POLITIQUE


L’Ambassadeur d’Azerbaïdjan a évoqué la situation post-conflit au « Rotary Club » de Paris VIDEO

Paris, 9 juin, AZERTAC

« Grâce à notre courageuse armée, placée par notre Constitution sous la direction du Président de l'Azerbaïdjan, le Commandant Suprême Ilham Aliyev, nous avons libéré nos terres de l'occupation arménienne. Le conflit du Haut-Karabagh a donc été résolu, il n'y a plus de source de conflit. Notre pays a présenté ses propositions de paix sur la base de 5 principes visant à la normalisation des relations azerbaïdjanaises-arméniennes. La partie arménienne a accepté ces principes», a déclaré Rahman Mustafayev, Ambassadeur d’Azerbaïdjan en France. Il avait été invité à faire un exposé lors de la conférence "Situation actuelle et perspectives de paix entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie", organisée par M. Ardavan Amir-Aslani, premier vice-président du « Rotary Club » de Paris.

Au début de la conférence, Amir-Aslani a présenté l'Ambassadeur azerbaïdjanais et a introduit la séance par ces mots: "Depuis septembre 2020, le conflit opposant votre pays, l'Azerbaïdjan, à l'Arménie sur la question de la souveraineté sur le Haut-Karabagh, a défrayé la chronique".

"Cela a abouti à la libération des territoires occupés par l'Arménie, le Karabagh est aujourd'hui entre les mains de l'Azerbaïdjan".

"Aux yeux de beaucoup de Français, ce conflit a défrayé la chronique, il menace plus que jamais le sort des Chrétiens d'Orient et leur patrimoine historique. Certains médias, sûrement proches des Arméniens, disent que les édifices religieux ont été pris pour cible pendant cette guerre par votre armée afin, soi-disant, de réécrire l'Histoire et d'effacer la présence chrétienne de cette région".

"On rappelle également qu'il y a trente ans, quand les Arméniens ont envahi votre pays, ils ont arraché le Karabagh de la souveraineté légitime de l'Azerbaïdjan, ils ont également procédé à l'expulsion de la quasi-totalité des Azerbaïdjanais musulmans de cette région », et il a adressé à l’Ambassadeur d’Azerbaïdjan les questions suivantes : "Qu'en est-il aujourd'hui, maintenant que ce territoire est revenu dans les mains de votre pays? Quelle est aujourd'hui, Excellence, la situation du Karabagh? Quelles sont les perspectives d'avenir?".

Après avoir donné quelques informations sur l'histoire de l'Azerbaïdjan, l'Ambassadeur Rahman Mustafayev a parlé de la première guerre du Karabakh dans les années 1990. Il a rappelé que le conflit avait été la cause d'un million de réfugiés et de déplacés azerbaïdjanais, dont 250.000 réfugiés en provenance d'Arménie et 750.000 personnes déplacées du Karabagh et des régions avoisinantes. À cette époque, une personne sur huit de la population du pays était un réfugié ou un déplacé. Rappelant les résolutions et décisions de l'ONU, ainsi que celles d'autres organisations internationales sur le conflit du Haut-Karabagh, l'Ambassadeur a déclaré que le conflit du Haut-Karabagh était désormais résolu, qu'il n'y avait pas et qu'il n'y aurait pas de territoire administratif du Haut-Karabagh en Azerbaïdjan.

L'Ambassadeur a parlé de la politique post-conflit de l'Azerbaïdjan. Soulignant que l'Azerbaïdjan est confronté à des tâches difficiles telles que la reconstruction des villes et des villages détruits, la réfection des infrastructures et la réhabilitation de l'environnement souillé dans les territoires libérés. Il a déclaré que le principal problème est le déminage des zones libérées du Karabagh. Ce sera un processus très complexe et de grande échelle qui prendra beaucoup de temps, et qui retardera le retour des Azerbaïdjanais expulsés pendant la Première Guerre de la région azerbaïdjanaise du Karabagh et des autres régions d'Azerbaïdjan anciennement occupées. Les régions sont parsemées de mines terrestres et d'autres explosifs de guerre qui constituent une menace directe pour les civils.

Il a souligné que les régions libérées de l'occupation arménienne avaient été complètement dévastées par l'occupant. La ville d'Aghdam a été surnommée « la Hiroshima du Caucase » par la presse étrangère. Il a parlé des monuments historiques, religieux et culturels azerbaïdjanais détruits par les forces armées arméniennes dans ces régions. Il a indiqué qu'une réponse était attendue de l'UNESCO aux fins d'envoyer une mission technique en Arménie et dans les zones récemment libérées d'Azerbaïdjan.

Il a rappelé que l'Arménie n'avait pas encore fourni d'informations sur le sort d'environ 4.000 Azerbaïdjanais portés disparus lors de la première guerre du Karabagh.

L'Azerbaïdjan est un pays démocratique, laïc, multiculturel et multiconfessionnel, où les représentants de nombreuses minorités nationales vivent ensemble en paix, rappelle-t-il. Evoquant la politique de paix menée par l'Azerbaïdjan, il a énuméré les cinq principes avancés par Bakou pour normaliser les relations entre les deux pays. Il a dit que ces principes avaient déjà été acceptés par l'Arménie. Il a fourni des informations aux participants à la conférence sur la récente réunion trilatérale qui s'est tenue à Bruxelles. Il a indiqué que des commissions compétentes avaient été mises en place pour la délimitation et la démarcation des frontières, ainsi que pour la construction du corridor de transport Zenguézour. Il a enfin souligné les contributions positives du corridor de transport Zenguézour à l'économie régionale, et notamment à l'économie arménienne.

En conclusion de son intervention, l'ambassadeur Rahman Mustafayev a répondu aux questions des participants à la conférence.

La conférence s'est déroulée en présence de Didier Philastr, Président du Rotary Club de Paris, des vice-présidents et de ses nombreux membres.

Il est à noter qu’il existe en France Métropolitaine 1078 Rotary Clubs divisés en 18 districts et comptant 32 000 membres. Le Rotary Club de Paris compte 2 000 membres.

 

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