France: la polémique enfle autour d’un voyage de la maire de Paris
Paris, 9 novembre, AZERTAC,
Le 15 octobre, Anne Hidalgo a effectué un voyage de trois semaines, comprenant une partie officielle à Nouméa, une escale à Tahiti, suivie de vacances privées. Ce déplacement soulève des préoccupations politiques, notamment en raison d'événements sensibles tels que l'attaque du Hamas et le meurtre d'un professeur à Arras. Bien que l'équipe de la maire ait envisagé l'opportunité d'une absence prolongée, le voyage a été maintenu. Anne Hidalgo a choisi de ne pas médiatiser son séjour tropical, publiant des messages sur les réseaux sociaux donnant l'impression qu'elle était à Paris. Le programme officiel de la maire n'est pas rendu public, et la délégation qui l'accompagne comprend six personnes.
Le Canard enchaîné révèle le déplacement fin octobre, incitant l'opposition à poser des questions sur l'objectif, le programme, et le coût du voyage. La mairie se défend en soulignant les multiples objectifs du déplacement, notamment des rencontres officielles en Nouvelle-Calédonie et à Tahiti, liées à la Nuit blanche, l'urgence climatique, et les Jeux Olympiques. La polémique s'intensifie lorsque l'on découvre qu'Anne Hidalgo n'a pas visité le site Olympique du surf en raison de tensions locales. Les questions persistent sur le financement du voyage, avec des incohérences dans les déclarations de la mairie.
L'opposition municipale demande des éclaircissements, soulevant des préoccupations sur d'éventuels détournements de moyens et de fonds publics. La majorité municipale écologiste préfère ne pas prendre position avant le prochain Conseil de Paris. Anne Hidalgo revient à Paris le 5 novembre après un mois d'absence, dont elle a passé une partie en Polynésie française avec sa famille. La mairie publie un communiqué détaillant l'emploi du temps de la délégation officielle et les dépenses, affirmant que le voyage avait pour objectif de travailler sur des dossiers spécifiques. Le montant total du déplacement s'élève à 59 500 euros, financé par les deniers municipaux.