Vance : Les États-Unis veulent conclure un accord de grande envergure avec l’Iran
Bakou, 15 avril, AZERTAC
Le vice-président des Etats-Unis JD Vance a déclaré mardi qu'il tentera d'obtenir un « accord de grande envergure » avec l'Iran, alors qu'il devrait mener de nouvelles négociations en face-à-face entre Washington et Téhéran, lesquelles, selon le président américain Donald Trump, pourraient avoir lieu dans le courant de cette semaine au Pakistan, selon Xinhua.
Toutes les parties présentes à la table des négociations à Islamabad « voulaient conclure un accord » malgré des décennies de « méfiance » profonde entre les deux pays, a indiqué M. Vance lors d'un événement dans l'Etat de Géorgie, dans le sud des Etats-Unis. Il a mené samedi les pourparlers de 21 heures avec les Iraniens au Pakistan.
« (M.) Trump ne veut pas conclure un accord mineur. Il veut conclure un accord de grande envergure », a déclaré M. Vance à son auditoire, ajoutant que la politique de M. Trump est que l'Iran « ne dispose pas d'arme nucléaire ».
Outre le vice-président, l'envoyé spécial de M. Trump, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, devraient également assister à une éventuelle deuxième réunion, a rapporté mardi la chaîne américaine d'information CNN, citant des sources proches du dossier.
« De futures discussions sont à l'étude, mais rien n'a été programmé pour l'instant », a confié un responsable américain à CNN.
M. Trump a assuré mardi au journal américain New York Post qu'un nouveau cycle de pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran « pourrait avoir lieu au cours des deux prochains jours » au Pakistan.
« Il pourrait se passer quelque chose au cours des deux prochains jours, et nous sommes plutôt enclins à nous y rendre », a confirmé M. Trump à propos des pourparlers lors d'un entretien téléphonique.
Il a affirmé lundi que le point d'achoppement dans les négociations avec l'Iran « concerne le nucléaire » et qu'une priorité pour les Etats-Unis est de récupérer l'uranium enrichi de l'Iran.
Washington a proposé une suspension de 20 ans des activités nucléaires de l'Iran, à laquelle Téhéran a répondu par une contre-proposition de gel de son programme nucléaire pour une durée maximale de cinq ans lors de leur première série de pourparlers, a rapporté lundi le quotidien américain The New York Times.