Aujourd’hui, c’est la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe
Bakou, 13 octobre, AZERTAC
Le 13 octobre, c’est la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe.
Les catastrophes naturelles sont la principale cause de déplacements de population dans le monde. En 2024, près de 46 millions de personnes ont été déracinées, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré. Ces crises ne sont pas inévitables. Leur impact dépend de la manière les bâtiments sont construits, dont nous nous préparons à ces catastrophes et dont nous soutenons les personnes touchées. La mobilité peut faire partie de la solution. Avec les investissements appropriés, les populations peuvent adapter leurs lieux de vie, se déplacer en toute sécurité lorsque cela est nécessaire et se reconstruire dans la dignité après une crise. La résilience est payante. Pour un dollar investi dans la résilience, quatre dollars de pertes futures liées aux catastrophes pourront être évitées, tout en protégeant la vie et les moyens de subsistance des personnes et des communautés touchées. Les systèmes d’alerte précoce, les dispositifs de protection et la planification des déplacements permettent aux familles de mieux supporter les chocs et de se remettre plus rapidement. La mobilité, quand elle est organisée de sorte à garantir la sécurité et la dignité des personnes, est également un moyen de résilience, car elle permet de diversifier les moyens de subsistance, d’alléger la pression sur les zones fragiles et d’aider les personnes à éviter le danger avant qu'il n’arrive.
Le financement doit cibler les personnes et les lieux les plus exposés, notamment les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les régions touchées par des conflits. La mobilité humaine doit faire partie intégrante des plans relatifs aux changements climatiques et au développement, tandis que le secteur privé et les nouveaux outils financiers doivent contribuer à orienter les ressources vers les zones qui en ont le plus besoin.
Le message publié par l’ONU à l’occasion de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe indique: « En cette Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe, nous appelons les différents acteurs et les partenaires à placer la résilience au centre des actions en faveur du développement et de la lutte contre les changements climatiques. Ensemble, nous pouvons réduire les risques, prévenir les déplacements et construire un avenir plus sûr.
L’accélération de la crise climatique entraîne une multiplication et une amplification des catastrophes, qui, en l’espace d’un instant, détruisent des vies, anéantissent des moyens de subsistance et annulent des décennies de progrès en matière de développement. L’économie mondiale en paie le prix exorbitant, estimé à 2 000 milliards de dollars par an si l’on prend en compte les coûts indirects.
Pourtant, les ressources financières allouées à l’atténuation des effets des catastrophes restent dangereusement faibles : seulement 2 % de l’aide au développement et souvent moins de 1 % des budgets des États sont consacrés à la réduction des risques liés aux catastrophes. Il s’agit là non pas d’une simple déficience, mais d’une erreur de jugement, sachant que chaque dollar investi dans les infrastructures résilientes dans les pays en développement permet d’en économiser quatre en cas de catastrophe.
Le thème de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes choisi cette année vise à rappeler qu’il est impératif de financer la résilience. Les gouvernements et les donateurs doivent accroître leurs investissements dans la réduction des risques liés aux catastrophes. Les secteurs public et privé doivent, chaque fois qu’ils prennent une décision, tenir compte des risques afin de réduire l’exposition et la vulnérabilité aux dangers climatiques. En outre, la résilience doit être ancrée dans les fondements du développement.
En cette journée, engageons-nous à consacrer plus de fonds pour répondre aux risques toujours plus grands, et à bâtir un avenir plus sûr et plus équitable pour toutes et tous ». (ONU)