La fonte des glaciers menace l’humanité
Bakou, 24 novembre, AZERTAC
La fonte des glaciers et des banquises aura des conséquences dévastatrices, notamment la montée des eaux, des inondations ou la libération de méthane, puissant gaz à effet de serre, indique le site web de l’UNRIC.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, se rend jeudi 23 novembre en Antarctique pour constater les effets du changement climatique. Récemment, en visite au Népal, au pied du mont Everest, il avait appelé le monde à « mettre fin à la folie du changement climatique ». « Les toits du monde s’effondrent », a déclaré le chef de l’ONU, avertissant que la « disparition totale des glaciers » est encore plus grave.
Le Népal a perdu près d’un tiers de son volume de glace en 30 ans, les glaciers fondant 65% plus rapidement au cours de la dernière décennie que lors de la précédente.
Les années 2021 et 2022 ont été marquées par une perte massive de glaciers de montagne, dépassant de 20 % la décennie précédente. Une perte presque irréversible de 200 000 glaciers a été enregistrée en Europe, en Afrique, en Océanie, en Asie et en Amérique. Au moins la moitié de ces glaciers devraient disparaître d’ici à 2100.
Les températures de surface dans l’Arctique ont augmenté jusqu’à quatre fois plus que la moyenne mondiale au cours des quarante dernières années, accélérant la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. La surface de la banquise antarctique a atteint un niveau record en octobre, affectant les colonies de manchots empereurs.
Le recul des glaciers de haute montagne menace la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau de deux milliards de personnes, en affectant les rivières, l’agriculture et la production d’électricité.
L’élévation du niveau des mers expose une personne sur dix dans les zones côtières, dont la moitié est due à la fonte de la cryosphère.
Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a récemment publié trois rapports qui montrent que les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter, tout comme la production d’énergies fossiles et que les moyens financiers pour l’adaptation restent insuffisants.
Les prévisions du PNUE montrent que les températures pourraient augmenter de 2,9° Celsius d’ici la fin du siècle, soit bien plus que l’objectif de 1,5° prévu par l’Accord de Paris.