Le 15 mai, c’est la Journée internationale des familles
Bakou, 15 mai, AZERTAC
Le thème de la célébration de 2026, « Familles, inégalités et bien-être des enfants », souligne à quel point l’aggravation des inégalités façonne la vie familiale et influence l’avenir des enfants. Il appelle à un renforcement des investissements dans des politiques intégrées et axées sur la famille afin de réduire les disparités et de favoriser le développement sain des enfants.
Les familles sont au cœur du progrès social et économique, mais beaucoup sont confrontées à la précarité des revenus, à un soutien limité en matière de prise en charge des enfants et à un accès inégal aux services essentiels. Sans soutien adéquat, les familles avec de jeunes enfants sont exposées à des risques accrus de pauvreté, ce qui a des effets durables sur la santé, l’éducation et le bien-être général des enfants. L’instabilité des revenus, le soutien limité en matière de prise en charge des enfants et l’accès restreint aux services peuvent entraver le développement des enfants, en particulier lorsqu’ils sont aggravés par des inégalités liées au genre, à l’origine ethnique, au statut de migrant ou au handicap.
Alors que les disparités mondiales s’accentuent, la célébration de cette année mettra en lumière les écarts en matière de revenus, d’éducation, de soins de santé, d’accès au numérique et de services essentiels qui déterminent les chances de réussite des enfants. Elle soulignera la nécessité de mettre en place des systèmes de protection sociale intégrés — comprenant des allocations familiales, des congés parentaux, des services de garde d’enfants abordables et une éducation précoce — afin de renforcer la résilience des familles, de réduire la pauvreté et de promouvoir l’égalité des chances.
Cet événement favorisera également le dialogue entre les États Membres, les entités des Nations Unies et la société civile. Il mettra en avant les bonnes pratiques politiques et lancera un nouveau document de recherche examinant les tendances en matière d’inégalités et les solutions politiques dans le contexte du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
Historique
Au cours des années 1980, les Nations Unies se sont de plus en plus intéressées aux questions concernant à la famille.
En 1983, le Conseil économique et social (ECOSOC), sur recommandation de la Commission du développement social à sa vingt-huitième session, a adopté une résolution (E/RES/1983/23) sur le rôle de la famille dans le processus du développement, dans laquelle il prie notamment le Secrétaire général « de promouvoir auprès des décideurs et du public une meilleure connaissance des problèmes et des besoins de la famille, ainsi que des moyens efficaces d'y faire face ».
Le 29 mai 1985, dans sa résolution E/RES/1985/29, le Conseil a invité l'Assemblée générale de l'ONU à étudier la possibilité d'inscrire à son ordre du jour une question intitulée « Les familles dans le développement » afin de prier le Secrétaire général de lancer un processus de développement de la prise de conscience globale des problèmes axés sur les gouvernements, les institutions intergouvernementales et non gouvernementales et l'opinion publique.
Plus tard, le 7 décembre 1987, sur recommandation de la Commission du développement social à sa trentième session et du Conseil lui-même à sa première session ordinaire de 1987 (résolution E/RES/1987/42 en date du 28 mai 1987), l'Assemblée générale a adopté sa résolution A/RES/42/134, dans laquelle elle invite « tous les États à donner leur avis sur la proclamation éventuelle d'une année internationale de la famille ». Elle priait également le Secrétaire général « de lui présenter, lors de sa quarante-troisième session, un rapport détaillé, fondé sur les observations et propositions des États Membres, concernant la proclamation éventuelle d'une telle année et d'autres moyens d'améliorer la situation et le bien-être de la famille et d'intensifier la coopération internationale dans le cadre des efforts mondiaux visant à favoriser le progrès et le développement dans le domaine social ».
L'Année internationale de la famille, 1994, a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution A/RES/44/82 du 9 décembre 1989.
En 1993, l'Assemblée générale, dans sa résolution A/RES/47/237, a proclamé le 15 mai de chaque année Journée internationale des familles, afin de mieux faire connaître les questions liées à la famille et d’accroître la connaissance des enjeux sociaux, économiques et démographiques qui les affectent.
Le 25 septembre 2015, les 163 États Membres des Nations Unies ont adopté à l'unanimité les 17 Objectifs de développement durable, visant à éliminer la pauvreté, la discrimination, les abus et les décès évitables, à lutter contre la destruction de l'environnement et à inaugurer une ère de développement pour tous, partout. Les familles et les politiques et programmes axés sur la famille sont essentiels à la réalisation de bon nombre de ces objectifs.
Le saviez-vous ?
Les exploitations familiales représentent environ 80 % des exploitations agricoles dans le monde et jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire, l'emploi rural et la durabilité des écosystèmes, en particulier dans les pays en développement.
Les agriculteurs familiaux des pays en développement sont confrontés à la baisse des rendements agricoles due au changement climatique, ce qui accroît la pauvreté et l'insécurité alimentaire, les conditions météorologiques extrêmes réduisant à la fois la production alimentaire et le pouvoir d'achat.
Les familles à faible revenu des pays en développement sont les plus durement touchées par le changement climatique en raison de leur dépendance à l'égard des ressources naturelles et de la faiblesse de leurs infrastructures, ce qui les rend moins aptes à faire face aux conditions météorologiques extrêmes.
Les familles peuvent réduire leur empreinte carbone en adoptant des habitudes respectueuses de l'environnement, telles que l'économie d'énergie, la réduction des déchets et la diminution de la consommation de viande et de produits laitiers, ce qui permettrait de réduire les émissions liées à l'alimentation de 73 %. (ONU)