures, au déplacement et à d’autres risques graves pour leur sécurité.
Aucun lieu n’est sûr pour les enfants au Soudan
« Les enfants sont pris au piège dans un cycle sans fin de violence, de déplacements et de privations », a déclaré Sheldon Yett, représentant de l’UNICEF au Soudan. « Pour beaucoup d’entre eux, il n’y a plus aucun endroit sûr. Ils sont tués et blessés chez eux, sur les routes, sur les marchés, et alors qu’ils tentent d’accéder à des services essentiels tels que l’éducation et les soins de santé. Les enfants ne doivent jamais être pris pour cible. Leurs vies, leurs droits et leur avenir doivent être protégés. »
La menace persistante d’attaques a également exacerbé la peur, l’angoisse et les traumatismes chez les enfants, en particulier au sein des communautés qui ont subi des bombardements répétés et des déplacements forcés. Les enfants ne sont pas seulement confrontés à un risque immédiat de mort ou de blessures. Le conflit continue de les exposer à de graves violations, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les groupes armés, les enlèvements, les violences sexuelles et les attaques contre les écoles et les hôpitaux.
L’UNICEF appelle toutes les parties au conflit à protéger les civils et les infrastructures civiles, à autoriser et faciliter un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave, et à prendre toutes les mesures possibles pour protéger les enfants contre toute forme de violence. (UNICEF)