Un expert : L’Azerbaïdjan possède un agenda très vaste et substantiel avec Washington
Bakou, 12 février, AZERTAC
« Des discussions actives sur la Charte de partenariat stratégique entre l’Azerbaïdjan et les États-Unis étaient déjà en cours depuis le milieu de l’année 2025. Après les rencontres d’Abou Dhabi et de Washington, ces échanges se sont intensifiés dans plusieurs directions. Les États-Unis cherchent à élargir leurs relations avec l’ensemble des parties et à renforcer leurs positions dans la région. L’Azerbaïdjan, en tant que l’un des principaux acteurs régionaux, occupe une place importante dans ce processus », a déclaré Mourad Mouradov, directeur adjoint du Centre Toptchoubachov, dans un entretien à l’AZERTAC.
Il a souligné que les États-Unis et l’Azerbaïdjan entendaient développer une coopération multidimensionnelle : « Cette coopération ne se limite pas seulement aux intérêts économiques. L’Azerbaïdjan revêt une importance logistique pour Washington et suscite l’intérêt des États-Unis dans le contexte des relations régionales. Il apparaît que, dans un avenir proche, les efforts en vue de la levée complète de l’amendement 907 s’intensifieront davantage. Parallèlement, la question du développement de plusieurs secteurs économiques figurera également à l’agenda. Il s’agit notamment des hautes technologies (IT, big data, secteur spatial), de l’industrie et de divers domaines d’activité, avec le développement de la coopération tant au niveau de l’État que du secteur privé. »
Selon l’expert, ce processus pourrait potentiellement entraîner une augmentation de l’intérêt des investisseurs américains pour le pays. Par exemple, le président Ilham Aliyev a également reçu des membres de la Chambre de commerce américaine la veille de la visite du vice-président des États-Unis. À l’heure actuelle, la croissance économique mondiale ralentit et des risques géopolitiques persistent. Conformément à l’esprit de la Charte signée, ses résultats devraient se faire sentir prochainement. La signature d’une telle Charte impose par ailleurs certaines obligations.
« Dans le même temps, ce format de relations peut servir à maintenir une certaine volatilité dans la politique étrangère des États-Unis. On peut noter que la visite de J. D. Vance s’est globalement déroulée dans un format positif. On perçoit l’instauration de relations sincères entre les dirigeants. Il est également souligné que les déclarations formulées reposent exclusivement sur la dynamique bilatérale. Cela permet d’affirmer que l’Azerbaïdjan possède également un agenda très vaste et substantiel avec Washington. En définitive, la coopération prendra un caractère plus systématique, multidimensionnel et riche en contenu », a conclu Mourad Mouradov.