L’Azerbaïdjan est le partenaire stratégique de l’Allemagne
Bakou, 12 janvier (AZERTAC). Un article « L’Azerbaïdjan est le partenaire stratégique de l’Allemagne » est publié sur le site internet «La voix juive de l’Allemagne » (http://jewish-voice-from-germany.de/cms/azerbaijan-a-strategic-partner-for-germanys-energy-transition/).
L’auteur Siegfried Guterman rappelle que l’Allemagne a décidé de transformer complètement sa politique énergétique après la catastrophe de Fukushima. Toutes les parties sont en faveur de l’abandon du nucléaire d’ici 2022. A la lumière de cette décision, la grande économie industrielle de l’Europe sera de plus en plus dépendante des importations de gaz naturels ainsi avoir à produire sa propre énergie renouvelable.
«Berlin est désormais obligé de chercher d’autres partenaires politiques et économiques. Au - delà de la relation transatlantique solide, Berlin s’est maintenant tourné vers la région de Caucase. Cette région est abondante des ressources naturelles. Il y a de nombreuse opportunités prometteuses pour les partenaires» écrit Guterman.
L’auteur souligne que dans cette région le seul partenaire potentiellement stratégique pour Berlin est l’Azerbaïdjan. Les secteurs publics et privés sont de plus en plus conscients de l’importance croissante de Bakou. Les experts économiques allemands et européens étudient le potentiel des projets mis en œuvre dans le pays. Le point central de ces missions commerciales sont bien sûr des réserves importantes de pétrole et de gaz de l’Azerbaïdjan.
Représentants économiques de l'Allemagne et de l'Europe ont été sonder le potentiel pour des projets de collaboration dans le pays. Le point central de ces missions commerciales de l'huile est bien sûr l'Azerbaïdjan `s importante et des réserves de gaz. L’Europe essaye d’en profiter pour assurer sa sécurité énergétique. Guterman estime que l’Union européenne veut éviter la dépendance énergétique unilatérale et prends des mesures pour veiller à ce que le gaz azerbaïdjanais puisse également être canalisé vers l’ouest pour les Etats membres de l’UE.
Günter Oettinger, commissaire européen en charge de l’énergie, est particulièrement actif pour tenter d’empêcher l’UE de devenir entièrement dépendante de l’importation de gaz d’un seul pays. L’auteur écrit en se référant à l’interview de G. Oettinger à la JVG : « Le plus important pour l’Europe est d’assurer à long terme la sécurité énergétique. L’Azerbaïdjan est un pays stable politiquement et surtout, un fournisseur stratégique de pétrole et de gaz, en particulier pour l’Europe ». Le gouvernement et le parlement fédéraux de l’Allemagne commence à discerner l’importance de l’Azerbaïdjan pour l’avenir de l’Allemagne.
Il cite aussi Philipp Rösler, ministre allemand de l’Economie : « Les partenaires fiable et à long terme sont une importance vitale pour l’Allemagne afin d’assurer son approvisionnement future en énergie. L’Azerbaïdjan peut apporter une contribution significatif à la diversification de nos approvisionnements énergétiques et réduire ainsi la dépendance d’autres pays ».
Guterman écrit sur le gisement de gaz de Chahdeniz, dont il appelle «une mine d’or » : « Le gisement de Chahdeniz - l’un des plus grands gisements, est aujourd’hui le fondement d’une diversification bien nécessaire de l’approvisionnement énergétique de l’UE. Une décision sera prise en mars si le gaz vers l’Europe occidentale est assuré par le gazoduc de « Nabucco » ou de « Transadriatique ». Jusqu’à la fin 2012, le projet Nabucco qui portera le gaz à travers de Turquie, la Bulgarie et l’Autriche, était soutenu par la société allemande « RWE ». Cette société avait une part de 17% dans ce projet. A la suite de la réévaluation du projet, l’émergence des conclusions négatives inattendues à conduit « RWE » à vendre sa part au groupe autrichien OMV.
Le gaz azerbaïdjanais sera acheminé, par le gazoduc alternatif TAP, à travers de la Grèce, de l’Albanie et puis à travers de la mer Adriatique en Italie. Le consortium de TAP comprend la société allemande « E.ON », la société norvégienne « Statoil » et celle de la Suisse « « EGL ». Actuellement le projet TAP semble plus prometteur.
bp et la Société d’Etat des Pétroles de la république d’Azerbaïdjan (SOCAR) ont signé un contrat sur l’exploitation du gisement de gaz « Chahdeniz ». La SOCAR a été fondée en 1993. Cette Société a environ soixante milles employés. Les prochaines années, les travaux sur le gisement de « Chahdeniz » débuteront. Selon ce projet, ce gisement devrait donner environ 16 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. Le volume de l’extrait atteindra à 50 milliards de mètres cubes jusqu’en 2025, ce qui assurera la demande de trente millions de consommateurs.
L’auteur écrit que les réserves énergétiques totales de l’Azerbaïdjan sont 2 milliards 550 millions de mètres cubes de gaz et 2 milliards de tonnes de pétrole brut.
Guterman met l’accent sur les réalisations de l’Azerbaïdjan dans la politique étrangère et dans la construction de la démocratie. L’approvisionnement énergétique fiable de l’Allemagne est aussi important pour la sécurité. L’auteur souligné que la Russie est une puissance mondiale avec ses propres intérêts stratégiques. L’Azerbaïdjan est un pays relativement petit, pas d’ambitions impériales. Mais l’Azerbaïdjan est un partenaire stable et fiable.
L’Azerbaïdjan a d’environ la même taille que l’Autriche avec une population d’environ 9 millions.
Logé le rivage de la mer Caspienne, au carrefour de l’Europe et de l’Asie Centrale, ce pays a une position géographique favorable. Depuis le rétablissement de son indépendance en 1991, l’Azerbaïdjan a mis en place des structures politiques sur le modèle de la démocratie occidentale et a mis en œuvre des réformes.
Etant une république présidentielle, un grand nombre de partis politiques fonctionnent au parlement azerbaïdjanais. Il y a des centaines d’agences de presse et de téléradio.
L’auteur écrit ensuite : «Bien qu’on oublie souvent, nous devons dire que l’Azerbaïdjan est un pays de tolérance religieuse et ouvert culturellement. La majorité de sa population est musulmane, mais les droits des minorités y sont respectes, les chrétiens, les juifs sont libres de pratiquer leurs croyances religieuses. Après l’Israël, l’Espagne et l’Allemagne, la communauté azerbaïdjanaise juive est l’une des plus grandes dans le monde. Un pionnier culturel aussi, le premier opéra fut construit à Bakou dans l’Orient musulman.
Les statues des femmes sont également louables, la Coupe du monde de football féminin 2012 de moins de 17 ans s’est tenue en Azerbaïdjan.
Dans sa politique intérieure et étrangère, l’Azerbaïdjan tâche de maintenir la stabilité et l’équilibre. Cependant, l’Etat dispose un problème douloureux. Après l’effondrement de l’Union soviétique, le conflit violent a déclenché entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Au cours du conflit, les troupes arméniennes a occupé 20% du territoire azerbaïdjanais, y compris le Haut Karabagh. En dépit de quatre résolutions (822, 853, 874, 884) du Conseil de sécurité de l’ONU depuis 1993, Erevan maintient sous son occupation illégale des territoires azerbaïdjanais, au mépris du droit international.
Guterman souligne à plusieurs reprises que l’occupation de la région du Haut Karabagh de l’Azerbaïdjan par l’Arménie ralentit le progrès de cette région et constitue une menace pour la sécurité régionale. Sigmar Gabriel, président du Parti Social démocrate (PSD) déplore la non mise en oeuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et la situation des réfugiés et des déplacés. Guterman cite Gabriel : «le conflit arméno - azerbaïdjanais n’est pas résolu depuis près de 20 ans, les déplacés ne peuvent pas rentrer à leur foyer natal. Les hostilités militaires entre les deux pays ont officiellement pris fin avec l’accord de 1994 de cessez- le -feu, mais cela n’a pas encore conduit à la paix. Les escarmouches qui entraînent des blessures et des morts, se produisent régulièrement le long de la ligne de contact entre les deux côtés. Les résolutions de l’ONU n’ont pas été mises en œuvre et les réfugiés sont toujours en attente d’une solution ».
Guterman cite un autre politicien, selon lui, Martin Schultz, président du parlement européen, partage aussi cette idée : «L’Union Européenne mérite le prix Nobel. Pas seulement pour son rôle pacificateur dans le continent, mais aussi pour son rôle dans la résolution des conflits au-delà de ses frontières. Cela pousse l’Union à participer activement au règlement des conflits. Les conflits du Haut Karabagh, le Sahara Occidental et le Moyen - Orient viennent à l’esprit ».
L’occupation d’une grande partie de l’Azerbaïdjan a été ignorée par la communauté internationale. L’Etat azerbaïdjanais n’est pas seulement la victime du pays voisin, mais aussi celle de l’indifférence de l’Europe occidentale ».
«Azerbaïdjan veut consolider ses relations avec l’Europe occidentale. Il est grand temps que les politiciens et les hommes d’affaires, surtout les politiciens allemands, doivent le prendre en considération et améliorer les relations avec cette jeune République. Les mesures prises pour mettre fin au conflit serait également dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne», conclut l’auteur.