La mémoire des victimes du génocide de Khodjaly commémorée à Rome
Bakou, 24 février, AZERTAC
Organisée conjointement par les ambassades de la République d'Azerbaïdjan près le Saint-Siège et en Italie, ainsi que par le Centre culturel à Rome, une cérémonie commémorative consacrée au génocide de Khodjaly s'est tenue à l'église San Giuseppe a Via Nomentana à Rome.
Des représentants du corps diplomatique, de la communauté locale, ainsi que les Azerbaïdjanais vivant à Rome ont assisté à cet événement. La cérémonie a débuté par l’observation d’une minute de silence à la mémoire des victimes du génocide.
L'ambassadeur d'Azerbaïdjan près le Saint-Siège, Ilgar Moukhtarov, a fait savoir que cette année marquait le 34e anniversaire des événements de Khodjaly, reconnus comme un acte de génocide par de nombreux pays et organisations internationales.
Le diplomate a également souligné les perspectives de paix et de coopération entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie. Il a dit que des étapes historiques telles que la signature de l'accord de paix préliminaire entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie le 8 août 2025 à Washington, en présence du président américain Donald Trump, ainsi que l'adoption d'une déclaration conjointe sur les relations interétatiques entre les deux pays, offraient une opportunité importante pour garantir une paix durable dans la région.
S’exprimant lors de l’événement, l'ambassadeur d'Azerbaïdjan en Italie, Rechad Aslanov, a donné des informations sur la situation géographique et la population de la ville de Khodjaly.
Il est à noter que dans la nuit du 25 au 26 février 1992, les forces militaires de l’Arménie, avec le soutien du 366e régiment motorisé de l’armée de l’ancienne URSS, stationné à Khankendi, ont assiégé Khodjaly. Munis des armes les plus modernes, les Arméniens ont attaqué la ville de Khodjaly et l’ont rasée. La ville a été entièrement détruite et incendiée par de nombreux engins militaires, ses habitants tués de façon particulièrement cruelle. Plusieurs ont été décapités, scalpés, brûlés vifs, les yeux leur ont été arrachés.
Ce génocide a coûté la vie, selon les chiffres officiels, à 613 personnes, dont 63 enfants, 106 femmes et 70 personnes âgées. Parmi eux, 8 familles ont été entièrement massacrées, 56 personnes ont été tuées de façon particulièrement cruelle, 27 familles n’ont qu’un seul membre vivant, 25 enfants ont perdu leurs deux parents, 130 enfants ont perdu un de leurs parents, 230 familles ont perdu leur chef de famille, 487 personnes en ont gardé des infirmités de différents degrés (dont 76 n’ayant pas atteint l’âge de la puberté), 1275 civils ont été faits prisonniers. Il manque encore toute trace de 150 personnes.